Quinzaine culturelle QUINZAINE CULTURELLE 2013 DE L'ATELIER IMAGINAIRE



QUINZAINE CULTURELLE 2013 DE L'ATELIER IMAGINAIRE

Calendrier actualisé le 20 septembre 2013

                                                                            8 – 23 octobre


Organisée à l’occasion de la présentation au Palais des Congrès de Lourdes de Mon royaume pour un livre* le dimanche 20 octobre, en présence d’une soixantaine d’écrivains et artistes, la 29ème quinzaine littéraire et artistique de l'Atelier Imaginaire se décline en deux temps : la Décade et les Journées Magiques.

Grâce au bénévolat des organisateurs, aux conditions consenties par les artistes et au soutien technique et financier des partenaires institutionnels de l’association, séances, expositions et spectacles sont partouten accès libre et gratuit.


  LA DÉCADE ET LES JOURNÉES MAGIQUES AU FIL DES JOURS… 


Le détail du programme de la Décade est en ligne à :
http://www.atelier-imaginaire.com/index.php?menu=1&page=6


Celui des Journées Magiques à :
http://www.atelier-imaginaire.com/index.php?menu=1&page=5


VENDREDI 27 SEPTEMBRE

18h30 - Médiathèque, Lourdes.
Inauguration de l’exposition «Rabelais, naturellement», ouverte au public jusqu’au 23 novembre.
Parce que «le rire est le propre de l’homme» et pour instaurer un dialogue plaisant et fécond avec le «buveur illustre» François Rabelais, «humaniste gaillard» et «moine iconoclaste», dix-huit panneaux présentent l’écrivain, l’œuvre et l’époque à travers une série d’approches thématiques. 
Conçue par le CRDP de Poitou-Charentes, l’exposition a été mise gracieusement à la disposition de l’Atelier Imaginaire par le CRDP des Hautes-Pyrénées.

Pour en savoir davantage:
http://www.renaissancefrance.org/rabelais/pages/impressions/imprabelais.html


MARDI 8 OCTOBRE


10h00 - Palais des Congrès, Lourdes.

Ouverture de l’exposition «D’Apollinaire à JMG Le Clézio», en accès libre jusqu’au 25 octobre.
Riche de 36 panneaux, l’exposition présente quelques grandes figures de la création littéraire du XXe siècle, de Guillaume Apollinaire à Jean-Marie Le Clézio, en passant par Marcel Proust, François Mauriac, André Malraux, Albert Camus, Jean Giono, Henri Michaux, Marguerite Yourcenar et Samuel Beckett entre autres. Elle est jalonnée de repères historiques permettant de suivre l’évolution littéraire en parallèle des révolutions qui ont bouleversé ce siècle de « bruit et de fureur » (Sélection de l’exposition Un siècle en toutes lettres créée en 1999 par l’association Confluences de Montauban).


18h30 - Université du Temps Libre, Tarbes
 (amphi STAPS)

Rencontre avec Vénus Khoury-Ghata - Auteur de 21 romans et de 21 recueils de poèmes, lauréate de plusieurs prix, dont le Grand prix de poésie de la SGDL, le Grand prix de poésie de l’Académie Française 2009 et le Goncourt de la poésie 2011 pour Où vont les arbres? Son dernier roman La fiancée était à dos d’âne (Mercure de France) a été sélectionné au printemps 2013 par l’académie du prix Renaudot parmi 14 ouvrages pour prétendre au prix annuel décerné au mis de novembre.
«Vénus Khoury-Ghata a une imagination tout orientale en liberté dans l'histoire et la littérature françaises. Poète, elle n'a pas tort de penser que pour donner à son roman et à son personnage principal force et couleurs, elle ne devait pas hésiter à employer des mots vifs et drus, des formules brillantes, des dialogues au plus près des lèvres. Quand, à Paris, Yudah raconte le désert, sa vie et ses sortilèges, ses hommes et ses bruits, cela sonne si juste et si bien que l'on est obligé de se rappeler que l’auteur a collectionné tous les grands prix de poésie. Et que, fille du Liban, elle a dû arpenter les déserts arabes.» (Bernard Pivot)
Site de l'UTL: http://www.utl-tb.info/


MERCREDI 9 OCTOBRE


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
Passion Hugo. Carte blanche à Jean-Claude Rieudebat. Il existe au moins deux bonnes raisons de revenir encore vers Hugo : d’abord parce que son répertoire est si vaste, si dense, si varié qu’il est de toutes les époques et de toutes les circonstances ; ensuite parce que voilà tout juste 170 ans cette année il s’en vint dans nos Pyrénées avec Juliette Drouet pour prendre les eaux à Cauterets lors de leur escapade amoureuse annuelle. Il en profita pour ressourcer son inspiration lyrique et métaphysique comme en atteste la quinzaine de poèmes retenus par le récitant juillanais.


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes 
Léo Ferré - Récital de Nicole et Jean-Charles Vasquez
, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition (17 chansons au programme, dont C’est extra, Pépée, Jolie môme, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?, Avec le temps, La mémoire et la mer, L’affiche rouge, Les anarchistes…).


20h45 - Espace culturel, école maternelle, Juillan.
Duo de jazz oriental. Sylvain Colin
(contrebasse, irish bouzouki, kaen) et Bouziane Moulila (oùd (luth oriental), nây (flûte de roseau), percussions. Le duo dévoile un univers poétique, mystérieux, intemporel, où la méditation est inséparable de l'humour. Son alchimie musicale est un savant mélange de compositions arabo-andalouses, de jazz et de créations personnelles. Résolument acoustique avec le oud, la contrebasse, le nay, les percutions sont jouées avec intensité. Animée par une curiosité voyageuse, la musique des deux artistes serpente à travers un monde fluide où se tissent l’improvisation du jazz et des thèmes orientaux.


JEUDI 10 OCTOBRE


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
Duo de jazz oriental. Sylvain Colin (contrebasse, irish bouzouki, kaen) et Bouziane Moulila (oùd (luth oriental), nây (flûte de roseau), percussions).
Le duo dévoile un univers poétique, mystérieux, intemporel, où la méditation est inséparable de l'humour. Son alchimie musicale est un savant mélange de compositions arabo-andalouses, de jazz et de créations personnelles. Résolument acoustique avec le oud, la contrebasse, le nay, les percutions sont jouées avec intensité. Animée par une curiosité voyageuse, la musique des deux artistes serpente à travers un monde fluide où se tissent l’improvisation du jazz et des thèmes orientaux.


