Décade arts et lettres PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ...



PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2012 (17-31 octobre)

   Organisée à l’occasion de la présentation du Livre d’où je viens le dimanche 28 octobre à Lourdes, en présence d’une soixantaine d’écrivains et artistes, la 28ème quinzaine littéraire et artistique de l'Atelier Imaginaire se décline en deux temps: la Décade et les Journées Magiques.
   Grâce au bénévolat des organisateurs, aux conditions consenties par les artistes et au soutien technique et financier des partenaires institutionnels de l’association, séances, expositions et spectacles sont partout en accès libre et gratuit, dans la limite des places disponibles.
 
  
Pour accéder au programme de la Décade 2012:
   http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=1&page=13


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-. SOMMAIRE.
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Les rendez-vous de 17h 30 à Lourdes.
Les rendez-vous de 17h 30 à Tarbes.
Les soirées de 20 h 30 à Juillan.
Les expositions à Lourdes
Les ateliers de l’Atelier.

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Pour accéder au programme des Journées Magiques (25-29 octobre):
http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=1&page=12


RENDEZ-VOUS DE 17 h 30 À LOURDES
PALAIS DES CONGRÈS


MERCREDI 17
« MUSIQUES DU MONDE ». Concert de Pierre HOSSEIN (guitare classique, compo jazz, balalaïka, tar, mandoline)   et Nino FERRER (contrebasse).
Le duo prévoit de faire voyager  en musique de la façon la plus universelle qui soit, en matière de sons, d’instruments, de techniques et de styles, de se rendre en Amérique du Sud, au pays du jazz, au cœur de « l’éternelle Russie »,  dans les mystères de l’Orient. Au programme : les « Valses n° 2 et 3 » d’Antonio Lauro, des standards du jazz (« Scrapple from apple » de Charlie Parker, « Foot prints » de Wayne Shoter, « All blues » de Miles Davis, des compositions originales de Pierre Hossein, des interprétations de musiques populaires basées sur l’improvisation.  Les pièces jouées et les instruments utilisés feront l’objet d’une petite présentation. 
Pour en savoir davantage :
 http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/04/479602-Le-duo-Hossein-Ferrer-sur-scene-avec-Robert-Hossein.html

JEUDI 18
« LÉO FERRÉ  et ALLAIN LEPREST » ; récital de Nicole et Jean-Charles VASQUEZ.
Après leur rencontre en 1993 au sein de l’association pour l’Etude et la Diffusion de la Guitare, les deux artistes, remarqués lors de leur premier passage au concours de la Chanson des Deux Ponts de Bagnères-de-Bigorre, se produisent à la demande d’organisateurs de spectacles amateurs de chansons à textes et de poésie, avec notamment au programme Georges Brassens et Jean Ferrat, sur des arrangements de Jean Charles. En 2007, après sa rencontre avec Jean Ferrat au festival de Barjac, le couple est invité au festival d’Antraigues-sur-Volane où il assure la première partie du récital Yvan le Bolloch en 2007 puis, lors de son deuxième passage au festival de Guitare en concert de Tournay, celle de Philippe Forcioli, rencontré en Ardèche, où il était à nouveau programmé durant l’été 2009, lors de la prochaine édition du festival d’Ayzac, puis en  2010, lors de la nouvelle édition, en première partie de Dominique Grange et Jacques Tardi. Outre Brassens, Ferrat, Aragon, Prévert, Barbara, Léo Ferré,  Jean Vasca, Allain Leprest, Philippe Forcioli, Jean Duino et Christine Sèvre, le duo interprète des compositions originales – textes et musiques – de Jean-Charles.
Nicole et Jean-Charles Vasquez interprètent 16 chansons, 8 de chaque artiste, dont La mémoire et la mer, Est-ce ainsi que les hommes vivent , Les Romantiques de Léo Ferré, et  C’est peut-être, S.D.F et Joyeux Noël d’Allain Leprest.
 Pour en savoir davantage : 
- sur les interprètes:
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/21/496184-Musique-Poesie-a-fleur-de-peau.html
- sur Allain Leprest:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allain_Leprest
- sur Léo Ferré:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9o_Ferr%C3%A9


