Décade arts et lettres PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2010 (13-27 octobre)



PROGRAMME DE LA DECADE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE 2010 (13-27 octobre)

Organisée à l’occasion de la remise des prix Prométhée et Max-Pol Fouchet du dimanche 24 octobre à Lourdes, la 26ème  quinzaine littéraire et artistique de l'Atelier Imaginaire se décline en deux temps : la Décade et les Journées Magiques.
Grâce au bénévolat des organisateurs, aux conditions consenties par les artistes et au soutien technique et financier des partenaires institutionnels de l’association, séances, expositions et spectacles sont en accès libre.

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SOMMAIRE.-
Les rendez-vous de 17h30 à Lourdes.
Les rendez-vous de 17h30 à Tarbes.
Les soirées de 20h30 à Juillan.
Les expositions à Lourdes.
Les ateliers de l’Atelier.
Les séances en milieu scolaire.

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Pour accéder au programme des Journées Magiques (21-25 octobre):
http://www.atelier-imaginaire.com/default_page.php?menu=1&page=18


RENDEZ-VOUS DE 17 h 30 A LOURDES
MEDIATHEQUE

Espace artistique


Mercredi 13

D’îles en îles. Récital poétique conçu par Paul Lera, avec Paule d’Heria et Isabelle Irène.  «Heureux est le poète quand il aborde l’île, origine d’un grand voyage »  Bernard Lefort - «S’il reste des îles inconnues à découvrir dans le grand océan de la vérité, c’est en nous qu’il faut les chercher» Jean Orizet
C’est une heureuse collaboration avec la bibliothèque de Bondy qui a permis au Théâtre des deux Sources de proposer ce programme, qui s’inscrit à merveille dans l’une des thématiques choisies cette année par l’Atelier Imaginaire : « Il et elle ; îles et ailes ; presqu’îles et presqu’elles ».
Le récital permettra d’entendre Ouessant de Pierre Mac Orlan, Une île illuminée de Paul Lera, un extrait de La Marie-Tenace de Charles Charras, Litanie des îles de Jean-Paul Dupont, Lettres des îles Baladar de Jacques Prévert, Ombres d’une île de Michel Butor, L’Invitation au voyage de Charles Baudelaire,  W. ou le souvenir d’enfance de Georges Perec, Surtout îles soyez désertes de Jean-Paul Dupont, Hivernage de Louis Brauquier, Icebergs de Henri Michaux, La mer apprivoisée de Paul Fort,  Brise marine de Stéphane Mallarmé, L’île de Théodore de Banville, De l’île sonnante d’Alfred Jarry, Ma sirène de Robert Desnos, Iles de Blaise Cendrars,  Les îles désertes de Robert Rojdestvenski, Les enfants qui s’aiment de Jacques Prévert, La place de la Concorde de Jean Tardieu, A Alexandre Dumas de Victor Hugo,  Je la revois, après vingt ans, l’île où Décembre…de Victor Hugo, Quelqu’un, sa pirogue c’est son île… d’ Henri Michaux, La chasse à l’enfant de Jacques Prévert, Le Petit Prince (la planète du businessman) d’Antoine de Saint Exupéry, La traite d’Edouard Glissant, Ile de Gorée de Nadine Fidji, Artisans d’Umar Timol (Ile Maurice),  Madagascar de Jacques Rabemananjara,  Le Comte de Monte-Christo (Du Château d’If à l’île de Tiboulen) d’Alexandre Dumas, Robinson Crusoé (extrait) de Daniel de Foe,  Images à Crusoé de    Saint-John Perse, Vendredi ou la Vie Sauvage (extrait) de Michel Tournier, Robinson de Jean Ferry…

Jeudi 14


… Autour de Django. Avec Swing’65. A l’occasion du centième anniversaire de la naissance de Django Reinhardt, le guitariste  virtuose manouche, un temps réfugié à Lourdes durant la Seconde guerre mondiale. Swing’65,  formation de jazz pyrénéenne,  se produit régulièrement dans la région. Elle réunit autour d’une même passion des musiciens de Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Pau et Oloron.  Basée sur  un jazz convivial  essentiellement acoustique, cette musique, mêlant l’énergie communicative et le lyrisme chers à son créateur,  est redevenue aujourd’hui plus vivante que jamais, en partie grâce au fait qu’elle est capable de séduire des publics très divers, toutes générations confondues : on se surprend à son écoute à battre la mesure  sur les compositions  du « maître », les chansons françaises revisitées et les standards du jazz international… Reconstituant  la célèbre formation du Quintette du Hot Club de France des années trente-quarante, la formule proposée par Swing’65 est portée par la guitare soliste de Sébastien Cabos et la clarinette d’Alain Escaffre , soutenus par l’incontournable contrebasse (Philippe Pierre-Huerta et, comme l’avait voulu Django, par deux guitares rythmiques assurant la fameuse « pompe manouche » (Coline Potut et  Jean-Claude Pique).