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes

L’affaire Calas ou « Une victoire sur l’intolérance » racontée par José Cubero
(Éd. Cairn). Le 10 mars 1762, Jean Calas, un marchand protestant, meurt sur la roue, à Toulouse. Toute la ville est convaincue que Marc-Antoine, l'aîné de la famille, a été assassiné par les siens afin d'empêcher sa conversion au catholicisme. Portée par la haine des calvinistes, c'est le peuple qui, avec les juges, prononce la terrible sentence. Dès la mi-juin, le procès devient "affaire" par l'intervention de Voltaire qui, en 1763, publie son Traité sur la tolérance, menant une campagne d'opinion formidablement moderne à l'échelle de l'Europe qui aboutira à la réhabilitation des Calas par le Parlement de Paris. L’affaire, qui fut d'une époque et d'un lieu, demeure un événement créateur des valeurs dont se réclame toujours la démocratie.


VENDREDI 11 OCTOBRE


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
L’âme slave. Concert du Duo Sostenuto avec Marie-Laure Bouillon (flûte traversière) et Benoît Roulland (guitare). De la musique tzigane aux chansons populaires russes, des couleurs festives à la grandeur des pays nordiques, le programme lève un coin de voile sur l’univers sensible et passionné des pays de l’Est, grâce à des compositeurs qui ont puissamment gravé de leur empreinte l’histoire de la musique: Glinka, Rachmaninoff, Tchaïkovski, Dvorak, Brahms, Glazounov et Khatchatourian.


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes
Pierre Hossein. Concert en solo (guitares, balalaïka, mandoline, tar).
Carte blanche a été laissée au musicien pour faire vibrer son identité musicale, nourrie de multiples influences musicales (classique, blues, rock, funk, reggae, jazz, musiques populaires sud-américaines, russes, orientales…) Né à Paris, où il a suivi une formation de guitare classique auprès du maître Sébastien Maroto, l’artiste est établi dans les Hautes-Pyrénées depuis plusieurs années. Tout enfant, il s’est intéressé à la balalaïka, dont jouaient son grand père maternel et ses cousins lors de fêtes de famille. De son grand père paternel, Iranien d'origine, compositeur et musicien complet, il tient l’amour du Târ, dont il se dit qu'il est l'ancêtre de tous les instruments à cordes. 



DIMANCHE 13 OCTOBRE


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes

Et si on riait un peu ? Récital en poèmes et en chansons de Jacques Ibanès
. Pour lutter contre la morosité du temps, l’humour est une médication sûre. Pour réjouir le public, le récital déverse avec entrain et générosité mots d’esprit, drôleries, acrobaties verbales. Sportif, bucolique, flâneur, chatoyant, collectionneur, laborieux, coquin, il suscite la gaieté avec le concours facétieux de R. Queneau, J. Prévert, H. Michaux, René de Obaldia et les chansons de B. Lapointe, G. Brassens, Marcy et de Ch. Trenet.



LUNDI 14 OCTOBRE


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
Gourmandises. Une lecture délicieuse de Françoise Barret.
«Qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal?» demandait Brillat-Savarin…. «Le repas». Et voilà les mots et l’eau qui montent à la bouche, les aliments et les mots se savourent en un même lieu: le palais, doux mot pour le creuset de la bouche… Gourmand, gourmet, glouton, gastronome, que serait l’homme sans le repas? Une lecture épicée, où se mélangent en un même mijoté, littérature culinaire et contes savoureux.


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes
Contes fantastiques, avec Paule d’Héria et Isabelle Irène.
…« Oh ! Non, je n’ose pas dire ce qui arriva, personne ne me croirait, et l’on me prendrait pour un fou. » (Théophile Gautier). Soit, mais prêtons l’oreille car le fantastique est plein de délices surprenants. Avec Baudelaire, Gautier, Hugo, Maupassant, Nerval, Poe, laissons nous happer par la peur, les légendes, les superstitions, l’étrange, l’extraordinaire ; abandonnons la logique, la raison, le « réel » et, captivés par ces maîtres du récit, retrouvons le plaisir de frissonner.


MARDI 15 OCTOBRE

17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
Petites poèmes en prose de Charles Baudelaire.
Choix et lecture de Bruno Ruiz. «Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?» (C. B à Arsène Houssaye). Dans ces textes connus aussi sous le nom de Le spleen de Paris, le poète radicalise l'expérience décrite dans la section «Tableaux Parisiens» des Fleurs du Mal.


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes 

Plein Ouest., récital de Jacques Ibanès. «Quand approche l’équinoxe d’automne, j’emprunte les sentiers bretons. Des peuples d’oiseaux m’accompagnent et des bancs de nuages. Le tumulte des houles me tient lieu de musique et je marche durant tout le jour, escorté de leurs effluves». Avec des textes issus d’Instants bretons, de Jacques Ibanès, le récital célèbre en paroles et en musique les contrées atlantiques avec des poèmes de Lautréamont, Y. Elléouët, R-G Cadou, X. Grall, Ch. Le Quintrec, Guillevic, T. Corbière, et des chansons signées A. Leprest, L. Ferré, F. Leclerc, G. Couté et quelques autres.


18h30 - Université du Temps Libre, Tarbes (amphi STAPS)
Abdelkader Djemaï : «Une ville en temps de guerre »
(Le Seuil 2013). Inspiré par les souvenirs de jeunesse de l'auteur, le récit évoque les derniers mois de la guerre d'Algérie à Oran: attentats, départ en panique des Pieds-Noirs, armée française aux prises avec les nouveaux maîtres du FLN et les desesperados de l’OAS. Mais aussi, entre la vie et la mort, les rues affairées, les jeux, les cinémas de l'enfance, les lieux familiers, le visage des personnes aimées.
Site de l'UTL: http://www.utl-tb.info/


MERCREDI 16 OCTOBRE

17h30 - Palais des Congrès, Lourdes
Apollinaire, à l’occasion des cent ans de la publication d’Alcools. Récital de Jacques Ibanès. «Le guetteur mélancolique» est de ceux qui, avec Max Jacob et Blaise Cendrars, ont ouvert la voie de la modernité. Son recueil Alcools a inauguré une ère nouvelle dont les échos perdurent dans la poésie contemporaine. A travers des lettres, des poèmes et des chansons, le récital brosse le portrait du poète dans son action littéraire et ses nombreuses amours, à la veille de son engagement dans la Grande Guerre…