VENDREDI 19
« ROLAND DUBILLARD » raconté par Charlotte ESCAMEZ
Dramaturge, collaboratrice artistique pour le théâtre, metteur en scène, animatrice d’ateliers d’écriture, épouse de William Mesguisch, Charlotte Escamez a été la secrétaire littéraire de Roland Dubillard, ce qui l'a amenée à travailler sur de nombreux projets autour de son œuvre (radio, théâtre, lectures, éditions). C'est toujours un grand plaisir pour elle de transmettre un peu de « cette énergie créatrice contagieuse ».
Intervenante spécialisée sur le cycle Roland Dubillard diffusé sur France Culture, elle écrit différents articles dans la Revue du Rond-Point, Actes sud. En 2003, elle publie Roland Dubillard et le comique, chez l'Harmattan (Univers théâtral). Elle est collaboratrice artistique auprès de William Mesguich sur différents spectacles. Elle est l'auteur de deux carnets de mise en scène chez Gallimard Jeunesse : Si Camille me voyait de Roland Dubillard (2005) et La Magie de Lila de Philip Pullman (2007). En 2009, elle écrit un spectacle mêlant magie et théâtre, La légende du pirate, mis en scène par Daniel Mesguich. En 2010, elle adapte La vie est un songe de Pedro Calderon, joué au Théâtre 13 à Paris. En 2010, elle écrit Adèle et les merveilles, créé au Théâtre Victor Hugo de Bagneux, repris au Ciné 13 Théâtre à Paris. Depuis 2003, Charlotte Escamez est auteure associée à la Cie de l'Etreinte. Elle anime des ateliers d'écriture pour adultes, pour enfants et pour des jeunes en réinsertion professionnelle.
Pour en savoir davantage sur Roland Dubillard :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Dubillard


20h00 « Atelier d’écriture » avec Charlotte Escamez (Hôtel Alba, salle Tourmalet, Lourdes)   

SAMEDI 20
14h30 « Atelier d’écriture » avec Charlotte Escamez  (Hôtel Alba, salle Tourmalet, Lourdes)   

DIMANCHE 21
14h30 « Atelier d’écriture » avec Charlotte Escamez (Hôtel Alba, salle Tourmalet,  Lourdes)    

LUNDI 22
 « PLEIN OUEST »,  récital de Jacques IBANÈS et Christiane BARTHES.
« Quand approche l’équinoxe d’automne, j’emprunte les sentiers bretons. Des peuples d’oiseaux m’accompagnent, et des bancs de nuages. Le tumulte des houles me tient lieu de musique et je marche durant tout le jour, escorté de leurs effluves ».
Avec la parution d’Instant bretons, ce récital est un hommage aux pays atlantiques avec des textes d’Elléouët, de Grall, Perros, Le Quintrec, Guillevic, Ibanès, sur des musiques originales de Christiane Barthes et des chansons signées Prévert, Leprest, Ferré, Leclerc, Couté et quelques autres.
Pour en savoir davantage :
http://ibanes.pagesperso-orange.fr/ji_presentation.html


MARDI 23
« ANDRÉE CHEDID, BELLE DE VIE ». Lecture poétique par Bruno RUIZ.   
« Le chant d'Andrée Chedid est un hymne qui nous invite à rester au monde pour augmenter notre densité, notre générosité, notre ferveur humaine ». Bruno Ruiz
« J’ai rencontré pour la première fois Andrée Chedid à Clermont-Ferrand, en 1996, lors d’une Semaine de la poésie organisée par Jean-Pierre Siméon dans le cadre de l’IUFM. Elle y était invitée, pour aller à la rencontre de divers publics, avec d’autres poètes aussi différents que Jacques Roubaud, Charles Juliet, Jean L’Anselme ou Jacques Lacarrière. Quant à moi, j’y avais été convié par Marie-Annick Bault en tant que chanteur et poète, et c’est là qu’Andrée Chedid entendit pour la première fois mon récital de chansons. Je dois dire que le courant passa immédiatement mais cela était écrit d’avance tant elle faisait preuve d’une singulière ouverture d’esprit. Souriante et délicieuse, d’une grande élégance et d’une désarmante simplicité il était difficile de ne pas tomber sous le charme. Curieuse de tout, elle s’intéressait de près à la chanson – une affaire familiale ! – mais aussi au rap, au slam, au cinéma, etc. Il fut très vite évident que nous appartenions à la même famille de poètes. Je l’ai revue plusieurs fois par la suite, faisant des lectures publiques avec elle, participant aussi à des rencontres autour de sa poésie. C’était à chaque fois un émerveillement. Andrée était un être qui avait beaucoup d’esprit et d’humour, une légèreté malicieuse qui laissait entrevoir des abysses de doutes et de douleurs qu’elle ne laissait jamais prendre le dessus. Même si cela la faisait rire quand je le lui disais, je la considérais comme l’un des poètes (elle avait horreur que l’on dise poétesse !) essentiels du XXème siècle.
Je le pense encore et elle me manque beaucoup… » Bruno Ruiz
Bruno RUIZ  vit et travaille à Toulouse. Fils  d’un  émigré  républicain  espagnol,  il  est  à  la  fois écrivain,  poète,  compositeur,  interprète.  Il  chante  l’exil,  l’errance, le doute, mais aussi l’espérance, l’amour, la vie. Il aime à dire aussi les textes des auteurs qu’il aime, ceux qui ont hanté son adolescence comme ceux  qui le fascinent aujourd’hui. 
Pour en savoir davantage sur Bruno Ruiz :
http://sitebrunoruiz.free.fr/
Pour en savoir davantage sur Andrée Chedid :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9e_Chedid

