Le 34ème prix Prométhée a été attribué en octobre 2011 à Annick Demouzon pour A l'ombre des grands bois
 

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 PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2011 (21-24 octobre)....


PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2011 (21-24 octobre).

Organisée à l’occasion de la remise des Prix Prométhée et Max-Pol Fouchet du dimanche 23 octobre à Lourdes, la 27ème quinzaine littéraire et artistique de l'Atelier Imaginaire se décline en deux temps: la Décade et les Journées Magiques.
Grâce au bénévolat des organisateurs, aux conditions consenties par les artistes et au soutien technique et financier des partenaires institutionnels de l’association, séances, expositions et spectacles sont partout en accès libre et gratuit, dans la limite des places disponibles.
 
Pour accéder au programme de la Décade 2011:
http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=1&page=14

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*     *

PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2011

Jeudi 20 octobre

10h00, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

Accueil des participants aux Journées Magiques organisées par l’Atelier Imaginaire du jeudi 20 au lundi 24 octobre (artistes, écrivains, lauréats des prix Prométhée et Max-Pol Fouchet, étudiants invités dans le cadre de l’opération 2000 jeunes…): distribution de livres, et premières rencontres avec les auteurs invités.
Tout naturellement, cet accueil, indépendant de celui de l’hôtelier, commencera la veille pour ceux qui, venant de très loin, auront choisi d’arriver la veille.

15h30 - LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

OUVERTURE OFFICIELLE DES JOURNEES MAGIQUES

Présentation de la manifestation par Guy Rouquet,
président de l’Atelier Imaginaire,
fondateur des prix Prométhée et Max-Pol Fouchet et de l'opération 2000 jeunes.


16h00 - LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

«MAX-POL FOUCHET OU LE PASSEUR DE RÊVES»
Raconté par Guy ROUQUET

Marié à la poésie, amant de Liberté, agnostique mystique, Max-Pol Fouchet voulait être fort pour les autres. Centre et mesure de toutes choses, l’homme le fascinait, qu’il s’employa à rejoindre sous toutes les latitudes. Le professeur d’enthousiasme qu’il était n’eut de cesse d’éclairer de son sourire le cœur de ses semblables, l’incitant à résister contre la médiocrité et la tyrannie, l’invitant à traverser les apparences pour s’ouvrir à la vraie vie.
Conçu par Guy Rouquet, Max-Pol Fouchet ou le Passeur de rêves (Le Castor Astral éd) est un superbe livre-hommage réalisé à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de Max-Pol Fouchet à Vézelay où il «jetait l’ancre» pour s’adonner plus pleinement à l’écriture de son œuvre (1913-1980). Comprenant 40 photographies en noir et blanc prises par le grand voyageur en Inde, Egypte, Cameroun, Tchad, Mexique, Guatemala, Bolivie, Pérou, Portugal, Pologne, France…, le livre donne à voir des visages, des rivages et des paysages saisis par l’œil exercé du «poète» tout en permettant de «goûter» quelques-uns de ses textes, inédits ou méconnus.
Chaque photographie a inspiré une réflexion offerte pour la circonstance par ses amis ou admirateurs, la plupart écrivains ou artistes de renom: Olympia Alberti, José Artur, Marie-Claire Bancquart, Yves Berger, Jean Bertho, Rachid Boudjedra, Jacques Brachet, André Brincourt, Eric Brogniet, Jacques Chancel, Edmond Charlot, Andrée Chedid, Georges-Emmanuel Clancier, Pierre Dumayet, Julien Gracq, Marcel Jullian, Ladislas Kijno, Jean Lacouture, Charles Le Quintrec, Hubert Nyssen, René de Obaldia, Jean Orizet, André Parinaud, Patrick Poivre d’Arvor, Jean Roire, Guy Rouquet, Jules Roy, Claude Santelli, Henri Zerdoun.
http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=53&page=1

17h30, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

«LE POEME SERA NOTRE AVENTURE»
Récital de Jacques IBANES et Christiane BARTHES

Depuis trente ans, l’Atelier imaginaire convie chaque automne poètes, musiciens et autres créateurs à une fête des mots et de la beauté qui est aussi celle de l’amitié. Pour marquer cet événement, Jacques Ibanès (guitare, chant) et Christiane Barthes (accordéon, batterie) proposent un choix de textes et de chansons dans la résonance de ce compagnonnage (création). Outre celle de Max-Pol Fouchet, le récital donne à entendre les voix de René de Obaldia, Marie-Claire Bancquart, Magda Carnecci, Vénus Khoury-Ghata, Georges-Emmanuel Clancier, Charles Le Quintrec, Michel Baglin, Seymus Dagtekin, Abdelkader Djemaï, Guy Goffette, Werner Lambersy, Jean-Pierre Lemaire, Bernard Mazo, Luis Mizon, Pierre Oster, Tchicaya U Tam’si, Jean-Yves Reuzeau, Jean-Luc Aribaud, Stephen Bertrand, Rémi Faye, Jean-Loup Fontaine, Christiane Keller, Philippe Mac Leod, Adrien Montolieu, Jacques Saint-Jean mais aussi de Francis Jammes, Théophile Gautier, Lautréamont et Jules Supervielle.