17h30 - Conseil Général, 6 rue Gaston Manent, Tarbes
Une saison en enfer d’Arthur Rimbaud. Lecture de Bruno Ruiz. «Prodigieuse autobiographie psychologique, écrite dans cette prose de diamant qui est la propriété exclusive de son auteur» (Verlaine), le recueil est un texte poétique fondamental. «Livre païen», «livre nègre»,il se compose de récits en prose, d'«histoires atroces», que l’auteur présente comme un carnet de damné, et qui semble raconter une descente aux enfers et une remontée vers une sorte de résurrection. Rimbaud, qui a 19 ans alors, y dit sa lutte pour dépasser l'«horrible arbrisseau» du bien et du mal, l’élaborant en notes enfiévrées dont la «noire beauté» a marqué profondément Claudel, les surréalistes, Camus…


20h45 - Espace culturel, école maternelle, Juillan.
Le parti d’en rire avec Francis Blanche et Pierre Dac. Récital de Didier Le Gouïc, avec l’aimable participation de Jacques Ibanès. Les humoristes nous entraînent derrière le masque du rire et nous révèlent leur vision du monde et des hommes à l’aide de bons mots, poèmes, chansons, calembours, aphorismes, contrepèteries et autres plaisanteries.
   Francis Blanche et Pierre Dac ont formé un duo auquel on doit de nombreux sketches dontLe Sâr Rabindranath Duval (1957), et un feuilleton radiophonique,Malheur aux barbus!,diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter (deux cent treize épisodes), et publié en librairie cette même année; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titreSigné Furax(soit mille trente-quatre épisodes). Ces émissions furent suivies par de très nombreux auditeurs. Tous deux créèrent leParti d'en rire.
   Didier Le Gouïc, comédien, est un familier de l’œuvre des deux fantaisistes. Il continue de jouer dansNuit blanche chez Franciscréé à Paris par la Compagnie la Belle Équipe.


JEUDI 17 OCTOBRE

15h00 – Hôtel Le Padoue, Lourdes.
Ouverture officielle des Journées Magiques par Guy Rouquet, président-fondateur de l’Atelier Imaginaire.


16h00 -
Palais des Congrès, Lourdes.
Visite de l’exposition «D’Apollinaire à JMG Le Clézio». Riche de 36 panneaux, l’exposition présente quelques grandes figures de la création littéraire du XXe siècle, de Guillaume Apollinaire à Jean-Marie Le Clézio, en passant par Marcel Proust, François Mauriac, André Malraux, Albert Camus, Jean Giono, Henri Michaux, Marguerite Yourcenar et Samuel Beckett entre autres. Elle est jalonnée de repères historiques permettant de suivre l’évolution littéraire en parallèle des révolutions qui ont bouleversé ce siècle de «bruit et de fureur» (Sélection de l’exposition Un siècle en toutes lettres créée en 1999 par l’association Confluences de Montauban) (opération 2000 jeunes).


16h30
- Palais des Congrès, Lourdes.
Christiane Baroche dit sa passion pour la nouvelle. Christiane Baroche est née à Paris, où elle réside. Biologiste et chercheur de 1958 à 1999 (principalement à l’Institut Curie), elle est écrivain depuis 1975, suite à divers concours de circonstances qui l’ont conduite à écrire pour la Quinzaine Littéraire, puis à lire des manuscrits pour Gallimard, de 1972 à 1985. Elle affectionne tout particulièrement les nouvelles depuis la lecture, à l’âge de huit ans, des Sabines de Marcel Aymé, qu’elle évoque longuement dans Le Livre d’où je viens édité en 2012, sous l’égide de l’Atelier Imaginaire, par le Castor Astral. Un genre pour lequel elle a été trois fois primée : prix Drakkar en 1975 pour Les Feux du large (Gallimard) , Goncourt de la nouvelle en 1978 pour Chambres avec vue sur le passé (Gallimard) et Grand Prix de la nouvelle de la Société des Gens de Lettres (SGDL) en 1994 pour Bonjour, gens heureux, nouvelles (Julliard). Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, critique littéraire, essayiste, romancière, elle est très engagée dans la vie littéraire, notamment à la SGDL, où elle a créé en 2012 le prix du Premier recueil de nouvelles destiné à récompenser un nouveau talent.
Pour en savoir davantage: http://www.m-e-l.fr/christiane-baroche,ec,655


17h30 - Palais des Congrès, Lourdes.
Abdelkader Djemaï raconte Zorah sur la terrasse (Matisse à Tanger) avec le concours du comédien Daniel Crumb. Henri Matisse débarque à Tanger en janvier 1912 avec son épouse Amélie. Il y découvre une palette de lumières et de paysages qui seront source d’émotions nouvelles. Il fait la connaissance de Zorah, une jeune prostituée qui deviendra son modèle. Dans une lettre adressée au peintre, Abdelkader Djemaï entremêle fiction et histoire, souvenirs de sa propre enfance à Oran et évocation du séjour du peintre en terre marocaine. Un récit illustré à deux voix pour dire la beauté d’une œuvre et d’un pays.
   Né à Oran en 1948, installé en France depuis 1993, Abdelkader Djemaï a publié récemment au Seuil, outre Zorah sur la terrasse en 2010, Un moment d'oubli (2009), La dernière nuit de l'Emir (2012) et Une ville en temps de guerre (2013). En 2006, au terme d’une résidence d’écrivain dans les Hautes-Pyrénées réalisée sous l’égide de l’Atelier Imaginaire, il a publié aux éditions Le Castor Astral Pain, Adour et fantaisie(chroniques).


17h30 - Conseil Général, Tarbes (dans le cadre de la Décade, hors Journées Magiques).
Cahiers d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire. Lecture du comédien Jean-Pierre Gaillard. Sorte de long poème en prose à la manière d'Une saison en enfer de Rimbaud et des Chants de Maldoror Lautréamont, le texte est né d'une crise morale et spirituelle que traversa le poète alors qu'il préparait l'agrégation à Paris. Autobiographique comme le mot «cahier» dans le titre le laisse entendre, il raconte un parcours initiatique qui conduit le narrateur-récitant du rejet de soi-même, de son histoire (noir, fils de colonisé, petit-fils d'esclave déporté) et de sa géographie («cette ville inerte et ses au-delà de lèpres, de consomption, de famines, de peurs tapies dans les ravines...») à l'acceptation de son être.