MERCREDI 24
« BIBLIOTHÉRAPIE OU COMMENT LES LIVRES PRENNENT SOIN DE NOUS », conférence-débat de  Régine DETAMBEL, écrivain.
« Le médecin reçoit sans cesse des plaintes qui, pour la plupart, relèvent du registre de la Maladie humaine, titre d’un roman de Ferdinando Camon, qui pose le diagnostic : « Plus l'homme devient homme et se différencie de l'animal, plus son mal s'aggrave. » Or le récit — tout récit — a ce pouvoir étonnant, dans les mouvements de la lecture et de l’écriture, d’arracher à soi-même et à sa douleur, en proposant des histoires enveloppantes et du sens toujours renouvelé. (…) Pour une existence en mouvement, il faut un langage en mouvement ! Le livre est au cœur de la vie car c’est la façon la plus efficace de redonner un élan vital aux mots ensommeillés ou assommés par une utilisation répétitive et non recréatrice. (…) Comprendre un texte, c’est se comprendre devant le texte. Lire un texte, c’est se lire soi-même, dit Paul Ricœur. »
Régine Detambel
, qui considère à juste titre que « la littérature est un bastion contre la barbarie » convie le public, dont elle attend une participation active,  à une exploration des vertus thérapeutiques de la lecture et de l’écriture, sur la base de textes de Colette, Henry Bauchau, Ernest Hemingway, Camille Laurens, Philippe Forest, Marc-Alain Ouaknin, Kenzaburô Oé, Didier Anzieu…
* Cette conférence-débat sera donnée également dans l'amphithéâtre du lycée Théophile Gautier de Tarbes,  ce même mercredi 24 octobre, à 14h30 (entrée libre).  
Pour en savoir davantage sur :
- Régine Detambel :
http://www.detambel.com/f/index.php

- la conférence-débat :
http://www.detambel.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=64


LUNDI 29 *
DE L’ÉCRITURE À LA LECTURE avec William MESGUICH  et Charlotte ESCAMEZ.
Dans le prolongement des ateliers d’écriture du 19, 20 et 21 octobre, William Mesguich restitue à haute voix, en compagnie de Charlotte Escamez,  les textes rédigés durant les séances. * 14h30, hôtel Alba, salel de conférences, Lourdes.  
Après une maîtrise de Lettres Modernes à Paris IV, William Mesguich suit les cours de Philippe Duclos et intègre l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique Pierre Debauche – Françoise Danell. Depuis 1982, il joue sous la direction d'Antoine Vitez, Robert Angebaud, Madeleine Marion, Daniel Mesguich, Jean-Louis Benoît... et sous sa propre direction. Depuis 1996, il est metteur en scène au sein du Théâtre de l'Etreinte : Fin de partie de Samuel Beckett, L'Avare de Molière, Comme il vous plaira de William Shakespeare, Ruy Blas de Victor Hugo, La vie est un songe de Pedro Calderon...

MARDI 30
« FIÈVRE BLANCHE » de Rémi FAYE, prix de poésie Max-Pol Fouchet. Lecture d’Alain RAOUL,  en présence de l’auteur.
Magnifier la vie, le quotidien, toutes les sensations du présent en les transfigurant par le souffle du lyrisme, tel est le projet de Fièvre blanche. Rémy Faye évoque l'enfance, l'espoir et les illusions, la ville et ses bruits, l'amour, la mort et le deuil de l'être aimé. Il offre dans l'épreuve de la mémoire, un hymne à la vie et une véritable fête de la langue. Sa voix bruissante et colorée touche au cœur, au corps, et porte le chant au-delà des mots.
La lecture mise en voix par Alain Raoul d'une délicatesse peu commune approche le mot au plus profond de son intimité. Sans artifice, sans effet superflu, un murmure criant de vérité.
Fièvre blanche a obtenu le prix de poésie Max-Pol Fouchet en l’an 2000 (Le Castor Astral éd.).