Vendredi 15

Georges Brassens. Carte blanche à Nicole et Jean-Charles Vasquez.
« Georges Brassens  n’a chanté qu’une seule chanson : celle de la vie… Et c’est tout ! Et c’est sublime ! Et c’est génial ! Raymond Devos.
Après leur rencontre en 1993 au sein de l’association pour l’Etude et la Diffusion de la Guitare (A.E.D.G), les deux artistes, remarqués lors de leur premier passage au concours de la Chanson des Deux Ponts de Bagnères-de-Bigorre, se produisent à la demande d’organisateurs de spectacles amateurs de chansons à textes et de poésie, avec notamment au programme Georges Brassens et Jean Ferrat, sur des arrangements de Jean Charles. En 2007, après sa rencontre avec Jean Ferrat au festival de Barjac, le couple est invité au festival d’Antraigues-sur-Volane où il assure la première partie du récital Yvan le Bolloch en 2007 puis, lors de son deuxième passage au festival de Guitare en concert de Tournay, celle de Philippe Forcioli, rencontré en Ardèche, où il a été à nouveau programmé en 2009, au festival d’Ayzac puis en  2010, lors de la nouvelle édition, en première partie de Dominique Grange et J. Tardi. Outre Brassens, Ferrat, Aragon, Prévert, Jean Vasca, Alain Lepestre et Philippe Forcioli, le duo interprète des compositions originales – textes et musiques – de Jean-Charles, en particulier celles figurant  dans « Création poétique » leur dernier CD.

Samedi 16

Rencontre avec Abdelkader Djemaï : Zorah sur la terrasse.
«Le dernier ouvrage d’Abdelkader Djemaï (Le Seuil 2010)) vient de paraître au Seuil, il s’agit d’un récit, « Zorah sur la terrasse » , dont le titre est celui d’un tableau de Matisse. Et pour cause : ce livre raconte la découverte du Maroc par celui qui fut l’inspirateur du fauvisme.
Matisse a fait deux séjours à Tanger, au début 1912 avec sa femme Amélie et pendant l’hiver 1912-1913. Il y fit la connaissance de la lumière intense, de la casbah animée, de paysages luxuriants, et d’habitants qu’il semble avoir aimés et respectés, Marocains, Espagnols, Juifs. Parmi lesquels il eut cependant bien des difficultés à trouver les modèles féminins nécessaires à son travail. Une jeune prostituée, Zorah, finira cependant par poser pour lui.
 Sous la forme d’une lettre adressée au peintre et dans laquelle Djemaï l’Algérien tisse un parallèle avec la figure de Miloud, son propre grand-père paternel à Oran, le récit s’appuie sur la correspondance de Matisse pour raconter les sept mois de sa résidence au Maroc. Une vingtaine de toiles, plus de soixante dessins et d’études à l’encre et à la plume ont été le fruit de la découverte de cette ville bâtie entre Atlantique et Méditerranée et ils ont marqué toutes ses œuvres à venir de leur influence. Le plaisir d’Abdelkader Djemaï à parler de cette peinture est redoublé par celui, palpable, qu’il éprouve à évoquer l’Afrique du Nord et sa propre enfance dans la lumière du Maghreb. » Michel Baglin (Texture -
http://baglinmichel.over-blog.com/article-abdelkader-djemai-zorah-sur-la-terrasse-52250606.html ).

Mardi 19

Chansons démusiquées, un récital expérimental de Christian Moncelet.
Dire des chansons : curieuse idée ! L’expérience vaut d’être tentée. Certaines personnes retiennent mieux la mélodie d'une chanson que les paroles. Dès lors, quand elles lisent le texte, elles lui trouvent un goût particulier. Le défi — car c’en est un — c’est de faire entendre la seule mélodie des mots dits, mélodie possible, ni plus pauvre, ni plus riche, simplement différente de celle qui chante dans la tête. Le récital « Chansons démusiquées » est une occasion de découvrir la musique d'un texte comme l'a, peut-être, entendue le compositeur avant de la traduire avec ses propres notes.  Au menu : les saveurs verbales, drôles et poétiques, profondes ou légères, de Trenet, Brassens, Béart, Dimey, Lavoine, Anne Sylvestre et... d’autres à redécouvrir !