20h30 -
Palais des Congrès, Lourdes.
Rencontre avec Alain Absire; lecture de Ce soir, je tue John Lennon par Didier Le Gouïc.
Alain Absire est romancier, nouvelliste, auteur pour la jeunesse et essayiste. A travers la Bible illustrée par Gustave Doré et Michel Strogoff, il se découvre très tôt une passion pour les aventures imaginaires. Il commence par écrire pour le théâtre avant de venir au roman à la fin des années 70. Passant avec gourmandise de l'époque du Christ en Palestine avec Lazare ou le Grand sommeil au monde d'aujourd'hui, il poursuit le fil de nombreux récits où, à la quête de son rachat, l'homme est confronté à sa propre culpabilité. Amoureux de l'Italie, il a publié une trilogie romanesque sur Florence (Alessandro ou la guerre des chiens), Naples (Les Noces fatales) et Rome (Lapidation). Prix Femina en 1987 pour L'Égal de Dieu, traduit en plusieurs langues, il est l’auteur de trente-cinq ouvrages, dont : Jean S., en 2004, Au voyageur qui ne fait que passer et Deux personnages sur un lit avec témoins, en 2006, Saga italienne suivi par François d'Assise et le sultan, en 2008. Il est aussi l’auteur une trilogie romanesque pour adolescents : Le chevalier à l’armure d’argent (2009-2011). Fortement engagé en faveur des droits des auteurs, il a présidé la Société des Gens de Lettres de 2002 à 2010, dont il demeure un administrateur, et, depuis juillet 2013, préside la Société des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia).
   La nouvelle Ce soir, je tue John Lennon, qui sera lue à voix haute par le comédien Didier Le Gouïc, est inédite. Elle paraîtra dans le recueil Tout le monde s’aime publié aux Éditions Fayard en janvier 2014.


22h00 – Palais des Congrès, Lourdes.
Musiques du monde. Concert du trio Dû o hazar avec Nino Ferrer (contrebasse), Pierre Hossein (guitare, mandoline, balalaïka, târ) et Julien Salün (accordéon). S’inspirant de musiques populaires, des Carpates aux montagnes de l'Oural, les musiciens font résonner les mélodies joyeuses et dansantes de ces régions, mais le voyage va au-delà, avec des influences parfois venues d'Iran, autre terre de forte tradition musicale.
   Pierre Hossein, d'origine russe et iranienne, est né à Paris, où il a suivi une formation de guitare classique auprès du maître Sébastien Maroto, au conservatoire du 8e arrondissement. Tout enfant, il s’est intéressé à la balalaïka, dont jouaient son grand père maternel et ses cousins lors de fêtes de famille. De son grand père paternel, Iranien d'origine, compositeur et musicien complet, il tient l’amour du Târ, dont on dit qu'il est l'ancêtre de tous les instruments à cordes (Târ signifie cordes en dialecte persan). Sa musique est nourrie d’apports multiples (blues, rock, funk, reggae, jazz, musiques populaires sud-américaines, russes, orientales).
   Nino Ferrer, Bigourdan d'origine espagnole, contrebassiste talentueux et généreux, est un musicien de jazz avant tout, qui s’est produit avec les plus grands: Bernard Lubat, Robert Kaddouch , André Minvielle…
   Le jeune Julien Salün est un musicien accompli, aussi à l'aise avec une guitare dans le style manouche (ses premières amours) que dans les musiques des Balkans avec son accordéon, dont il a fait l'apprentissage chez des maîtres de l’instrument, lors de ses nombreux voyages en Roumanie. Ses interprétations et compositions sont nourries aussi d’autres influences, comme celles de la chanson française, du tango et du jazz.  


VENDREDI 18 OCTOBRE


9h30 - Hôtel Le Padoue, Lourdes.
Les ateliers de l’Atelier. Débats sur la nouvelle, la poésie, l’édition et la création littéraire avec les écrivains associés aux projets et réalisations de l’Atelier Imaginaire.


14h30 - Palais des Congrès, Lourdes.
Thérèse Desqueyroux. Projection du film de Claude Miller interprété par Audrey Tautou et Gilles Lellouche. Avec Le nœud de vipères, Thérèse Desqueyroux est le roman le plus célèbre de François Mauriac. Il est paru en 1927 et a été adapté au cinéma par Georges Franju en 1962 avant de l’être par Claude Miller en 2012. Dans son livre, François Mauriac romance l'histoire initialement tirée d'un fait divers, celle d'une femme qui a tenté d'empoisonner son mari à l’arsenic, mais en vain. Pour éviter que le scandale éclate, son mari, préférant que l'affaire soit étouffée, la disculpe devant le tribunal qui, du coup, prononce un non-lieu. Le roman s'ouvre sur la fin du procès. Le narrateur fait ensuite un retour en arrière pour raconter le parcours de la meurtrière, suggérant ce qui l'a amenée à essayer d'attenter à la vie de son mari.

Pour en savoir davantage sur le film et les raisons de son adaptation, se reporter au site du film, qui comprend de longs entretiens avec Claude Miller, Audrey Tautou et Gilles Lellouche: http://www.ugcdistribution.fr/film/therese-desqueyroux_200


16h30 – Palais des Congrès, Lourdes.Du roman de François Mauriac à son adaptation pour le cinéma, avec la participation de Martine Le Coz, Jean-Pierre Lemaire et Joël Schmidt, écrivains, qui, outre leurs impressions sur le film de Claude Miller, livreront leurs réflexions sur le rapport du livre au cinéma.