MERCREDI 31
LE PARTI D’EN RIRE AVEC FRANCIS BLANCHE ET PIERRE DAC.  
Lecture de Didier LE GOUÏC.
Les deux humoristes, faisant preuve d'une variété insoupçonnée dans les formes d'écriture, nous entraînent derrière le masque du rire et nous révèlent leur vision du monde et des hommes à l’aide de poèmes, calembours, aphorismes, contrepèteries et autres plaisanteries.
Francis Blanche et Pierre Dac ont formé un duo auquel on doit de nombreux sketches dont Le Sâr Rabindranath Duval  (1957), et un feuilleton radiophonique, Malheur aux barbus!, diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter  (deux cent treize épisodes), et publié en librairie cette même année; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1,  sous le titre Signé Furax (soit mille trente-quatre épisodes). Ces émissions furent suivies par de très nombreux auditeurs. Tous deux créèrent le Parti d'en rire.
Didier Le Gouïc, comédien, est un familier de l’œuvre  des deux fantaisistes. Il continue de jouer dans Nuit blanche chez Francis créé à Paris par la Compagnie la Belle équipe. 


RENDEZ-VOUS DE 17 h 30 A TARBES
Conseil Général des Hautes-Pyrénées
6 rue Manent


MERCREDI 17
« PREMIER AMOUR»  de Samuel BECKETT.  Lecture-spectacle  d’André GEYRÉ.
Un rouleau de branches - Une chaise - Un chapeau.
Un long cahier comme «un livre de comptes».
«
Écrit en 1945, ce monologue est un des premiers textes de Beckett. Il dépeint l'errance d'un être qui se faufile, tant bien que mal, dans le labyrinthe de ses souvenirs amoureux. A partir d'une rencopntre hasardeuse sur un banc public, le personnage procède inexorablement au saccage de toutes les conventions attachées au rituel d el'amour. Dérision, drôlerie, cruauté, mais aussi poésie tissent la tramùe d'uné écriture dense et sans faille.»

JEUDI 18
« INSECTE » de Claire CASTILLON. avec Dominique PRUNIER (voix)  et Pascal ESCLARMONDE
La compagnie Équipe de Réalisation  donne à entendre trois nouvelles   - «J’avais dit une»,  «Un anorak et des bottes fourrées» et «Nœud-nœud» - extraites du recueil Insecte, publié en 2006 chez Fayard, traduit en une vingtaine de langues, qui évoque les rapports conflictuels pouvant opposer des mères à leurs filles marquées par l’absence ou l’effacement de la figure masculine.   «Chaque histoire construit un univers, comme un scénario de film, un court-métrage avec une chute qui tord le ventre.» Hélène Zemmour.
Dominique Prunier sert, depuis 25 ans, les textes de nombreux auteurs classiques ou contemporains (Molière, Lautréamont, Lorca, Ionesco, Beckett…), sous la direction de metteurs en scène variés. Pascal Esclarmonde est guitariste multi-instrumentiste, compositeur et ingénieur du son. Il a sorti plusieurs albums en musique électronique et guitare instrumentale et sonorisé de nombreux artistes de renom (La Charanga Contradanza, …).