Mercredi 20

Des îles et des ailes. Spectacle poétique et musical de Jacques Ibanès  et Christiane Barthes. Dans la thématique du voyage, l’île occupe une place privilégiée en tant que symbole de l’ailleurs, de l’isolement, du refuge secret, voire exotique. Bref du repli. Atteindre l’île par la voie aérienne qu’emprunte l’oiseau ou l’aéroplane, c’est lier l’île à la grâce de l’aile. Par ailleurs, aborder l’île (féminine) par la puissance de l’aile (dont l’archétype masculin avait bien été repéré dès l’antiquité), conduit immanquablement à évoquer le rapport amoureux. Le spectacle poétique et musical de 90’ proposé par Jacques Ibanès (récitant-chanteur guitariste) et Christiane Barthes (accordéoniste) fait s’entrecroiser ces différents thèmes des îles, des ailes et de l’amour.
Au programme, des textes de poètes (Baudelaire, Verlaine, Prévert, Apollinaire, Cadou, Cavafy, Izzo, Saint-John Perse, Cabanellis) déclinés sur des musiques originales de Christiane Barthes ; d’autres poèmes (Max-Pol Fouchet, Aragon, Norge, Hugo, Louise Labé, mis en musique par Jacques Ibanès et des chansons (Félix Leclerc, Boby Lapointe, Ferrat, Brel, Testa, Paolo Conte et Brassens).
Christiane Barthes  est diplômée du conservatoire d’Arcueil et a suivi des études de musicologie à   l’université de Paris VIII. Elle a créé son école de musique (piano, accordéon chromatique, chant) à Narbonne. Elle est la fondatrice de l’association Art et Musique  en Languedoc et de l’ensemble Inter’mezzo.
Jacques Ibanès est guitariste et auteur-compositeur-interprète. Son répertoire est composé de chansons à texte et de poèmes mis en musique. http://perso.orange.fr/ibanes

Jeudi 21

Victor Hugo : Lumières d’exil ;  lecture-spectacle de Jean-Pierre Gaillard. 
« Fidèle à l’engagement que j’ai pris vis-à-vis de ma conscience, je partagerai jusqu’au bout l’exil de la liberté. Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » En 1851, Victor Hugo fuit la France pour un exil de 19 ans dont 15 seront passées à Hauteville-House, maison acquise à Guernesey grâce au succès des Contemplations… C’est là qu’il écrira, outre ses carnets, La Légende des siècles, les Misérables, les Travailleurs de la mer et L’Archipel de la Manche.
« Quels crimes avez-vous donc commis,
Ô granits sombres,
Qu’avez-vous fait d’immonde et d’affreux, dans les ombres,
Ô rochers, que depuis le début des siècles et des jours
Cette mer recommence à vous laver toujours ! »
Avec ses recueils de poésie et ses carnets, à travers sa correspondance avec George Sand, Noël Parfait, Paul de Saint Victor, son fils François Victor, Louise Collet ou Madame Lalanne,c’est à un voyage littéraire dans l’archipel de la Manche que nous sommes conviés…

Mardi 26

Lettre d’une amoureuse morte de Nathalie Rheims. Lecture à voix haute d’Alain Raoul. «Tout était simple avant toi/je suis morte de cet amour…»
" Enfermée seule dans une chambre, une femme monologue. Repliée, comme  emmurée, elle ne peut plus bouger. Une autre femme semble se glisser auprès d'elle. Sans yeux, sans visage. Elle l'étreint. Qui est-t-elle ?
Le femme parle encore. Elle attend toujours. Elle songe qu'elle va se réveiller. Elle sait qu'elle ne vivra jamais avec lui. Il est trop tard : le temps a basculé. Sous nos yeux, un puzzle se fait et se défait, une bataille sourde et vide d'espoir se déroule. C'est un long voyage qui commence dans cet espace clos. Des néons s'allument et s'éteignent. La nuit enferme le jour.
Récit d'une passion, récitatif douloureux, Lettre d'une amoureuse morte , publié par Flammarion en 2000, tend un miroir où chacun, homme ou femme, peut se reconnaître.
La mise en voix de cette lettre par un comédien donne vie à l'homme absent.