20h45. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

RENCONTRE AVEC WERNER LAMBERSY
«Du cri au chant »

            «Le poème peut être tout, mais pas n’importe quoi.
            Il peut être tout, mais pas n’importe comment. 
           Il peut être pour tous, à condition d’être pour chacun.
          Il est de tous les temps, pourvu qu’il soit aussi du nôtre»
W. L.

Né à Anvers en 1941, Werner Lambersy a choisi d'écrire en français bien qu'il soit issu d'un milieu néerlandophone : acte de résistance et d'anti-fascisme (par rapport à son histoire personnelle), dont l'emblème inconscient guide toute son écriture. Vivant et travaillant depuis 1982 à Paris où il a été responsable de la promotion des lettres belges de langue française (Centre Wallonie-Bruxelles), il est avant tout poète, avec quelque quarante ouvrages publiés, où il poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi dans l'amour (tant charnel que mystique) et l'écriture. Il a remporté de nombreux prix dans toute la francophonie, dont le prix de la SGDL (Société des Gens de Lettres) en 2004. et, en 2005, celui de l’Académie Française. Il est traduit dans de nombreuses langues (allemand, américain, anglais, bengali, chinois, japonais, hindi, italien, macédonien, néerlandais, roumain, suédois, etc.), et son univers poétique touche un public de plus en plus large et cosmopolite. Découvrir son œuvre, c'est aborder un territoire incontournable de la poésie actuelle, où «livre après livre, il a su affirmer une parole tout à la fois ontologique, humaniste et polyphonique».

21h45. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

«LA TREGUA»
Concert avec Fulvio PAREDES, Sebastian QUEZADA,
Alfonso PACIN
et, en artiste invité, Luis RIGOU.

La Tregua a joué sur quelques-unes des plus importantes scènes de musiques d’Amérique du sud et d’Europe (France, Espagne, Italie, Belgique et Allemagne). A titre personnel, chacun des musiciens virtuoses qui constituent le trio s’est produit sur tous les continents, souvent en qualité d’accompagnateur, arrangeur ou directeur musical aux côtés d’artistes prestigieux comme Dino Saluzzi, Paquito de Rivera, Mercedes Sosa, Stéphane Grappelli, Yuri Buenaventura, Patrice Caratini, Julien Lourau, Raul Barbosa... La cartographie musicale du trio couvre un vaste territoire d’influences et de styles tels que le candomblé, la cueca, la chacarera, la vidala, la rumba, la milonga tanguera, le gato, des airs de chamarrita et le chant yoruba déployés par le biais de compositions originales, avec le concours d’instruments classiques ou ethniques (guitares, violon, cajón, congas, charango, flûtes…).
La tregua, c’est la trêve. Une trêve musicale, «sans drapeau», dans la bataille de tous les jours. Pas un geste politique quelconque, stratégique ou idéologique, ni la défense d'une origine ou d'une intention révolutionnaire. Ce n’est pas non plus une prétention fondatrice d'une quelconque résistance esthétique, mais seulement l’expression d’un acte de pure liberté, un souffle d'air frais, inattendu et paradoxalement nécessaire. Une trêve sensible et stimulante «pour se remettre du bombardement incessant des musiques sans âme» effectué par les «géomètres» et spéculateurs du «marché».


Vendredi 21 octobre

9h30, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis


LES ATELIERS DE L’ATELIER

Débats sur la nouvelle, la poésie, l’édition et la création littéraire avec les jurés internationaux des prix Prométhée et Max-Pol Fouchet.

14h30. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

«JE CHERCHE UN MILLIONNAIRE…
POUR MANGER DES Z’HOMARDS»
Spectacle musical créé et interprété par Marina GLORIAN
avec Rodrigue FERNANDES, à l’accordéon.
Mise en scène de Philippe Sohier.

A travers des textes de Jean Cocteau, Bernard Dimey, Boris Vian... et des chansons de Fréhel, Mistinguett, Arletty, Edith Piaf, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco, Jeanne Moreau, Barbara, Brigitte Fontaine..., la touchante Mitsou incarne une femme d’aujourd’hui, aussi attachante qu’imprévisible. Sous le regard de Max, l’accordéoniste, elle chante avec émotion et humour sa vie ébouriffante, son étrange destin, ses amours fantasques, ses déboires sentimentaux, ses ambitions futiles... tout en cherchant l’homme idéal, idéalement riche : un millionnaire! Drôle, décapante et sexy, la pétillante Marina Glorian propose ici un hommage contemporain, inédit et décalé à la chanson française et aux années folles... Un spectacle de music-hall, caustique et poignant, inspiré par les grandes interprètes de la chanson française réaliste et fantaisiste...

16h30, LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

HOMMAGE A FRANCIS JAMMES
avec Guy GOFFETTE, Jean-Pierre LEMAIRE,
Marie ROUANET, Yves ROUQUETTE
et le concours musical de Christiane BARTHES et Jacques IBANES.

« J’ai quelqu’un dans le cœur », deviez-vous dire un jour
à ceux qui vous proposeraient un autre amour.
« J’ai quelqu’un dans le cœur. » Et ce quelqu’un, c’est moi.
« J’ai quelqu’un dans le cœur. » Je pensais à cela,
à ces mots infinis par lesquels vous donniez
votre cœur à mon cœur, ô lierre qui mouriez…
Et je ne sais pourquoi, songeant à votre cœur,
je le voyais pareil au cœur frais d’une fleur,
à la fleur du cœur frais d’une rose de haie.»