17h30 – Conseil Général, Tarbes (dans le cadre de la Décade, hors Journées Magiques).
L’Émir Abdelkader
(1808-1883) raconté par l’écrivain Abdelkader Djemaï, auteur de La dernière nuit de l’Émir (Le Seuil, 2012). Abd-El-Kader, né près de Mascara en 1808, était un fin lettré qui n’a cessé de développer sa culture au cours de sa vie (des sciences religieuses à l’astronomie et à la médecine...). Platon et Aristote, AI-Ghazâli, Ibn Rushd et Ibn Khaldûn lui étaient familiers. En 1826, il découvre l’Orient en se rendant à La Mecque avec son père. Après la prise d'Alger en 1830, Si Mahieddine et son fils Abd-El-Kader participent à la résistance. Abd-El-Kader se distingue par son courage et son intelligence. Investi en qualité d’Émir par une grande assemblée réunie près de Mascara en 1832, il s'engage à diriger la guerre contre l'occupant; il organise l’État national, constitue le gouvernement, désigne les Khalifas pour administrer les provinces, crée une armée régulière, lève les impôts et rend la justice. Le traité de la Tafna, signé en 1837, lui permet de contrôler l'ouest, le Titeri et une partie de l'algérois. Cependant, ce traité donne lieu à des contestations et la guerre reprend en 1839. Bugeaud pratique la méthode de la « terre brûlée »... L’Émir résiste et remporte de brillants succès. Mais le pays est ruiné, les tribus sont épuisées, le soutien du Maroc fait défaut. L’Émir décide alors d'arrêter la guerre et choisit l'exil (déc. 1847). Le gouvernement français ne respectant pas son engagement de le transporter en Orient, il est conduit à Toulon puis à Pau et Amboise. Il est prisonnier d'État jusqu'en 1852, date à laquelle Napoléon III le libère. L’Émir finit par se fixer à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de rares voyages, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l'enseignement et aux œuvres de bienfaisance. En 1860, lors des émeutes de Damas, il s'illustre en sauvant des milliers de chrétiens du massacre. Célèbre et honoré, il meurt en 1883. Une foule immense assiste à ses funérailles. Plus d’un siècle après, l’homme continue de susciter respect et estime des deux côtés de la Méditerranée. 


17h45 –
Médiathèque, Lourdes (opération 2000 jeunes)
Visite de l’exposition: «Rabelais, naturellement» - Parce que «le rire est le propre de l’homme» et pour instaurer un dialogue plaisant et fécond avec le «buveur illustre» François Rabelais, «humaniste gaillard» et «moine iconoclaste», dix-huit panneaux présentent l’écrivain, l’œuvre et l’époque à travers une série d’approches thématiques.
Conçue par le CRDP de Poitou-Charentes, l’exposition a été mise gracieusement à la disposition de l’Atelier Imaginaire par le CRDP des Hautes-Pyrénées. 


20h45 –
Théâtre des Nouveautés, Tarbes
La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Choix et lecture du comédien Jean-Luc Debattice. Publié en 1534 sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais), Gargantua est le deuxième des cinq grands livres de François Rabelais. D’une structure comparable à celle de Pantagruel (1532), il conte les années d’apprentissage et les exploits guerriers du géant Gargantua. Plaidoyer pour une culture humaniste contre les lourdeurs d’un enseignement sorbonnard figé, l’ouvrage est aussi un roman plein de verve, d’une grande richesse lexicale, et d’une écriture souvent crue.
«Dans un monde où hommes et géants se côtoient, les situations insolites ne manquent pas : «A boire!» s'écrie Gargantua tout juste sorti de l'oreille de Gargamelle, sa mère! Dérèglements, démesures, désordres sont ici maîtres de tout : tel ce corps peuplé de planteurs de choux ; telle cette abbaye sans foi ni loi où le vin coule autant que, du haut de Notre-Dame, l'urine de Pantagruel sur les passants ; tel encore le génie de Gargantua s'exerçant dans l'art du "torche-cul"... Jouant à parodier tout ce qu'il touche, Rabelais nous invite à suivre, depuis la prime enfance jusqu'à l'âge de raison, les péripéties burlesques de deux géants, aux prises avec une réalité des plus ordinaires : la guerre, l'ignorance des uns, la vanité des autres. Penser l'homme et le faire penser : voilà ce que Rabelais espère de ses " amis lecteurs.»

   Né en 1947 à Liège, Jean-Luc Debattice est comédien, auteur-compositeur et interprète. Il a travaillé sous la direction de nombreux metteurs en scène, dont Claude Confortès, André Steiger, Benno Besson ou Heinz Schwartzinger. Sa voix incomparable et son jeu font de lui un acteur exceptionnel. Très attaché à l’Atelier Imaginaire, il répond pour la septième fois à son invitation. Il a accepté de se replonger dans l’œuvre de Rabelais pour en extraire les passages de son choix et être ainsi en résonance avec l’exposition «Rabelais, naturellement» présentée à la Médiathèque de Lourdes du 26 septembre au 23 novembre. 

22h00 – Théâtre des Nouveautés, Tarbes.
Herencia. Récital de Paloma (chant), Rafael (piano) et Vicente Pradal (guitare, chant), avec Emmanuel Joussemet (violoncelle).

Vicente Pradal, «compagnon de songes» de l’Atelier Imaginaire, est régulièrement invité par l’association pour offrir au public ses compositions sur les vers des grands poètes d'Espagne: Lorca, Machado, Hernández ou les Sud-américains Borges et Neruda. Le quatuor Herencia nous offre aussi quelques "palos" du Flamenco qui demeure le socle de leur répertoire ainsi que quelques standards latinos au gré de leur inspiration du moment.

«Le flamenco, ils l'ont dans le sang, les oreilles et le cœur. Ça se voit, ça se sent et ça s'entend. « Ils », c'est la famille Pradal, qui se produit accompagnée d'Emmanuel Joussemet. Réunis sur scène, le père, le fils et la fille perpétuent l'héritage flamenco en l'agrémentant de leur particularité : un souci extrême de la musicalité et un attachement indéfectible pour la littérature classique. Il en découle une chanson flamenca reconnaissable et réjouissante, placée sous le signe de l'héritage. C'est le titre du spectacle comme du disque : «Herencia».