Mercredi 27

L’Etranger, d’Albert Camus. Lecture d’André Geyré. «Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai pensé à maman. Il m’a semblé que je comprenais pourquoi  à la fin d’une vie elle avait pris un « fiancé », pourquoi elle avait joué à recommencer.»
Premier roman publié par Camus en 1942, L’Etranger  continue de briller d’un éclat particulier, à la fois dans son œuvre et dans l’histoire des formes narratives du 20ème siècle. Salué comme un événement dès sa parution, devenu un classique, lu dans le secondaire, vendu à près de cinq millions d’exemplaires, adapté au cinéma comme au théâtre, commenté abondamment, ce roman garde pourtant toute sa part de mystère et d’étrangeté qui lui assure de durer car l’œuvre résiste à ses lecteurs, se refusant à une interprétation univoque. Le dépouillement frappant du récit, l’énigme de con héros, les choix narratifs audacieux, la force de la critique du système judiciaire, la puissance d’évocation d’une Algérie sensuelle ; tous ces éléments, parfois hétérogènes, assurent au roman sa puissance inépuisable, ou pour le dire avec Alain Robbe-Grillet, dans Le Miroir qui revient , « Chaque fois qu j’en reprends la lecture… son pouvoir intact opère à nouveau ». Dominique RABATE (Dictionnaire Albert Camus).


RENDEZ-VOUS DE 17 h 30 A TARBES
CONSEIL GENERAL DES HAUTES-PYRENEES

Salle de réunions, 2ème étage


Mercredi 13

Duo Sostenuto: Des deux côtés des Pyrénées, avec Marie-Laure Bouillon (flûte) et Benoît Roulland (guitare). Entre la fin du XIXème siècle et le premier tiers du XXème siècle, les artistes pyrénéens sont au centre du renouveau de la musique espagnole et de l'affirmation du mouvement nationaliste. La flûte, symbole de l'élégance française, et la guitare, emblème de l'Espagne, s'unissent pour éclairer cette période et mettre en valeur ces compositeurs originaires de différentes régions des Pyrénées françaises et espagnoles, tous fortement impliqués dans cette évolution.

Jeudi 14

D’îles en îles. Récital poétique conçu par Paul Lera, avec Paule d’Heria et Isabelle Irène. «Heureux est le poète quand il aborde l’île, origine d’un grand voyage» Bernard Lefort -  «S’il reste des îles inconnues à découvrir dans le grand océan de la vérité, c’est en nous qu’il faut les chercher» Jean Orizet
C’est une heureuse collaboration avec la bibliothèque de Bondy qui a permis au Théâtre des deux Sources de proposer ce programme, qui s’inscrit à merveille dans l’une des thématiques choisies cette année par l’Atelier Imaginaire: «Il et elle îles et ailes presqu’îles et presqu’elles».
Le récital permettra d’entendre Ouessant de Pierre Mac Orlan, Une île illuminée de Paul Lera, un extrait de La Marie-Tenace de Charles Charras, Litanie des îles de Jean-Paul Dupont, Lettres des îles Baladar de Jacques Prévert, Ombres d’une île de Michel Butor, L’Invitation au voyage de Charles Baudelaire, W. ou le souvenir d’enfance de Georges Perec, Surtout îles soyez désertes de Jean-Paul Dupont, Hivernage de Louis Brauquier, Icebergs de Henri Michaux, La mer apprivoisée de Paul Fort, Brise marine de Stéphane Mallarmé, L’île de Théodore de Banville, De l’île sonnante d’Alfred Jarry, Ma sirène de Robert Desnos, Iles de Blaise Cendrars, Les îles désertes de Robert Rojdestvenski, Les enfants qui s’aiment de Jacques Prévert, La place de la Concorde de Jean Tardieu, A Alexandre Dumas de Victor Hugo, Je la revois, après vingt ans, l’île où Décembre…de Victor Hugo, Quelqu’un, sa pirogue c’est son île… d’ Henri Michaux, La chasse à l’enfant de Jacques Prévert, Le Petit Prince (la planète du businessman) d’Antoine de Saint-Exupéry, La traite d’Edouard Glissant, Ile de Gorée de Nadine Fidji, Artisans d’Umar Timol (Ile Maurice), Madagascar de Jacques Rabemananjara, Le Comte de Monte-Christo (Du Château d’If à l’île de Tiboulen) d’Alexandre Dumas, Robinson Crusoé (extrait) de Daniel de Foe, Images à Crusoé de Saint-John Perse, Vendredi ou la Vie Sauvage (extrait) de Michel Tournier, Robinson de Jean Ferry…

Vendredi 15

Les Justes d’Albert Camus. Lecture d’André Geyré. «S’ils m’avaient regardé, je crois que j’aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.»
Nous sommes en 1907, en Russie. Le Parti Socialiste Révolutionnaire a décidé d’assassiner le Grand Duc Serge. Au moment de lancer la bombe, Kaliayev aperçoit deux enfants, il arrête son geste – «Si l’assassinat d’un homme peut avoir sa raison, comment justifier le meurtre d’un enfant? – Où se situent les limites de l’action révolutionnaire? – Questions qui taraudent encore notre conscience.
Une toile de fond, comme une saignée – rouge de la violence du propos. Un pupitre. De grandes feuilles où s’inscrivent les paroles du poète. Un interprète unique qui prête sa voix aux six protagonistes principaux– Une sorte d’Oratorio dramatique, où seules ont été privilégiées les scènes les plus intenses d e l’action.