*
«Je suis né à Tournay, sur le flanc de cette falaise
que battent incessamment les ondes aériennes,
et qui est la chaîne des Hautes-Pyrénées.
Mon asile, à l'arrivée, ne fut point quelque grotte,
mais une vieille demeure
dont le propriétaire s'appelait M. Cazabat.»
F. J.

*
«J'allais à Lourdes par le chemin de fer
le long du Gave qui est bleu comme l'air
»

Poète, romancier, dramaturge et critique littéraire, Francis Jammes, né à Tournay, dans les Hautes-Pyrénées en 1868, passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays Basque, y menant surtout «la vie paisible d'un provincial en harmonie avec la nature et les hommes.» Il vécut une trentaine d’années à Orthez avant de s’établir à Hasparren en 1921, où il mourut en 1938, le jour de la Toussaint.Après son échec au baccalauréat (zéro en français!) et sa découverte de la poésie de Baudelaire en 1886, il se mit à écrire des poèmes «sans aucun artifice de style» où il raconte «la vie quotidienne et les menus incidents qui en modulent le cours». Après deux minces plaquettes imprimées à compte d’auteur, une troisième, intitulée comme les deux précédentes, Vers, attira l'attention de Mallarmé et celle des cénacles symbolistes. En 1895, André Gide en personne tint à acquitter les frais d'impression d'Un jour, au Mercure de France. Mais c'est De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir qui révéla pleinement le poète en 1898. En 1900, sa rencontre avec Paul Claudel fut à l’origine d’une profonde amitié. À 35 ans, l’homme vécut très mal l'échec d'une histoire d'amour qui lui inspira Tristesses (publié dans Clairières dans le ciel). En octobre 1907, il se fiança à Lourdes à une fervente admiratrice avec laquelle il avait correspondu pendant quelques semaines, Geneviève Goedorp. Il l’épousera à Bucy-le-Long, près de Soissons. En 1912, parurent les Géorgiques chrétiennes. Jusqu'à sa mort, sa production poétique mais aussi romanesque et dramatique demeura importante, mais sans lui permettre de retrouver le public d'avant sa «conversion» en 1905, à la suite de laquelle sa poésie devint plus religieuse et dogmatique.
Au regard du Paris littéraire, Francis Jammes est toujours resté un provincial un peu solitaire, vivant retiré dans sa lointaine province. Mais, témoignant d’une culture très étendue, sa correspondance fut abondante, et il effectua de multiples séjours à Paris, où il charma divers salons littéraires (comme celui de Mme Léon Daudet, où il enchanta Marcel Proust). Sa pièce La Brebis égarée a inspiré à Darius Milhaud un opéra qui a été créé en présence du poète. Il influença de nombreux jeunes poètes, dont Cocteau et Mauriac. Robert Mallet, qui s’est longuement penché sur la vie et l’œuvre du poète, a établi que, sans avoir jamais cherché à jouer un rôle d’initiateur, Francis Jammes a eu un rayonnement complexe et de grande ampleur, à travers le jammisme.
Aujourd’hui, en France, on ne connaît au mieux de Jammes que ses premières œuvres, les plus libres et sensuelles. À l'étranger, et spécialement en Allemagne, Autriche et Suisse alémanique, toute son œuvre est encore aujourd'hui très vivante. Elle a émerveillé Rainer Maria Rilke, Ernst Stadler, l'éditeur Kurt Wolff, Kafka…
Le récital est destiné à accompagner l’exposition sur le poète présentée au Palais des Congrès de Lourdes du 10 au 28 octobre grâce à l’obligeance de l’association Francis Jammes.
Pour en savoir davantage:
http://www.francis-jammes.com/


20h45. TARBES

Théâtre des Nouveautés
44 rue Larrey

UN AIR DE BUENOS AIRES

Conception, choix des textes et lecture : Jean-Luc DEBATTICE
Au bandonéon : Mathias REYNOSOS

Porté par le souffle du bandonéon et la voix d'un narrateur, le récital fait tanguer par les rues de la cité portuaire et cosmopolite, avec ses tripots enfumés et grouillants de la pègre où se mêlent les couples de danseurs, les brelans de joueurs et les mains agiles des pickpockets, où les filles draguent sous l'œil des souteneurs. Dans les brumes portègnes les poètes chantent la nostalgie d'amour et l'éternel exil, mais on y entend toujours les cris des torturés de la répression. Un air à la couleur du sang, un air à arracher l'âme, mais vibrant parfois de rires imprévus. Un air chargé de grandes voix littéraires et populaires : Roberto Arlt, Jorge Luis Borges, Julio Cortazar, Ernesto Sabato, Juan Gelman, Copi, et les contemporains tels Olga Orosco, Enrique Molina, Rodrigo Garcia, Pedro Orgambide, sans oublier les poètes du tango, Carlos Gardel, Carlos de Pua, et surtout Enrique Santos Discepolo.

21h45. TARBES
Théâtre des Nouveautés
44 rue Larrey

LA MISA CRIOLLA
Avec Luis RIGOU (chant),
accompagné par La Tregua
- Fulvio Paredes, Sebastian Quezada, Alfonso Pacin - 
et le chœur Toulouse Garonne dirigé par Luciano BIBILONI.