VENDREDI 19
« PIAZZOLLA AU RYTHME DES SAISONS ». Concert-hommage de Daniel BREL (bandonéon), Marie-Laure BOUILLON (flûte traversière)  et Benoît ROULLAND (guitare).  
«J’en ai assez que tout le monde me dise que ce que je fais n’est pas du tango. Moi, comme je suis fatigué, je réponds que je fais de la musique de Buenos Aires. Mais la musique de Buenos Aires, qu’est-ce que c’est? C’est du tango. » Piazzolla à une radio de Buenos Aires, en 1963.
À l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition d'Astor Piazzolla (1921-1992), le Duo Sostenuto et Daniel Brel proposent un vibrant hommage au « maître », avec trois instruments emblématiques du tango.
Daniel BREL: «Pendant une très longue période, je n'ai joué que du bandonéon, me consacrant entièrement à cet instrument. C’est un instrument intime. Ce n’est pas par hasard qu’on choisit de jouer du bandonéon : il y a un sens profond, un sentiment, mélange d’exil et de mélancolie comme dans l’histoire du tango. Celui qui vient vers cet instrument a quelque chose à régler. C’est un instrument qui a une fonction inattendue, qui vient cueillir celui qui en joue, comme celui qui l’écoute.»
Marie-Laure BOUILLON: «Bien qu’ayant reçu une éducation flûtistique dans la plus pure tradition de l’Ecole de flûte française, avec notamment Michel Debost et Michel Moragues,  j’ai toujours été attirée par la culture et la musique latino-américaine. Et l’écoute d’Astor Piazzolla a été pour moi un choc. C’est avec l’Histoire du tango pour flûte et guitare que j’ai fait mes débuts en musique de chambre, et j’ai sans doute été  l’une des premières flûtistes à travailler les Etudes tanguistiques.»
Benoît ROULLAND: «Ma rencontre avec la musique de Piazzolla s’est faite simultanément avec celle du guitariste argentin Roberto Aussel. Fasciné par son enregistrement des pièces pour guitare seule dont il est le dédicataire, je me retrouvais en train de lui jouer Romántico (la deuxième de ces pièces) après à peine un an de guitare. Cette rencontre fut décisive et, par la suite, j’ai cultivé cette passion en travaillant avec Alvaro Pierri, guitariste uruguayen et duettiste d’Astor Piazzolla.».
Pour en savoir davantage :
http://duo.sostenuto.free.fr/


LUNDI 22
« ÂMES ROMANTIQUES »  avec Paule d’HERIA et Isabelle IRENE.
Textes de Chateaubriand, Novalis, Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, George Sand, Gérard de Nerval, Théodore de Banville, Charles Baudelaire, Marceline Desbordes-Valmore, Leconte de Lisle, Heinrich Heine, Wordsworth.   
« Que les voix de ces poètes en quête d’amour, d’un au-delà pressenti, contemplant la nature, fusionnant avec elle, rêvant d’un monde meilleur, nous entraînent dans le mystère  des cœurs et du monde. Qu’elles exaltent en chacun sa capacité d’être poète…et romantique ! »
Paule d’Héria et Isabelle Irène  proposent, depuis vingt ans, dans le cadre du Théâtre des deux sources, un éventail de spectacles poétiques, soit consacrés à un seul auteur, soit conçus autour d'un thème. Elles sont animés du désir que "du plus jeune au plus vieux, du plus profane au plus éclairé, chacun puisse, en écoutant ces textes, percevoir l’écho de son propre cœur, de ses propres rêves." (Le Dauphiné libéré).
Pour en savoir davantage :
http://www.theatredesdeuxsources.fr/activite.html
MARDI 23
« MARCHER À L’ÉCRITURE», conférence-débat de  Régine DETAMBEL, écrivain.
« Les écrivains ne travaillent pas tous dans la posture appliquée de l’écolier assis au pupitre. La position assise commence à avoir quelque chose de torturant. On appelle "verbo-moteurs" ces écrivains-marcheurs qui ont besoin de "marcher leur pensée". Il y a chez eux une foulée magique qui accouche de textes dynamiques, projetant en avant l’écriture.

Qu’est-ce qui meut le corps de l'auteur, de l'auteur marcheur (Nietzsche), de l'auteur malade (Queneau, Bernhard), de l'auteur ivre ou drogué ? Où se trouve le corps de l'auteur lors de l’acte d’écrire ? On n’écrit pas avec sa main, ni avec sa tête (Mallarmé, Guyotat)… Ainsi de son propre travail d’écriture, que Régine Detambel introduit de la sorte dans un article publié dans le Monde des Livres : "A la main ou à la machine ? Clavier ou papier ? Le matin ou le soir ? Personne encore ne m'a demandé si je travaillais plutôt accroupie ou couchée sur le flanc, ou encore dressée sur le trépied formé de mes épaules et de ma nuque, tête en bas et mollets croisés, comme un yogi. Depuis l'expérience du pupitre scolaire, tous semblent convaincus qu'on ne peut penser et écrire qu'assis. On ne tient guère compte du corps de l'auteur, ramené à la posture de l'élève avachi. Pourtant Nietzsche et Giono étaient des marcheurs et non des attablés. Ils entretenaient un foyer de mouvement dans la région des jambes. Pascal Quignard écrit dans son lit ; René Depestre se tient debout face à son lutrin; quant à moi, je galope sur mon tapis de course qui sent le caoutchouc brûlé. Je jogge comme un hamster sur cette piste noire qui tourne sous moi. L’écrivain ne va nulle part, certes. Mais il y court. Il vit sur l’aile. Dans l’écriture comme dans le footing, le moi brûlant est la matière. » R. D.