La salle est comble, archicomble. Il ne reste plus un strapontin de libre. En silence, avec une solennité digne, les musiciens prennent place. Posément, Vicente Pradal présente brièvement le récital, composé d'extraits de ses derniers opus et complété par quelques nouveautés. Un instant silencieux, puis les premières notes se font entendre... Elles viennent de loin. Du plus éternel de la culture flamenca, mais surtout du plus profond de leurs âmes. C'est une musique pénétrante qui s'élève de la scène. On est rapidement saisi par le fragile et contradictoire équilibre entre retenue et abandon, si propre au flamenco puro.» Nicolas Belaubre
Pour lire la suite de l’article du 8/2/2011: http://www.lestroiscoups.com/article-herencia-cree-et-interprete-par-vicente-pradal-critique-de-nicolas-belaubre-theatre-sorano-a-toulouse-66733707.html
Site officiel de Vicente Pradal:  http://www.vicentepradal.com/accueil.html


SAMEDI 19 OCTOBRE

9h30 - Hôtel Le Padoue, Lourdes.
Les ateliers de l’Atelier. Débats sur la nouvelle, la poésie, l’édition et la création littéraire avec les écrivains associés aux projets et réalisations de l’Atelier Imaginaire.


14h15 -
Bonnemazon. L’Escaladieu.
Visite de l’abbaye - Fondé au XIIème siècle, le site, fleuron cistercien, appartient désormais au Conseil Général des Hautes-Pyrénées, qui y développe un vaste programme de restauration ainsi qu’une offre culturelle variée


15h00 - Bonnemazon. L’Escaladieu.
Occitanie et occitan: grandeurs et misères, avec Yves Rouquette et Éric Fraj.
   Ã‰ric Fraj, vit près de Muret, où il enseigne l’occitan et la philosophie. Il chante aussi, essentiellement en occitan, mais aussi en castillan et en catalan, des poèmes de grands auteurs, comme Jean Boudou, André du Pré ou José-Maria Caballero qu'il a mis en musique à la guitare, et parfois des textes de son cru, aux couleurs méditerranéennes. En 2000, il a interprété le rôle du troubadour Jaufre Rudel dans L’Amour de Loin, un spectacle écrit et mis en scène par le Vicente Pradal.
   Yves Rouquette, né à Sète, est installé en Aveyron, avec son épouse, l’écrivain Marie Rouanet. Il a vécu trente ans à Béziers où il a créé la maison de disques Ventadorn au service de la nouvelle chanson d’oc et la médiathèque consacrée à l’occitan, devenue le CIRDOC. Il a publié une quarantaine d’ouvrages en occitan mais aussi en français, parmi lesquels des poèmes, des romans, des nouvelles, des essais, des traductions de Giono, Delteil, Vittorini, Valéry, Follain, Temple, Guillevic…), des centaines d’articles dont, depuis 14 ans, ceux de sa chronique dominicale dans La Dépêche du Midi.


16h30 -
Bonnemazon. L’Escaladieu.
Operita Trio. Concert de Marie-Laure Bouillon (flûte traversière), Benoît Roulland (guitare) et Emmanuelle Naharro (soprano). L'histoire de l'Operita Trio a commencé en 2007 par une rencontre pour un spectacle de contes musicaux. Comme par magie, tout s'est passé comme si ces trois-là, se connaissaient et jouaient ensemble depuis toujours. Entre leDuo Sostenuto (Marie-Laure Bouillon et Benoît Roulland), formation de musique de chambre incontournable, invitée dans de nombreux festivals et Emmanuelle Naharro, talentueuse soprano qui a chanté sous la direction des chefs les plus prestigieux (Seiji Ozawa, Georges Prêtre, James Conlon, Yutaka Sado…), l'entente et la cohésion sont parfaites. La suite se fait tout naturellement : les premiers concerts grâce aux magnifiques arrangements de Benoît Roulland pour la formation, l'engouement sans retenue du public, puis l'envie de garder en mémoire tous ces sons, cette musique, ces émotions intenses qu'ils créaient ensemble, avec leur premier enregistrement "La Maja y el Ruisenor".
Le trio, chaleureusement applaudi durant les Journées Magiques d’octobre 2010, a triomphé dans différents festivals (Musicales d'Hossegor, Festival des Petites églises de montagne en présence de la Présidente d'honneur Mady MESPLE, Estivales de Luchon, Festival Guitare en Picardie) dans un programme intitulé «Du Guadalquivir au Rio de la Plata» consacré à la musique hispanique avec des airs de Zarzuela et un hommage à de grands poètes espagnols et latino-américains.

20h30 – Palais des Congrès, Lourdes.
Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua. Choix et lecture du comédien Jean-Luc Debattice. Publié sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier Pantagruel est le premier des cinq grands livres de François Rabelais. Le géant Pantagruel, fils de Gargantua et Badebec, et son ami Panurge sont les héros de cette farce éclairée qui mêle l’humour, le délire d’imagination et l’ouverture d’esprit, opposant le Moyen Âge obscurantiste à l’extension des savoirs de la Renaissance.
Dans le prologue, Rabelais s’adresse directement au lecteur pour lui présenter son ouvrage et son héros. Il annonce aussi bien les aventures de Pantagruel que le succès d’un livre «un peu plus équitable et digne de foi» que ne l’est la Bible! Il apostrophe aussi le lecteur en le menaçant de mille tortures si ce denier ne croit pas au récit qui va suivre. Le ton est donné et Rabelais va s’y tenir tout le long du récit, qui, commençant par celui des origines de Pantagruel, remonte à son ancêtre, Urtaly, le premier des géants, qui ne put entrer dans l’Arche de Noé à cause de sa taille… 


22h00 –
Palais des Congrès, Lourdes.
Sevilla. Duo de guitares espagnoles avec Gilbert et Aurélien Clamens.
   «L’exécution est brillante, limpide, virtuose sans ostentation,Clamens fait plus qu’évoquer l’Espagne: il la re-crée avec grâce, avec «duende», avec maestria.» (Vicente Pradal)
   «La guitare est une pointe sèche. Elle crépite. C’est une rosace de grillon et l’étoile sanglante dont le chant du cantaor flamenco découle. La guitare est également une couleur, des rythmes, un squelette de musique et surtout un tactus idéal.» La guitare espagnole est aussi celle du drame, du mystère de la nuit dans laquelle le rasgueado fait jaillir ses gerbes étincelantes. Mais si cette musique est peuplée de songes, de maléfices, et parfois de violence, elle peut être aussi empreinte de rêverie, de douceur et colorée comme un printemps andalou.
Après la présentation du CD «Memento» paru en 2001, Gilbert Clamens propose un concert de guitares à l'occasion de la sortie de son nouvel album «Sevilla» édité par Quantum classics. Pour ce programme, où l'émotion, toujours palpable, laisse exploser le feu d'une énergie à laquelle l'auditeur ne peut résister, il interprètera avec son fils Aurélien, quelques-unes des plus belles pages de la musique espagnole signées par les grands maîtres du début du XXème siècle: I. Albeniz, J.Turina, M. de Falla, E. Granados,….mais aussi quelques surprenantes nouveautés.