Internationalement reconnue, la Misa Criolla est l'une des œuvres vocales majeures du compositeur argentin Ariel Ramirez. Ecrite en 1963 sur des thèmes populaires d'Amérique du Sud, elle comporte les cinq parties habituelles de la liturgie catholique. Le texte est en espagnol et le choix de mélodies, de rythmes et d'instruments issus du folklore rend l'œuvre très proche du public (Kyrie – Vidala baguala; Gloria – Carnavalito YaraviCredo – Chacarera trunca Sanctus – Carnaval cochabambino Agnus Dei – Estilo pampeano.) Durant la première partie du concert, le chœur Toulouse Garonne interprètera des œuvres reflétant tout le spectre des traditions musicales argentines: «Arroz con leche" de Guastavino,  "Se equivocó la paloma" de Guastavino, "Bagualero" de Saravia, "Oyo" de Bibiloni, "El último vuelo"et "Noche Serena" de Gerardo di Giusto et Luis Rigou.
Flûtiste, chanteur et compositeur, Luis Rigou est un musicien accompli. Tout en suivant de longues études de flûte traversière au Conservatoire National, il apprend, en autodidacte, les flûtes andines et le folklore musical sud-américain. Il a partagé la scène avec les plus grands artistes de la musique populaire argentine et internationale et s'est produit dans le monde entier avec le Cuarteto Cedron, ou le groupe Maïz qu’il a fondé en 1983. En 1996, il forme, avec Gerardo Di Giusto et Javier Estrella, le trio Azul. En 1999, il crée Les Archanges, oratorio sur la vie de Jean Mermoz, de Saint-Exupéry et des pilotes français qui relièrent la France à l’Amérique du Sud. Sous le nom d'artiste de Diego Modena, il obtient 64 disques d’Or pour les ventes de son album Ocarina, qui arrive en tête de liste dans 44 pays. Ses collaborations avec Vicente Pradal, Lluis Llach, Jean Ferrat, Nilda Fernandez ont été particulièrement remarquées. Il poursuit une activité musicale et artistique intense.
Après avoir étudié la composition et la direction musicale à l’Université Nationale de La Plata, Luciano Bibiloni quitte l’Argentine pour enrichir sa formation en Espagne et en France, principalement au CNSM de Paris. Il s’est fait une place dans le monde de la musique chorale et orchestrale, en dirigeant divers ensembles ainsi que des projets régionaux de multiples fédérations chorales. Il travaille régulièrement avec la Maîtrise de Paris et assure des prestations comme ténor soliste dans le monde de l’oratorio et de l’opéra. Depuis 2009, il est le directeur musical et artistique de la Maîtrise de la Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.
Le Chœur Toulouse Garonne est né de l'association de choristes issus du Chœur Régional de Toulouse – Midi-Pyrénées, dont l'histoire s'est terminée en février 2011, non sans donner naissance à un nouvel ensemble au mois de juin, avec de nombreux chanteurs confirmés, dans les différents pupitres.
La Tregua fait l’objet d’une présentation détaillée à l’occasion de son concert du jeudi 20 octobre, à Lourdes.


Samedi 22 octobre

9h30, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

LES ATELIERS DE L’ATELIER

Débats sur la nouvelle, la poésie, l’édition et la création littéraire avec les jurés internationaux des prix Prométhée et Max-Pol Fouchet.



14h15 - L’Escaladieu - Bonnemazon

ABBAYE DE L’ESCALADIEU

L’ordre cistercien apparaît en 1098 avec l’abbaye de Citeaux, qui donnera naissance à Morimond à laquelle sera affiliée l’Escaldieu vers 1135. Après une première installation sur les pentes du Tourmalet, les moines choisissent en 1142 leur emplacement définitif dans la vallée plus hospitalière de l’Arros. La construction de l’abbaye s’achèvera en 1160. Son architecture et les espaces extérieurs sont aujourd’hui les témoins de l’art cistercien. Remanié jusqu’au XVIIIème siècle, marqué par les vicissitudes historiques, le site devient propriété du Conseil Général des Hautes-Pyrénées en 1997, qui y développe un programme de restauration à long terme ainsi qu’une offre culturelle variée.

VISAGES D’ECRIVAINS, PORTRAITS DE VOYAGEURS
Dessins de Martine LE COZ ; textes de Joël SCHMIDT