* Régine Detambel sera à Tarbes le lendemain, soit le mercredi 24 octobre, à 14 h 30, au lycée Théophile Gautier, puis au Palais des Congrès de Lourdes, à 17h30, pour donner, toujours en entrée libre, son autre conférence-débat «Bibliothérapie ou comment les livres prennent soin de nous" (cf. présentation dans la rubrique "Lourdes"). 

Pour en savoir davantage :
- sur Régine Detambel :
http://www.detambel.com/f/index.php
- sur la conférence :
http://www.detambel.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=68

MERCREDI 24
« OÙ ES-TU HORS DE TOI-MÊME ? » : Socrate joute avec les sophistes.  
par le Skaoun théâtre avec Marion DELPLANCKE, Vincent FARASSE  et  David JAUZION GRAVEROLLES.
Pourquoi faire du théâtre ? Quels sont les rapports entre la poésie et l'art dramatique ? Comment oser encore aujourd'hui consacrer pleinement sa vie à une recherche artistique ? Que peuvent des poètes, des philosophes, des acteurs, dans la cité ? Comment vivre ensemble dans la cité ? Comment trouver une définition des valeurs qui fondent notre action collective ? C'est le principe et le but de toute association, de tout collectif, de toute cité, que Socrate interroge et remet en cause; c'est aussi la raison pour laquelle la cité de son temps, Athènes, refusera son miroir de vérité, lui donnera la ciguë, et laissera la démocratie tomber dans la tyrannie.
Face à Socrate, ce sont des orateurs, des sophistes, des spécialistes... Comme un chien dans un jeu de quilles, Socrate circule parmi ces illustres rhéteurs, et pose ses petites questions.

JEUDI 25
«LE GRAND MEAULNES»  d’Alain FOURNIER. Lecture à haute voix de Bruno RUIZ.

François, quinze ans, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le cours supérieur qui prépare au brevet d'instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux. Il se prénomme Augustin Meaulnes. La personnalité mystérieuse d'Augustin, que les élèves appellent bientôt 'le grand Meaulnes', trouble le rythme monotone de l'établissement scolaire et fascine tous les élèves. Il apporte l'aventure, découvre un château inconnu, une fête étrange où les enfants sont rois, un amour voué au malheur. Autour du grand Meaulnes, le rêve et la passion emportent les êtres : ce bonheur un jour entrevu, le retrouveront-ils enfin ?
« Le héros de mon livre est un homme dont l'enfance fut trop belle. Pendant toute son adolescence, il la traîne après lui. Par instants, il semble que tout ce paradis imaginaire qui fut le monde de son enfance va surgir. Mais il sait déjà que ce paradis ne peut plus être. Il a renoncé au bonheur. (Lettre à Jacques Rivière, 4 avril 1910.
Bruno RUIZ. cf. présentation du mardi 23 (R/V Lourdes).

LUNDI 29
« LE VASE OÙ MEURT CETTE VERVEINE » ; lecture musicale de Frédérique MARTIN (voix) et Christophe HAUNOLD (piano).
(Création, à l’occasion de la mise en librairie de l’ouvrage de Frédérique Martin publié aux Éditions Belfond.)
« Je vais encore être cause de ta peine. Ta verveine est morte aux premières brûlures de juillet. Je crains d’en être responsable. Après l’avoir trop arrosée, je l’ai quelque peu délaissée, tu vois le résultat. Devant mon abattement, Gauthier a suggéré que je la remplace sans rien te dire. Comme c’est mal me connaître! Je ne t’infligerais jamais un tel affront, je sais trop comme tu tenais à elle."
Parce que leurs enfants ne peuvent les héberger ensemble lorsque Zika doit aller se faire soigner le cœur, Joseph et elle se retrouvent séparés après plus de cinquante-six années de vie commune. Lui est accueilli chez leur fils Gauthier à Montfort, elle chez leur fille Isabelle à Paris. Commence alors entre eux une relation épistolaire qui voit s’éloigner la perspective de leurs retrouvailles et se déliter leur univers. En se rebellant contre cette séparation forcée, Zika et Joseph découvrent la face cachée de leurs enfants et leurs propres zones d’ombre. Jusqu’au drame final, où ils devront affronter le désastre humain qu’ils ont engendré.
Frédérique Martin a obtenu le prix Prométhée 2004 avec L’Écharde du silence (Le Castor Astral éd.), dont, en hommage au prix créé par l’Atelier Imaginaire, l’auteur lira une nouvelle en début de séance. 