Lundi 18

Carte blanche et noire au Professeur Tournebouldingue: une «cirquonférence» bicolorée de Christian Moncelet. Le fil rouge est ici le noir et le blanc, séparés ou unis, opposés ou mélangés. On peut dire tant de choses sur ces deux couleurs aussi réalistes que symboliques! Une promenade est proposée, pleine de surprises, qui va de A à Z, de Art à Zèbre. On y raconte des histoires d’ombres, des histoires d’aube, on y parle de peau et de poil, de corbeau et de Renoir, de chat mystérieux et de mots cachottiers.
Sur le parcours, on rencontre du beau monde, des Anciens et des Modernes, aussi bien La Fontaine que Guy Debord. Alphonse Allais voisine avec Arthur H, Pierre Perret côtoie Colette...
Dans cette conférence buissonnière, le professeur Tournebouldingue ne démontre rien mais il montre des photos, des dessins d’humour, il lit des textes, drôles ou non. Autant dire que le grave et l'humour, l'instructif et le cocasse composent une macédoine légère à digérer. Faut-il écrire noir sur blanc que, malgré le thème, la rencontre devrait être colorée?

Mardi 19

Phares maudits et gardiens des océans lecture-spectacle de Jean-Pierre Gaillard. Colonnes de pierres plantées sur des rocs déchiquetés au milieu des flots, tour flagellées par les lames, vigies salvatrices et providence des marins, mais aussi univers de solitude et de désespérance, les phares ont été les témoins des plus extraordinaires aventures… Souvent tragiques, parfois terrifiantes, toujours passionnantes parce qu’authentiques, voici, racontées par un Breton, quelques-unes de ces histoires vécues par des hommes et des femmes, gardiens de l’Océan. C’est un hymne au courage et à la bravoure de ces « capitaines d’un navire immobile » face à l’éternelle et formidable puissance de l’Océan…

Mercredi 20

Rencontre avec Rachid Boudjedra: Les Figuiers de Barbarie. «Avec ce texte habité de bruit et de fureur, élégiaque et épique, politique et intimiste, l’écrivain, traduit dans 34 pays, donne son grand roman sur l’Algérie».
Juré du prix Prométhée de la nouvelle, Rachid Boudjedra est né en 1941 à Aïn-Beïda, dans les Aurès. Après avoir étudié la philosophie et les mathématiques à Alger et à Paris, il a enseigné ces disciplines dans ces deux villes. Depuis 1972, il se consacre à la littérature et à l’écriture de scénarios. Traduit dans 34 pays, il est l’auteur de nombreux romans, dont cinq publiés par Grasset: Lettres algériennes (1995), La Vie à l’endroit (1997), Fascination (2000), Les Funérailles (2003) et Les Figuiers de Barbarie (2010). Il vit aujourd’hui à Alger après avoir fait l’objet d’une fatwa du FIS en avril 1983. «Adossée à l'Histoire», son œuvre dénonce les traditions archaïques et les conventions sociales algériennes dans une écriture baroque à la mesure de sa contestation et de sa revendication d'un monde «sans tabous, sans barrières et sans préjugés».
Dans Les Figuiers de Barbarie, le romancier met côte à côte deux hommes dans le vol Alger-Constantine. A dix mille mètres d'altitude, en un peu moins d'une heure, c'est leur destin - et celui de tout un pays à travers le leur -, qui va se jouer au fil de la conversation et des réminiscences. Ils sont unis par les liens du sang, par l'expérience traumatisante de la guerre d’Algérie, mais aussi par le souvenir d'un été torride de leur adolescence, épisode dont jamais ils n'ont reparlé mais qui symbolise la jeunesse perdue de leur patrie... C'est toute l’histoire de l’Algérie déchirée, depuis la conquête française jusqu'à l'indépendance, de l’enfance dorée et sensuelle aux horreurs de la torture et du terrorisme, qui défile dans les souvenirs du narrateur.