Pour célébrer l’entrée dans le 3ème millénaire, les éditons du Rocher ont publié en 2002 un superbe ouvrage sur beau papier intitulé «Visages de voyageurs», sous la signature de Martine Le Coz et de Joël Schmidt. Le livre donne à voir et à lire 120 portraits d’écrivains du 20ème siècle. Abandonnant la plume pour le crayon, le fusain ou le pinceau, Martine Le Coz s’est laissée guider par son admiration ou sa perplexité pour des personnes qui «écrivent ou ont écrit», qu’elle n’a pas nécessairement rencontrées, vers lesquelles ses sentiments personnels ne la poussaient pas toujours, mais dont le visage la fascinait. L’originalité de l’ouvrage réside également dans le compagnonnage harmonieux établi avec Joël Schmidt, qui commente chaque portrait, en «quelques lignes, légères et rapides» afin de ne pas «emprisonner» l’Autre, d’en préserver lui aussi l’énigme, «l’intimité mystérieuse». En découvrant cette galerie de portraits, l’Atelier Imaginaire a souhaité l’offrir à son tour sous forme d’exposition. Cette dernière n’existant pas, l’association s’est appliquée à la créer tout en demandant à ce que figurent quelques nouveaux visages. Puis, nécessité faisant loi, 40 dessins ont été retenus, parmi lesquels ceux de Simone de Beauvoir, Beckett , Bernanos, Borges, Breton, Italo Calvino, Camus, Michel del Castillo, Céline, Césaire, Georges-Emmanuel Clancier, Cocteau, Albert Cohen, Annie Ernaux, Max-Pol Fouchet, Patrick Grainville, Julien Gracq, Jean Guitton, Ionesco, Kafka, Le Clézio, Mauriac, Michaux, René de Obaldia, Péguy, Edmonde-Charles Roux, Sagan, Saint-Exupéry, Sartre, Supervielle, Troyat, Boris Vian, Vercors, Yourcenar… Conçue et réalisée par l’Atelier Imaginaire, en collaboration avec les auteurs et la Médiathèque de la communauté de communes du Pays de Lourdes, l’exposition a été présentée pour la première fois dans l’espace artistique de la Médiathèque en octobre 2008.

15h00, L’Escaladieu

«LE LIVRE D’OU JE VIENS»
A cœur ouvert avec les écrivains de l’Atelier Imaginaire

On devient écrivain parce qu’on aime les livres disait Max-Pol Fouchet. Comme lecteur tout d’abord, de plus en plus passionné, qui, avec le temps, s’essaie à tremper sa plume dans l’encrier des auteurs qui le fascinent, avec le désir fou, à la fois humble et magnifique, de les rejoindre. Parmi toutes ces lectures, il en est souvent une, qui a fait jaillir l’étincelle créatrice, et dont celui qui est «entré en littérature» se souvient comme au premier jour. Ce texte essentiel n’est pas nécessairement un chef-d’œuvre de la littérature. Avec le temps, il arrive que son admirateur en mesure mieux que quiconque les faiblesses et prenne conscience de la naïveté qui était la sienne alors. Cependant, pour rien au monde, il ne le renierait car il sait ce qu’il lui doit, que sans lui il n’aurait pas eu le désir irrépressible de se mettre en mouvement pour célébrer la beauté du monde ou en dénoncer les abominations. C’est ainsi que, dans le prolongement des témoignages donnés ces dernières années, dix écrivains diront tour à tour quel livre, quelle lecture, quelle page, quel poème, quelle scène de théâtre a joué un rôle déterminant dans leur envie d’écrire, de devenir eux aussi écrivains. Les textes choisis seront lus à haute voix par les auteurs ou des comédiens avertis.


16h30, L’Escaladieu

«L’ENFER» DE DANTE
Choix de textes et lecture: Jean-Luc DEBATTICE


Dès que l'on est pris dans la spirale des «cercles» on se sent avalé comme par un entonnoir. Monument de la littérature, cette œuvre, écrite en 1300, première du triptyque de la Divine Comédie, nous entraîne en compagnie de l'auteur et de Virgile, son guide, dans le royaume des morts. Nous y affrontons les tourments les plus indicibles, sublimés par une langue et une force d'imagination que les œuvres les plus modernes ont peine à égaler. De plus, la somme de connaissances philosophiques et scientifiques que le poète insuffle dans ses vers, fait du poème une sorte d'encyclopédie universelle, sans qu'il y néglige cependant les petites choses de la vie quotidienne. Il nous le rend, en dépit des situations parfois invraisemblables concoctées par son génie bouillonnant, aussi familier que la lecture d'un almanach. Et une chose, non moins remarquable, que l'on pourra entendre ici, avec un choix assez large de chants, c'est le sens, certes féroce, de l'humour.


20h45. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch


«TIRE A PART»
Film de Bernard RAPP

Avec Terence Stamp, Daniel Mesguich, Maria de Medeiros,
Jean-Claude Dreyfus, Franck Filay, Hannah Gordon, Amira Casar, Hammadi Dhiab…

Présentation du film par Daniel MESGUICH


L'éditeur Sir Edward Lamb, interprété à l’écran par Terence Stamp, reçoit en Angleterre son ami français l'écrivain Nicolas Fabry, incarné par Daniel Mesguich. Celui-ci le presse de lire le manuscrit de son dernier roman : dès les premières pages, Edward est séduit par le style nouveau mais peu à peu un sentiment d'horreur l'envahit. Nicolas raconte l'histoire d'un crime commis trente ans auparavant dont Edward fut bien involontairement l'un des acteurs. La femme qui se suicide dans le roman a été la maîtresse d'Edward trente ans auparavant en Tunisie. Edward comprend que Nicolas est celui qui l'a poussée au suicide. Sir Edward use de ses relations pour que le livre obtienne le prix Goncourt mais en ourdissant, en guise de châtiment, une machination des plus perverses...

Après la projection
Débat sur le plagiat dans le monde des lettres
avec le concours de Daniel MESGUICH
et des écrivains
Alain ABSIRE et Georges-Olivier CHÂTEAUREYNAUD
qui ont successivement présidé la Société des Gens de Lettres,
durant les années 2000 à 2010.