MARDI 30
« LÉO FERRÉ  et ALLAIN LEPREST » ; récital de Nicole et Jean-Charles VASQUEZ.
Après leur rencontre en 1993 au sein de l’association pour l’Etude et la Diffusion de la Guitare, les deux artistes, remarqués lors de leur premier passage au concours de la Chanson des Deux Ponts de Bagnères-de-Bigorre, se produisent à la demande d’organisateurs de spectacles amateurs de chansons à textes et de poésie, avec notamment au programme Georges Brassens et Jean Ferrat, sur des arrangements de Jean Charles. En 2007, après sa rencontre avec Jean Ferrat au festival de Barjac, le couple est invité au festival d’Antraigues-sur-Volane où il assure la première partie du récital Yvan le Bolloch en 2007 puis, lors de son deuxième passage au festival de Guitare en concert de Tournay, celle de Philippe Forcioli, rencontré en Ardèche, où il était à nouveau programmé durant l’été 2009, lors de la prochaine édition du festival d’Ayzac, puis en  2010, lors de la nouvelle édition, en première partie de Dominique Grange et Jacques Tardi. Outre Brassens, Ferrat, Aragon, Prévert, Barbara, Léo Ferré,  Jean Vasca, Allain Leprest, Philippe Forcioli, Jean Duino et Christine Sèvre, le duo interprète des compositions originales – textes et musiques – de Jean-Charles.
Nicole et Jean-Charles Vasquez interprètent 16 chansons, 8 de chaque artiste, dont La mémoire et la mer, Est-ce ainsi que les hommes vivent, Les Romantiques de Léo Ferré, et  C’est peut-être, S.D.F et Joyeux Noël d’Allain Leprest.
Pour en savoir davantage : 
 - sur les interprètes:
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/21/496184-Musique-Poesie-a-fleur-de-peau.html
 - sur Allain Leprest:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allain_Leprest
 - sur Léo Ferré:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9o_Ferr%C3%A9

MERCREDI 31
« JAZZ ET MUSIQUES ACTUELLES ».
Compositions originales de Pierre HOSSEIN  (guitare flamenca  et  guitare à 12 cordes) et  de Julien SALAÜN (accordéon).
Grand voyageur, fils de Marina Vlady et de Robert Hossein, Pierre Hossein est un musicien complet. Ses racines, ses voyages, ses rencontres, son amour pour la Musique font qu’il n’a jamais tranché pour un genre musical : du classique au jazz, sans oublier le flamenco, la musique russe, ou encore tsigane.
Souvent accompagné de Nino Ferrer à la contrebasse (cf. R/V de 17h30 du 17 octobre à Lourdes), il a choisi pour cette séance de se faire accompagner de Julien Salaün,  un jeune virtuose de l’accordéon. 


JUILLAN
École maternelle,
amphithéâtre
1 impasse du Moulin, Juillan
20 h 30


MERCREDI 17
« PIAZZOLLA AU RYTHME DES SAISONS ». Concert-hommage de Daniel BREL (bandonéon), Marie-Laure BOUILLON (flûte traversière)  et Benoît ROULLAND (guitare).  
   «J’en ai assez que tout le monde me dise que ce que je fais n’est pas du tango. Moi, comme je suis fatigué, je réponds que je fais de la musique de Buenos Aires. Mais la musique de Buenos Aires, qu’est-ce que c’est? C’est du tango. » Piazzolla à une radio de Buenos Aires, en 1963.
  À l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition d'Astor Piazzolla (1921-1992), le Duo Sostenuto et Daniel Brel proposent un vibrant hommage au « maître », avec trois instruments emblématiques du tango.
   Daniel BREL: «Pendant une très longue période, je n'ai joué que du bandonéon, me consacrant entièrement à cet instrument. C’est un instrument intime. Ce n’est pas par hasard qu’on choisit de jouer du bandonéon : il y a un sens profond, un sentiment, mélange d’exil et de mélancolie comme dans l’histoire du tango. Celui qui vient vers cet instrument a quelque chose à régler. C’est un instrument qui a une fonction inattendue, qui vient cueillir celui qui en joue, comme celui qui l’écoute.»
   Marie-Laure BOUILLON: «Bien qu’ayant reçu une éducation flûtistique dans la plus pure tradition de l’Ecole de flûte française, avec notamment Michel Debost et Michel Moragues,  j’ai toujours été attirée par la culture et la musique latino-américaine. Et l’écoute d’Astor Piazzolla a été pour moi un choc. C’est avec l’Histoire du tango pour flûte et guitare que j’ai fait mes débuts en musique de chambre, et j’ai sans doute été  l’une des premières flûtistes à travailler les Etudes tanguistiques.»
   Benoît ROULLAND: «Ma rencontre avec la musique de Piazzolla s’est faite simultanément avec celle du guitariste argentin Roberto Aussel. Fasciné par son enregistrement des pièces pour guitare seule dont il est le dédicataire, je me retrouvais en train de lui jouer Romántico (la deuxième de ces pièces) après à peine un an de guitare. Cette rencontre fut décisive et, par la suite, j’ai cultivé cette passion en travaillant avec Alvaro Pierri, guitariste uruguayen et duettiste d’Astor Piazzolla.».
Pour en savoir davantage :
http://duo.sostenuto.free.fr/