Jeudi 21

Des îles et des ailes. Spectacle poétique et musical de Jacques Ibanès et Christiane Barthes. Dans la thématique du voyage, l’île occupe une place privilégiée en tant que symbole de l’ailleurs, de l’isolement, du refuge secret, voire exotique. Bref du repli. Atteindre l’île par la voie aérienne qu’emprunte l’oiseau ou l’aéroplane, c’est lier l’île à la grâce de l’aile. Par ailleurs, aborder l’île (féminine) par la puissance de l’aile (dont l’archétype masculin avait bien été repéré dès l’antiquité), conduit immanquablement à évoquer le rapport amoureux. Le spectacle poétique et musical de 90’ proposé par Jacques Ibanès (récitant-chanteur guitariste) et Christiane Barthes (accordéoniste) fait s’entrecroiser ces différents thèmes des îles, des ailes et de l’amour. Au programme, des textes de poètes (Baudelaire, Verlaine, Prévert, Apollinaire, Cadou, Cavafy, Izzo, Saint-John Perse, Cabanellis) déclinés sur des musiques originales de Christiane Barthes d’autres poèmes (Max-Pol Fouchet, Aragon, Norge, Hugo, Louise Labé, mis en musique par Jacques Ibanèset des chansons (Félix Leclerc, Boby Lapointe, Ferrat, Brel, Testa, Paolo Conte et Brassens).
Christiane Barthes est diplômée du conservatoire d’Arcueil et a suivi des études de musicologie à l’université de Paris VIII. Elle a créé son école de musique (piano, accordéon chromatique, chant) à Narbonne. Elle est la fondatrice de l’association Art et Musique en Languedoc et de l’ensemble Inter’mezzo.
Jacques Ibanès est guitariste et auteur-compositeur-interprète. Son répertoire est composé de chansons à texte et de poèmes mis en musique. http://perso.orange.fr/ibanes

Lundi 25

Rencontre avec Jean-Luc Moreau: Camus l’intouchable. «Sans remettre en cause la légitimité des hommages rendus de son vivant comme après sa mort à Albert Camus, ce serait une faute d’exclure du champ de la réflexion les critiques émises à l’époque contre lui. Il est temps de rendre à lui-même l’auteur des Justes et de La Peste ». (Ecriture/Neige, 2010).
Intouchable, celui que Francis Jeanson avait surnommé " le grand prêtre de la morale absolue " ? Infaillible, celui qui refusa de succomber aux sirènes du compagnonnage politique ? Inattaquable, celui qui n'a cessé d'attirer les objections des intellectuels de son temps ? Journaliste engagé et auteur discuté, Albert Camus (1913-1960) n'a cessé de susciter des polémiques dont le Nobel de littérature, attribué en 1957, ne l'a pas protégé. Mais, si l'on se souvient de sa dramatique rupture avec Sartre au sujet de L'Homme révolté, d'autres controverses - avec André Breton, Roland Barthes, Georges Bataille ou Raymond Guérin - sont tout aussi caractéristiques du débat sur la révolte humaine propre aux années 1950. L'aura qu'une certaine postérité lui a conférée, Camus n'en a pas toujours joui de son vivant, lui dont furent parfois mises en cause l'honnêteté intellectuelle, la rigueur morale ou la déontologie. Le temps n'est-il pas venu de " désenclaver Camus de son mythe " pour le rendre à lui-même ? Tel est l'objet de l'enquête menée par Jean-Luc Moreau, qui replace Albert Camus face à ses contradicteurs, confrontant ses répliques à leurs critiques.

Mardi 26

Gilbert Clamens: récital de guitare espagnole. «L’exécution est brillante, limpide, virtuose sans ostentation. Clamens fait plus qu’évoquer l’Espagne: il la re-crée, avec grâce, avec duende, avec maestria.» Vicente Pradal.
«La guitare est une partie essentielle de l’inspiration des musiciens espagnols. Sa présence s’étend sur toute l’œuvre d’Albeniz, de Turina, et plus encore, de Falla. Ils sont tous trois hantés par cet instrument au point qu’une part importante de leur travail consiste à rechercher tous les moyens pianistiques pour retrouver la sonorité d’un instrument à cordes pincées. Falla vouait à la guitare un amour et un respect profonds qu’il exprima à plusieurs reprises : «Comment ne pas affirmer que, parmi les instruments à cordes avec manche, la guitare est le plus complet et le plus riche de par ses possibilités harmoniques et polyphoniques?». Lors d’un séjour parisien, il se lie d’amitié avec le guitariste Angel Barrios, originaire de Grenade.
Dans ses créations modelées par une profonde connaissance du cante jondo, Falla s’inspire continuellement de l’écriture de la guitare, tant dans les dispositions des accords que dans certaines formes mélodiques. C’est bien cet instrument qui fournit l’essentiel des harmonies des sept chansons populaires, et son âme transparaît dans la plupart de ses œuvres d’inspiration andalouse comme Le Tricorne, et surtout L’Amour sorcier. On peut d’ailleurs en juger par la richesse des transcriptions que ces pièces ont suscitées. Mais l’orchestre sec et âpre de L’Amour sorcier ne vise-t-il pas tout simplement à être une grande guitare ? Alors, doit-on parler dans ce cas précis de «transcriptions» ou au contraire de réécriture ? Pour ce programme, j’ai retenu deux danses particulièrement représentatives de ce que l’on pourrait appeler «l’art de la guitare chez Falla», mais aussi une série de pièces d’Albéniz illustrant ce propos.
La guitare espagnole est celle du drame, de l’ombre et du nocturne dans laquelle le rasgueado fait jaillir ses gerbes étincelantes. Mais si cette musique est peuplée de songes, de maléfices, et parfois de violence, elle peut être aussi empreinte de rêverie, de douceur et colorée comme un printemps andalou.» Gilbert CLAMENS