Dimanche 23 octobre

10h30. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

REMISE DES PRIX
PROMETHEE ET MAX-POL FOUCHET

Alain Absire, Marie-Louise Audiberti, Michel Baglin, Christiane Baroche, Marie-Claire Blais (Québec), Jean Claude Bologne (Belgique), Rachid Boudjedra (Algérie), Georges-Olivier Châteaureynaud, Régine Detambel, Abdelkader Djemaï (Algérie), Nedim Gürsel (Turquie), Alain Kewes, Martine Le Coz, Jean-Luc Moreau, Patricia Reznikov, Ghislain Ripault, Marie Rouanet, Joël Schmidt et Emmanuelle Urien remettent le 34ème prix Prométhée à Claire Annie DEMOUZON pour son recueil de nouvelles A l’ombre des grands bois , préfacé par Abdelkader Djemaï (Editions du Rocher).
Marie-Claire Bancquart, Maria Linda Baros (Roumanie), Claude Beausoleil (Québec), Jean Bertho, Eric Brogniet (Belgique), Georges-Emmanuel Clancier, Seyhmus Dagtekin (Turquie), Sylviane Dupuis (Suisse), Guy Goffette (Belgique), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Werner Lambersy (Belgique), Jean-Pierre Lemaire, Bernard Mazo, Jean Métellus (Haïti), Luis Mizón (Chili), Pierre Oster et Jean Portante (Luxembourg) remettent le 30ème prix de poésie Max-Pol Fouchet à Sylvie CERNOIS pour son recueil Pavillon Verlaine - Chambre 102, préfacé par Werner Lambersy (Le Castor Astral).
Présentation, lectures et illustrations musicales en présence des jurés internationaux, des artistes associés aux travaux de l’Atelier Imaginaire, des éditeurs et des lauréats du Concours général des lycées invités dans le cadre de l’opération 2000 jeunes.
Présentée par Guy Rouquet, fondateur des prix et président de l’Atelier Imaginaire, placée sous la présidence d’honneur de M. Jean-Pierre Artiganave, Maire de Lourdes, la manifestation est ouverte au public. Elle sera suivie d’une signature des ouvrages primés.

DEUX PRIX ORIGINAUX

Les prix Prométhée et Max-Pol Fouchet inversent le circuit traditionnel de l’édition. Ce n’est pas un «professionnel» - plus ou moins soumis à des impératifs commerciaux – qui tente d’imposer ses choix à l’opinion publique mais des lecteurs qui se rassemblent pour dire haut et clair qui doit être publié. Décernés sur manuscrit, les prix sont destinés à promouvoir des talents nouveaux dans des genres réputés difficiles mais essentiels à toute littérature : la nouvelle et la poésie. Jouissant du soutien actif de nombreux écrivains de premier plan appartenant à toute la Francophonie, ils proposent une perspective nouvelle, la mise en relation directe de partenaires généralement isolés dans leur “unité de production” (le créateur inconnu, l’éditeur, le lecteur, l’écrivain confirmé).Le palmarès détaillé, avec le nom des préfaciers respectifs, peut être consulté à:
http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=7&page=1/

Lourdes, 15h30
Médiathèque, place du Champ commun
Communauté de communes du pays de Lourdes

RENCONTRE AVEC
GEORGES-OLIVIER CHÂTEAUREYNAUD

romancier, nouvelliste,
Secrétaire Général du Prix Renaudot depuis 2010,
à l’occasion de ses dernières publications
Résidence dernière
et La vie nous regarde passer

      «J'ai vécu les huit premières années de ma vie dans un nid d'aigle, une chambre de bonne au sommet   d'un immeuble. Il y avait un balcon auquel aucune porte ne donnait accès. Il fallait sauter par la fenêtre. Ma mère et moi vivions dans cette chambre et sur ce balcon; il me semble qu'ils étaient également vertigineux. Mon enfance n'a pas été malheureuse, mais elle a été solitaire, et peut-être "romanesque", à un point difficilement imaginable. D'où le recours systématique à l'imagination, à la fiction. L'enfant est le père de l'homme, et plus encore si cet homme est un écrivain, ou un artiste. Les écrivains sont des fabulateurs qui essaient désespérément de dire la vérité. C'est très difficile de dire la vérité, si difficile qu'il faut passer par le mensonge, ou quelque chose qui y ressemble.» G.O.C

La vie nous regarde passer est un récit autobiographique, où, pour la première fois, l’auteur évoque l'enfant qu'il a été, élevé entre deux univers, la bourgeoisie côté paternel, et le monde ouvrier côté maternel. Enfant de divorcé - situation qu'il vit avec douleur - il dresse un tendre portrait de sa mère Monette. Du même coup, le livre relate les années de formation d'un écrivain, une adolescence dans les années 1960. Entre la "vie de café, mai 68, et les ultimes "glorieuses", c'est aussi le discret parfum d'une certaine époque, celle des aventures indochinoises et des années algériennes, celle de la France d'après-guerre (Grasset, 2011).
Dans Résidence dernière, l’écrivain s’essaye pour la première fois à une variation thématique et offre trois récits sur la condition d’écrivain en résidence. Dans une langue pure et précise, il décrit le quotidien banal et troublant des auteurs pris au piège de ces maisons pour écrivains, perdues dans des lieux improbables où, leur promet-on, ils auront enfin le temps de se consacrer à leur œuvre (Editions des Busclats, 2011)
Prix Renaudot en 1982 avec La Faculté des songes (Grasset), Georges-Olivier Châteaureynaud a publié à ce jour cent nouvelles et neuf romans. Ses ouvrages ont été traduits en une quinzaine de langues.
Pour en savoir davantage: https://sites.google.com/site/eparvay/home