DIMANCHE 20 OCTOBRE

10h30 – Palais des Congrès, Lourdes.

                                                       "Du Livre d’où je viens à Mon royaume pour un livre."
   
     «J’ai toujours été fasciné par le destin de l’enfant de Belcourt, pupille de la nation, né d’une mère analphabète «dans un quartier ouvrier» d’Alger, que rien ne prédisposait à recevoir un jour le prix Nobel de littérature et à demeurer sans doute pour longtemps encore une référence majeure de la vie intellectuelle. Et c’est en songeant à la manière dont Albert Camus, encore adolescent, se résolut à devenir écrivain après avoir été «initié au désenchantement» et hissé «au plus haut point de l’âme» grâce à sa lecture des
Îles de Jean Grenier, qu’a cheminé en moi l’idée de demander aux auteurs qui m’accompagnent dans l’aventure de l’Atelier Imaginaire depuis une bonne décennie pour la plupart de raconter l’illumination qui les a décidés à vouloir s’engager à leur tour sur la voie de l’écriture.
   
     Cette idée a été concrétisée une première fois en octobre 2012 dans
Le Livre d’où je viens, grâce à seize contributions originales, publié aux Éditions Le Castor Astral. La voici confirmée dans Mon royaume pour un livre, préfacé par Joël Schmidt, avec dix-sept nouveaux auteurs francophones: Marie-Claire Bancquart, Claude Beausoleil, Jean Claude Bologne, Eric Brogniet, Magda Carneci, Georges-Olivier Châteaureynaud, Abdelkader Djemaï, Sylviane Dupuis, Guy Goffette, Anise Koltz, Jean-Pierre Lemaire, Jean Métellus, Claude Mourthé, Jean-Yves Reuzeau, Yves Rouquette, Amina Saïd et Frédéric-Jacques Temple.

     Pareil prolongement laisse bien augurer de l’avenir: année après année, d’autres ouvrages ne manqueront pas d’enrichir la collection que ce deuxième titre permet de créer.» Guy Rouquet 
     
     Lectures et illustrations musicales en présence de Jean-Yves Reuzeau, directeur littéraire des éditions
Le Castor Astral, des auteurs et des écrivains et artistes associés aux travaux de l’Atelier Imaginaire, des adhérents et sympathisants de l’association…
     Présentée par Guy Rouquet, président de l’Atelier Imaginaire, placée sous la présidence d’honneur de M. Jean-Pierre Artiganave, maire de Lourdes, la manifestation, ouverte au public et en accès libre, s’achèvera par une réception et la signature de l’ouvrage par ses contributeurs. 



15h00 –
Médiathèque, Lourdes.
Ateliers d’écriture et résidences d’écrivain, avec Georges-Olivier Châteaureynaud; entretien suivi d’une lecture à haute voix de Résidence dernière par Jean-Luc Debattice de la nouvelle éponyme du recueil publié en 2011 aux Éditions des Busclats.
   Georges-Olivier Châteaureynaud fait alterner depuis ses débuts d’écrivain romans et recueils de nouvelles. Dans son œuvre, traduite dans une quinzaine de langues, et dont on pourrait qualifier l’inspiration de «réalisme magique», on citera, parmi ses romans, La Faculté des songes, Prix Renaudot, et L’Autre rive, Grand Prix de l’Imaginaire, Le Corps de l’autre; parmi ses recueils de nouvelles, Le Jardin dans l’île, Le Héros blessé au bras et Singe savant tabassé par deux clowns, Bourse Goncourt de la Nouvelle. Il a également publié deux romans pour la jeunesse, Le Combat d’Odiri, et L’Ange et les démons, ainsi qu’un récit de voyage, La Conquête du Pérou (Le Rocher, 1999), et un livre autobiographique, La Vie nous regarde passer (Grasset, 2011). Président de la Société des Gens de Lettres de France de 2000 à 2002, il est aujourd’hui Secrétaire général du Prix Théophraste Renaudot.
   Avec Résidence dernière, publié aux Éditions Des Busclats en 2011, ce maître confirmé dans l’art de la nouvelle s’essaye pour la première fois à une variation thématique et offre trois récits sur la condition d’écrivain en résidence. Dans une langue pure et précise, il décrit le quotidien banal et troublant des auteurs pris au piège de ces maisons pour écrivains, perdues dans des lieux improbables où, leur promet-on, ils auront enfin le temps de se consacrer à leur œuvre. Entre réalisme et fantastique, il évoque la solitude de l’écrivain résident, ses effrois, ses rencontres, ce à quoi l’exposent ses hôtes… Avec humour, ironie et panache, il raconte l’envers du miroir, l’inépuisable angoisse qui est au cœur de toute création.
Pour en savoir davantage sur l’auteur: https://sites.google.com/site/eparvay/


17h00 - Le Padoue, Lourdes.
À bâtons rompus et dédicaces de leurs ouvrages par les écrivains.  