Mercredi 27

Jean Ferrat: de la Montagne à la Môme; récital de Nicole et Jean-Charles Vasquez. Pour faire davantage connaissance avec le poète et l’artiste qui disait: «J'ai toujours essayé de dire ce que je pensais» http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8868.asp
En 2009, l’Atelier Imaginaire prévoyait de donner un coup de chapeau à Jean Ferrat durant sa 26ème Quinzaine littéraire et artistique. L’artiste est décédé depuis, le 13 mars dernier, en Ardèche. Pour saluer sa mémoire, Nicole et Jean-Charles Vasquez qui, en toute simplicité, ont eu l’occasion de se produire devant lui à Antraigues-sur-Volane en 2007 et font désormais partie des amis de l’artiste, qui y sont domiciliés ou sont associés à son festival, étaient tout indiqués pour cet hommage.
A noter: le couple se produira également au Palais des Congrès de Lourdes, le jeudi 21 octobre, à 20h45, pour chanter les poèmes d’Aragon mis en musique par Jean Ferrat (cf. présentation de la soirée dans les programme des Journées Magiques).


SOIREES DU MERCREDI
JUILLAN, 20 h 45
Salle en gradins de l’école maternelle
avec le concours de la municipalité

13 octobre. Jean Ferrat: de la Montagne à la Môme; récital de Nicole et Jean-Charles Vasquez.

20 octobre. … Autour de Django. A l’occasion du centième anniversaire de la naissance de Django Reinhardt, un retour aux sources du jazz acoustique «inventé» par le guitariste virtuose manouche, un temps réfugié à Lourdes durant la Seconde guerre mondiale. Avec Swing’65: Sébastien Cabos, Alain Escaffre, Philippe Pierre-Huerta, Jean-Claude Pique et Coline Potut.

27 octobre. Duo Sostenuto: Des deux côtés des Pyrénées. La flûte traversière, symbole de l'élégance française, et la guitare, emblème de l'Espagne, célèbrent les deux versants pyrénéens, avec Marie-Laure Bouillon et Benoît Roulland.

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EXPOSITIONS

10-30 octobre
Palais des Congrès
LOURDES

VISAGES D’ECRIVAINS, PORTRAITS DE VOYAGEURS
Dessins de Martine LE COZ ; textes de Joël SCHMIDT

Pour célébrer l’entrée dans le 3ème millénaire, les éditons du Rocher ont publié en 2002 un superbe ouvrage sur beau papier intitulé «Visages de voyageurs», sous la signature de Martine Le Coz et de Joël Schmidt. Le livre donne à voir et à lire 120 portraits d’écrivains du 20ème siècle. Abandonnant la plume pour le crayon, le fusain ou le pinceau, Martine Le Coz s’est laissée guider par son admiration ou sa perplexité pour des personnes qui «écrivent ou ont écrit», qu’elle n’a pas nécessairement rencontrées, vers lesquelles ses sentiments personnels ne la poussaient pas toujours, mais dont le visage la fascinait. L’originalité de l’ouvrage réside également dans le compagnonnage harmonieux établi avec Joël Schmidt, qui commente chaque portrait, en «quelques lignes, légères et rapides» afin de ne pas «emprisonner» l’Autre, d’en préserver lui aussi l’énigme, «l’intimité mystérieuse».
En découvrant cette galerie de portraits, l’Atelier Imaginaire a souhaité l’offrir à son tour sous forme d’exposition. Cette dernière n’existant pas, l’association s’est appliquée à la créer tout en demandant à ce que figurent quelques nouveaux visages. Puis, nécessité faisant loi, 40 dessins ont été retenus, parmi lesquels ceux de Simone de Beauvoir, Beckett , Bernanos, Borges, Breton, Italo Calvino, Camus, Michel del Castillo, Céline, Césaire, Georges-Emmanuel Clancier, Cocteau, Albert Cohen, Annie Ernaux, Max-Pol Fouchet, Patrick Grainville, Julien Gracq, Jean Guitton, Ionesco, Kafka, Le Clézio, Mauriac, Michaux, René de Obaldia, Péguy, Edmonde-Charles Roux, Sagan, Saint-Exupéry, Sartre, Supervielle, Troyat, Boris Vian, Vercors, Yourcenar…
* Cette exposition conçue et réalisée par l’Atelier Imaginaire, en collaboration avec les auteurs et la Médiathèque de la communauté de communes du Pays de Lourdes, a été présentée pour la première fois dans l’espace artistique de la Médiathèque en octobre 2008.