18h00, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis

MAX-POL FOUCHET
OU COMMENT LA TELEVISION PARLAIT DES LIVRES
par l’écrivain Abdelkader DJEMAÏ

Abdelkader Djemaï évoque plusieurs chroniques de Lectures pour tous, la première émission télévisuelle consacrée à la littérature. Proposée par Jean d'Arcy, créée et présentée par Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes et Max-Pol Fouchet, bénéficiant du concours de Nicole Vedrès, elle fut diffusée sur  la première chaîne de la RTF puis de l'ORTF de 1953 à 1968.  Max-Pol Fouchet y présentait en fin d’émission les livres de son choix: Saint-John Perse, Malcolm Lowry, Léopold Sedar Senghor, Gaston Bachelard, William Faulkner, Virginia Woolf, Claude Simon, Jacques Prévert, Nikos Kazantzakis… Selon Jean Berto, grand ami de Max-Pol Fouchet, réalisateur de Lectures pour tous de 1965 à 1968, «le bonheur, c’était de voir quelqu’un qui nous parlait sans prompteur, les yeux dans les yeux. Moi-même, j’étais comme envoûté. Sa voix mélodieuse, ses vibrations, sa force intérieure et la beauté de sa langue exerçaient une séduction étonnante. Max-Pol ne cédait jamais à la facilité quand il choisissait un écrivain. Pour Camus, il avait des notes afin de respecter scrupuleusement, mot à mot, les citations de Camus. Autrement, il n’utilisait jamais de notes, en tout cas, il ne les regardait pas, il ne butait pas sur les mots. C’était un bonheur de l’écouter et c’est un autre bonheur, pour moi de l’entendre à nouveau ce soir… Il n’hésitait pas à faire vivre des auteurs parfois peu connus d’Amérique du Sud, ou des textes d’un abord difficile comme le fameux Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry. Jamais je ne l’ai senti inquiet, avant ou pendant une émission. Pas une fois je ne l’ai vu commettre une erreur, devoir rectifier un propos. Il parlait pendant, environ douze à treize minutes, sans notes, comme à des amis et presque toujours en direct. Son intervention clôturait l’émission, alors, on pouvait parfois déborder. L’époque permettait ça aussi… Max-Pol N’aimait pas seulement la liberté, il aimait tout… et il aimait surtout partager.»

Né en 1948 à Oran, Abdelkader DJEMAÏ a exercé le métier d'enseignant et de journaliste avant de publier une quinzaine d’ouvrages. Il est notamment l'auteur de deux trilogies : sur l'Algérie de la décennie noire avec Un été de cendres (1995), Sable rouge (1996) et 31 rue de l'Aigle (1998) (éd. Michalon et Folio), puis sur le monde de l’immigration (Le Seuil), Camping (2002), Gare du Nord (2003) et Le Nez sur la Vitre (2004). Son dernier ouvrage est paru au Seuil en 2010 : Zorah sur la terrasse, Matisse à Tanger (récit). Il préside l’association Les amis de Max-Pol Fouchet.

20h45. LOURDES
Palais des Congrès
Av. du maréchal Foch

L’ENTRETIEN DE M. DESCARTES
AVEC M. PASCAL LE JEUNE
de Jean-Claude BRISVILLE
avec Daniel et William MESGUICH

Dédié à la mémoire d’Henri Virlojeux et de Jean-Pierre Miquel,
le spectacle de ce dimanche est donné
en hommage
à «la dame de l’ombre»,
Madame Irène LAMBERTON.
«Je l'ai connue quand j'avais environ quinze ans. J'étais trop jeune
pour suivre les cours d'art dramatique et, dans un premier temps,
elle a été mon professeur de diction. J'ai ensuite suivi son enseignement
au Conservatoire de Marseille pendant presque trois ans.
Puis Irène m'a conseillé de m'inscrire au Conservatoire de Paris.
Elle m'a aidé, aimé, mis en confiance. Si je ne l'avais pas rencontrée, j
e n'aurais pas fait du théâtre. Elle a bouleversé ma vie » D. M.