MERCREDI 24
«DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L’ESPAGNE» de Michel DEL CASTILLO. Lecture de Bruno RUIZ ; illustrations musicales de Pierre HOSSEIN.
« J’ai tenté de montrer qu’on pouvait aimer ce pays de tous les extrêmes
et de tous les excès,
non pas d’un amour platement sentimental,
mais avec une ardeur lucide 
» M. Del Castillo
   Carmen, Castille, Le Cid campeador, Conquistadores, Flamenco,  Tauromachie, Tourisme... Voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l’Espagne d’hier que de celle d’aujourd’hui, Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l’Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu’à nos jours.
   Michel DEL CASTILLO est né à Madrid, de mère espagnole et de père français. Romancier, essayiste, auteur dramatique, il a obtenu de nombreux prix : le Renaudot pour La Nuit du décret, le Femina essai pour Colette, une certaine France, le prix de l’Écrit intime pour Mon frère l’idiot, le prix des libraires pour Le Vent de la nuit. Il est membre de l’Académie royale de Belgique.
   Bruno RUIZ  vit et travaille à Toulouse. Fils  d’un  émigré  républicain  espagnol,  il  est  à  la  fois écrivain,  poète,  compositeur,  interprète.  Il  chante  l’exil,  l’errance, le doute, mais aussi l’espérance, l’amour, la vie. Il aime à dire aussi les textes des auteurs qu’il aime, ceux qui ont hanté son adolescence comme ceux  qui le fascinent aujourd’hui. 
Pour en savoir davantage : http://sitebrunoruiz.free.fr/
   Pierre HOSSEIN, fils de Marina Vlady et de Robert Hossein, Pierre Hossein est un musicien complet. Ses racines, ses voyages, ses rencontres, son amour pour la musique font qu’il n’a jamais tranché pour un genre musical : du classique au jazz, sans oublier le flamenco, la musique russe, ou encore tsigane.

MERCREDI 31
UNE ÉVOCATION MUSICALE DU JAZZ EUROPÉEN, « AUTOUR DE DJANGO » par SWING 65; Alain ESCAFFRE (clarinette, saxophones), Philippe PIERRE-HUERTA (contrebasse),  Jean-Claude PIQUE (guitare rythmique) , Coline POTUT (guitare rythmique) et  Eric LECORDIER (guitare solo). 
   S’il est communément admis que le jazz est une musique d’essence «américaine», il serait dommage de négliger l’apport important de musiciens et créateurs européens ; sait-on, par exemple,  que le standard le plus joué dans les festivals n’est autre que Les feuilles mortes de Joseph Kosma …?  Le premier musicien, historiquement et intrinsèquement, à s’inscrire dans cette lignée est avant tout le créateur du «french jazz», Django Reinhardt, référence mondiale dépassant de loin le cadre de la guitare, et  qui marque toujours de son empreinte toutes les facettes du jazz. La particularité du «génial manouche» (qualificatif de Jean Cocteau), fut qu’au-delà  de ses propres créations musicales et stylistiques,  il n’hésita pas à puiser dans les succès «populaires» pour les revisiter en les marquant de son empreinte… C’est dans le droit fil de ce renouveau du « jazz manouche », qui n’a cessé de s’amplifier ces dernières années, que le quintette pyrénéen Swing’65 interprétera  des titres émanant de compositeurs ou musiciens européens d’ hier et d’ aujourd’hui, souvent méconnus …
   Pour en savoir davantage : www.swing65.agendaculturel.fr


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