15-30 octobre
Maison de la Vallée
LUZ-ST-SAUVEUR

PARTIR
Photographies de Luca PERENO

Luca Pereno est Italien. A 39 ans, sac au dos, il a visité 35 pays durant ses vacances. Au mois d’août, il était à Cuba, toujours en quête d’images et d’émotions, à la recherche de l’homme dans ses cultures variées, colorées, originales, hors des sentiers battus et rebattus. Humblement, pour garder une trace de ses voyages, pour partager ses souvenirs avec les autres, il a pris des photos. Ni poète, ni artiste, ni professionnel, il n’envisageait pas de les exposer. Un concours de circonstances l’a conduit à rencontrer l’Atelier Imaginaire, qui a été séduit aussitôt par la qualité du regard et l’esprit qui l’orientait. L’idée de les offrir au public, avec pout fil conducteur, le voyage, le fait de partir, de se mettre en mouvement, a été retenu. «Partir» est le thème qui lie chaque photo. Cependant, comme le pensait Don Helder Camara , en comprenant que partir ce n'est pas seulement dévorer des kilomètres, traverser les mers ou voler à des vitesses supersoniques, mais d'abord s’ouvrir aux autres, les découvrir, les rencontrer. Chaque photo constitue un moment de découverte: une école de Tibétains au Ladakh, les rues de Katmandou, des villages d’Ethiopie, les couleurs de Varanasi, les marchés de la Bolivie ou du Sénégal…
* Cette exposition originale a été présentée pour la première fois au Palais des Congrès de Lourdes en octobre 2009.

LES ATELIERS DE L’ATELIER

L’Atelier Imaginaire organise divers ateliers d’écriture, d’expression artistique et d’échanges littéraires pendant la quinzaine culturelle. Ces ateliers durent de deux à trois heures. Leur fonction est ludique avant tout, avec des propositions d’écriture ou d’expression orale brève. Ils permettent de dialoguer avec des écrivains ou comédiens reconnus pour leur compétence en la matière.
Ilsse dérouleront entre autres le dimanche 17 et le mercredi 20 octobre dans l’après-midi, à Lourdes et à Tarbes principalement. Les intervenants seront les écrivains Abdelkader Djemaï et Christian Moncelet ainsi que les comédiens Florant et Jean-Pierre Gaillard.
Ilsseront organisés en fonction du nombre de demandeurs, que ce soit à titre individuel, collectif ou associatif. Grâce aux partenaires institutionnels de l’association, ils sont en accès libre, et ne nécessitent donc aucun droit d’inscription. Mais, pour être sûr d’être accueilli, il conviendra de s’annoncer par téléphone ou fax au 09 77 60 81 05 ou par courriel à atelier.imaginaire@wanadoo.fr . Il est possible de participer à plusieurs ateliers.
Des précisions sur les lieux, les dates et les horaires seront données à compter de la mi-septembre dans la presse et le site de l’Atelier Imaginaire: www.atelier-imaginaire.com
A noter: «les ateliers de l’Atelier» organisés dans le cadre des Journées Magiques le vendredi 22 et le samedi 23 octobre avec la participation des écrivains composant les jurys internationaux du prix Prométhée de la nouvelle et du prix de poésie Max-Pol Fouchet.

LES SEANCES EN MILIEU SCOLAIRE
Ecoles, collèges & lycées des Hautes-Pyrénées
14-23 octobre

Du 13 au 22 octobre inclus, l’Atelier Imaginaire offre aux écoles, lycées et collèges haut-pyrénéens des récitals, petites leçons de théâtre, échanges sur l’art et la littérature avec des comédiens professionnels et des écrivains de renom. Documentalistes, professeurs et chefs d’établissement sont invités à prendre connaissance du programme et des propositions le jeudi 23 septembre, à 17h45, au Conseil Général de Tarbes. Documents de présentation et d’inscription peuvent être demandés à l’Atelier Imaginaire du 8 au 30septembre.


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