*
*     *

«Les deux philosophes les plus célèbres de leur temps se sont rencontrés à Paris, dans le couvent des Minimes, durant plusieurs heures, à huis clos, le 24 septembre 1647. Blaise Pascal avait alors 24 ans et était déjà très malade et René Descartes, 51. De cet entretien historique, rien n’a filtré, sinon une ou deux notes jetées sur le papier par l’un et l’autre. J-C Brisville a imaginé librement cette conversation entre deux hommes qui se découvrent progressivement à l’opposé l’un de l’autre. Descartes rationaliste, réaliste, pragmatique même, militaire, homme de voyage, bon vivant ne dédaignant ni la bonne chère ni le beau sexe Pascal maladif, tourmenté, mystique ardent, intransigeant, exaltant la souffrance et la mort.Ces lointaines paroles échangées sont un exact miroir tendu à notre propre temps. Que ceux que n’intéressent ni la Raison, ni le Sentiment, ni la Foi, ni la Science et ni Dieu ni le Vide, et ni le Monde, ne viennent pas les entendre». La première création de ce texte, publié aux Editions Actes Sud-Papiers, eut lieu au Théâtre de l’Europe – Petit Odéon - en octobre 1985 dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel avec Henri Virlojeux dans le rôle de Descartes et Daniel Mesguich dans le rôle de Pascal le Jeune. Il a été recréé au Festival d’Avignon en juillet 2007, en coréalisation avec le Théâtre du Chêne Noir, dans une mise en scène de Daniel et William Mesguich.
Daniel MESGUICH est né en juillet 1952 à Alger. Après être passé par le Conservatoire national de région de Marseille, des études de philosophie à la faculté de Censier, à Paris. Admis en 1970 au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il y reçoit l’enseignement d’Antoine Vitez et de Pierre Debauche. Nommé le plus jeune professeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique –appelé par Jean-Pierre Miquel seulement dix ans après sa sortie comme élève–, il y enseigne depuis vingt-cinq ans et en est devenu, depuis octobre 2007, le directeur.
Après une maîtrise de Lettres Modernes à Paris IV, William MESGUICH suit les cours de Philippe Duclos et intègre l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique Pierre Debauche – Françoise Danell. Depuis 1982, il participe comme comédien à de nombreux spectacles, sous la direction d’Antoine Vitez, Roger Planchon, Pierre Debauche, Françoise Danell, Frédérique Smetana, Liliane Nataf, Robert Angebaud, Madeleine Marion, Miguel Angel Sevilla, Daniel Mesguich, Jean-Louis Benoît… et sous sa propre direction.


Lundi 24 octobre

9h30, LOURDES
Hôtel Alba - 27 av. du Paradis


RENCONTRE AVEC NEDIM GÜRSEL
«Belle et rebelle ma France»
(Empreinte, 2011)


        «J’ai vu beaucoup de ville en France, traversées par un fleuve,  fragiles et transparentes comme une toile d’araignée tissée par les ponts  reliant les deux rives. Oui, j’ai toujours aimé les rivières. Pas seulement parce que j’y vois les signes du temps qui passe, ni parce qu’elles inspirent les poètes, mais surtout parce qu’elles s’enflent soudain  et débordent du lit où elles coulent d’ordinaire sagement. Comme des femmes rebelles et insoumises.» N. G.


Né dans le sud-est de la Turquie en 1951, Nedim Gürsel est, avec Oran Pamuk et Yachar Kemal, l'un des grands écrivains turcs contemporains à vocation internationale. Il a publié plusieurs ouvrages en France, dont Le Dernier Tramway, Le Roman du Conquérant, Au pays des Poissons captifs et Les Filles d’Allah, qui lui a valu, à sa grande stupéfaction, des poursuites d’un procureur d’Istanbul pour «insulte aux valeurs religieuses» et risque de déstabilisation de «l’ordre public», sur la base du nouveau code pénal turc, adopté il y a cinq ans, avant le début des négociations d’adhésion avec l’Union européenne. Il est également l’auteur d’essais critiques sur la littérature turque et française, ainsi que de récits de voyage, dont Mirages du Sud et De ville en ville (Ombres et traces, Seuil, 2007). Infatigable voyageur, il a parcouru la France de part en part. Dans Belle et rebelle, ma France, le regard poétique et l’immense culture de l’écrivain turc, directeur de recherches au CNRS et membre du Comité Scientifique de l'Institut du Bosphore, dévoilent, à travers ses expériences, ses impressions, ses souvenirs historiques et personnels de voyageur, une France inattendue, où chaque étape racontée se veut un voyage à la fois dans le temps et un voyage intérieur.


Sommaire
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   LE MOT DU PRESIDENT
   DEUX PRIX LITTERAIRES ORIGINAUX : PROMETHEE & MAX-POL FOUCHET
   BILAN DEFINITIF DES CONCOURS PROMETHEE ET MAX-POL FOUCHET 2010
   PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2010 (21-25 octobre).
   PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2010 (13-27 octobre)
   BILAN DE LA 26ème QUINZAINE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE DE L'ATELIER IMAGINAIRE EN QUELQUES CHIFFRES... SUIVI DE LA PRESSE AU FIL DES JOURS
   PRESENCE DE MAX-POL FOUCHET
   BILAN DEFINITIF DES CONCOURS PROMETHEE ET MAX-POL FOUCHET 2011
   PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2011 (21-24 octobre).
   PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2011 (12-26 octobre)
   BILAN DE LA 27ème QUINZAINE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE DE L'ATELIER IMAGINAIRE EN QUELQUES CHIFFRES... SUIVI DE LA PRESSE AU FIL DES JOURS (2011)
   PROGRAMME DES JOURNEES MAGIQUES 2012 (25-29 octobre)
   PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2012 (17-31 octobre)
   « LE LIVRE D’OÙ JE VIENS »
   CALENDRIER DE LA QUINZAINE CULTURELLE 2012 DE L'ATELIER IMAGINAIRE (17-31 otobre)
   DE L'ECRITURE A LA LECTURE A VOIX HAUTE AVEC CHARLOTTE ET WILLIAM MESGUICH
Le Livre d'où je viens : 16 écrivains réunis par l'Atelier Imaginaire racontent le chemin qui les a conduits à l'écriture (Castor Astral, 2012)
  
Le 34ème prix Prométhée a été attribué en octobre 2011 à Annick Demouzon pour A l'ombre des grands bois


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