DE FONTAINE DE MAX-POL FOUCHET AUX FONTAINES ARDENTES DE L'ATELIER ...




PLAIDOYER POUR LA POÉSIE


Tchicaya U TAM’SI

 

Je ne veux aller chercher ailleurs un art de vivre si ce n’est dans la poésie. Qu’on ne s’y trompe pas. Il n’est pas question un instant que je me retire du monde. Pas de tour d’ivoire. Pas de retraite dans quelque solitude profonde – non. Je dis que ma poésie est une « politique » c’est-à-dire une volonté d’insertion dans ce monde. Par elle j’exige toute ma part dans l’aventure humaine qui semble menacée dans ce siècle qui finit et dans le siècle qui vient, précaire parce qu’elle se joue à chaque fois sur la corde raide. Elle reste une volonté d’être mais elle est aussi une source d’équilibre. Elle est le choix que je fais du verbe. Parce que je me soumets à l’idée que le verbe est bien au commencement de tout et que c’est par lui que je prends chair au monde. Par lui je me manifeste au monde.


Pour lire la suite: http://www.atelier-imaginaire.com/doc/doc_167.pdf

 

 

 

 


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