20h30 -
Palais des Congrès, Lourdes.
La Crique de Guy Foissy. Pièce interprétée par Jean-Pierre-Gaillard et Virginie Hue, mise en scène par Philippe Biaggi (cie l’Art Déraille).
Représentation suivie d’un entretien avec Guy Foissy, Prix Théâtre 2013 de la SACD.
   «Il y a, comme ça, des pièces de théâtre qui n'ont aucune prise sur l'espace-temps. Elles durent près de deux heures, mais le spectateur n'en compte qu'une. Et encore...La Crique, comédie dramatique de Guy Foissy, mise en scène par Philippe Biaggi n'a pas échappé à cette étrangeté. Entre flash-back, chansons, réflexions philosophiques et réminiscences d'une histoire touchante, tout cela agencé sans temps mort, le public est resté pendu aux lèvres de Pompon, un «assassin justicier» et de sa femme Germaine. Deux personnages interprétés avec justesse et sensibilité par les comédiens Virginie Hue et Jean-Pierre Gaillard. Oui! Ils ont fait croire, entre rires et presque larmes, à l'histoire de ce couple de Français modestes, des citadins rêvant de nature, de mer et d'embruns. Pompon surtout Sa compagne étant finalement fort bien chez elle.
Pompon est une sorte de Don Quichotte français, dont le rêve sera rattrapé par le destin. «La propriété, c'est le pied (...) Seul maître à bord après Dieu». Il vient de faire l'acquisition d'un terrain situé au bord d'une crique, dans le Cotentin. Une propriété qu'il devra toutefois partager avec d'autres personnes, propriétaires elles aussi de ces quelques mètres carrés, sur lesquels est installée «la» caravane sans roue. Avec l'excitation d'un enfant, dans la cuisine de son appartement, Pompon présente son dernier achat à Germaine. Une «dépense somptuaire» valable huit jours seulement... en novembre. Germaine est fâchée sans l'être vraiment. Elle connaît son «homme». Elle l'appelle comme ça depuis qu'il est en prison. Oui, L'histoire de ce couple modeste est dramatique. Mais on rit de bon cœur.» Isabelle Calvez (Le Télégramme, le 27/11/2012)
   La pièce, interprétée par l’Art Déraille à Concarneau en novembre 2012, a fait l’objet d’une double création, à Paris: au Théâtre de la Potinière, le 2 novembre 1978, dans une mise en scène de Jacques Seiler, avec Micheline Luccioni et Claude Piéplu, et à Montréal (Québec) au Théâtre de Quat'Sous, dans une mise en scène Paul Buissonneau avec Hélène Loiselle et Gérard Poirier le 9 novembre 1978.

   «
Les définitions ne m’intéressent pas mais s’il en faut une c’est l’humour noir qui définirait le mieux mon attitude vis-à-vis du théâtre, de la vie, et qui consiste dans une espèce de recul et de dérision que je ressens par rapport à beaucoup de choses.» Guy Foissy
   Prix Théâtre 2013 de la SACD, auteur de plus de 80 pièces interprétées dans plus de 35 pays et traduites dans une quinzaine de langues, Guy Foissy est joué en permanence depuis 1965. S’inscrivant «dans ce théâtre qui, lié à la problématique de la société contemporaine et à la réalité des choses, les transpose et les traite par le prisme de l’humour», il s’est forgé son propre style à l’écart des chapelles, des écoles et des modes. Homme de terrain, de conviction et de passion, Guy Foissy, partisan d’un théâtre populaire de qualité, a mené parallèlement une carrière de cadre de l'action culturelle en France comme à l'étranger. Le Sablier des Mots, livre de souvenirs, a été publié aux Éditions du Laquet.
Pour en savoir davantage sur l’auteur: http://www.guyfoissy.fr/


LUNDI 21 OCTOBRE


9h30 - Hôtel Le Padoue, Lourdes.
Max-Pol Fouchet ou le Passeur de rêves raconté par Guy Rouquet, à l’occasion du centenaire de la naissance de celui qui fut au cœur de la vie littéraire et intellectuelle française de 1940 à 1980 (Le Castor Astral). Marié à la poésie», «amant de Liberté», «agnostique mystique», Max-Pol Fouchet voulait être fort pour les autres. Centre et mesure de toutes choses, l’homme le fascinait, qu’il s’employa à rejoindre sous toutes les latitudes. Le «professeur d’enthousiasme» qu’il était n’eut de cesse d’éclairer de son sourire le cœur de ses semblables, l’incitant à résister contre la médiocrité et la tyrannie, l’invitant à traverser les apparences pour s’ouvrir à la vraie vie.
Pour en savoir davantage:
http://www.atelier-imaginaire.com/index.php?menu=53&page=1
et
http://www.maxpolfouchet.com/


                                 
                        12h00 - Fin officielle des Journées Magiques.

17h30 - Palais des Congrès, Lourdes (dans le cadre de la Décade).
A cœur ouvert avec Guy Foissy. Cf. la présentation de Guy Foissy du dimanche 20 octobre. 


MARDI 22 OCTOBRE

17h30 - Palais des Congrès, Lourdes (dans le cadre de la Décade).
Les chemins de l’amour. Récital de Sophie Dardaine (soprano lyrique) et Stella Juliachs (piano). Les chemins conduisant au grand amour sont multiples et singuliers. Le récital, créé pour le festival à Voix haute, permet d’en suivre quelques-uns grâce à Louise de Vilmorin, La Fontaine, Verlaine, Adalbert Chamisso, Aragon et Anouilh en passant de la mélodie française au lied allemand, de l’opéra italien au café concert et à la musique contemporaine, avec le concours de F. Poulenc, R. Schumann, Puccini, Debussy, É. Satie, Offenbach, I. Aboulker.


MERCREDI 23 OCTOBRE

17h30 - Palais des Congrès, Lourdes (dans le cadre de la Décade).
Léo Ferré - Récital de Nicole et Jean-Charles Vasquez, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition (17 chansons au programme, dont C’est extra, Pépée, Jolie môme, Est-ce ainsi que les hommes vivent?, Avec le temps, La mémoire et la mer, L’affiche rouge, Les anarchistes.


20h45 - Espace culturel, école maternelle, Juillan.
Musiques du monde. Concert de Nino Ferrer (contrebasse), Pierre Hossein (guitare, mandoline, balalaïka, târ) et Julien Salün (accordéon). S’inspirant de musiques populaires, des Carpates aux montagnes de l'Oural, les musiciens font résonner les mélodies joyeuses et dansantes de ces régions, mais le voyage va au-delà, avec des influences parfois venues d'Iran, autre terre de forte tradition musicale.


Minuit - Fin officielle de la Quinzaine littéraire et artistique de l’Atelier Imaginaire (à l’exception des expositions).


                                                                    *      *      *      *      *      *


ANIMATIONS SCOLAIRES.-
Outre les séances et spectacles ouverts au public en accès libre et gratuit, l’Atelier Imaginaire l’Atelier Imaginaire offre aux écoles, collèges et lycées haut-pyrénéens des récitals, petites leçons de théâtre, échanges sur l’art et la littérature avec des comédiens professionnels du lundi 14 au vendredi 18 octobre inclus. Documents de présentation et d’inscription peuvent être demandés au secrétariat de l’association du 3 septembre au 3 octobre.


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