Qui sommes-nous ? MAX-POL FOUCHET OU LE PASSEUR DE RÊVES



MAX-POL FOUCHET OU LE PASSEUR DE RÊVES

Ici un texte de haut de page...

     Livre-hommage réalisé à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de Max-Pol Fouchet à Vézelay où il « jetait l’ancre » pour s’adonner plus pleinement à l’écriture de son œuvre (1913-1980). Comprenant 40 photographies en noir et blanc prises par le grand voyageur en Inde, Egypte, Cameroun, Tchad, Mexique, Guatemala, Bolivie, Pérou, Portugal, Pologne, France…, le livre donne à voir des visages, des rivages et des paysages saisis par l’œil exercé du "poète” tout en permettant de « goûter » quelques-uns de ses textes, inédits ou méconnus.

     Chaque photographie a inspiré une réflexion offerte pour la circonstance par ses amis, la plupart écrivains ou artistes de renom. Les participants ont été invités à laisser vagabonder souvenirs et émotions par l’Atelier Imaginaire, maître d’œuvre du projet, en concertation avec Marianne Fouchet, fille unique de l’écrivain, et l’association « Les amis de Max-Pol Fouchet ».

     Conçu, agencé et préfacé par Guy Rouquet, président de l’Atelier Imaginaire et fondateur du prix de poésie Max-Pol Fouchet, le livre est agrémenté de quelques portraits de l’artiste réalisés par Jean-Pol Stercq, photographe.

 


Le Bureau de Vézelay

   

Les contributions originales sont de :

     Olympia Alberti - José Artur - Marie-Claire Bancquart Yves Berger - Jean Bertho - Rachid Boudjedra - Jacques Brachet - André Brincourt - Eric Brogniet - Jacques Chancel Edmond Charlot - Andrée Chedid - Georges-Emmanuel Clancier - Pierre Dumayet - Julien Gracq - Marcel Jullian Ladislas Kijno - Jean Lacouture - Charles Le Quintrec Hubert Nyssen - René de Obaldia - Jean Orizet - André Parinaud - Patrick Poivre d’Arvor - Jean Roire - Guy Rouquet - Jules Roy - Claude Santelli - Henri Zerdoun.


Le discours de Max-Pol Fouchet
"Après avoir couru le monde pour s’assurer de la réalité et vérifier ses rêves à la façon de Nerval, après avoir lu tous les livres comme les buveurs illustres chers à Rabelais afin de les révéler au plus grand nombre, Max-Pol Fouchet avait choisi de se retirer à Vézelay. Son prestige était immense. La radio (Le Journal musical d’un écrivain…), mais davantage encore la télévision (Le Fil de la vie, Lectures pour tous, Terre des arts, Les Impressionnistes…) lui avaient conféré une aura extraordinaire. Rien de ce qui est humain ne lui était étranger.

En août 1980, l’homme de Fontaine et de toutes les rencontres était un voyageur à l’ancre quand, venant du plus profond de la ligne de nuit, le mascaret qu’il aimait tant vint le chercher pour l’entraîner sur cet autre versant qu’il ne craignait pas. Car de la mort il s’était fait une amie, la considérant comme le « piment » même de la vie.

« Marié à la poésie », « amant de Liberté », « agnostique mystique », ce travailleur infatigable voulait être fort pour les autres. Centre et mesure de toutes choses, l’homme le fascinait, qu’il s’employa à rejoindre parmi les peuples nus comme le long des rives du Gange, dans la vallée du Nil comme sur les hauts plateaux andins ou mexicains. Le professeur d’enthousiasme qu’il était n’eut de cesse d’éclairer de son sourire le cœur de ses semblables, l’incitant à résister contre la médiocrité et la tyrannie, l’invitant à traverser les apparences pour s’ouvrir à la vraie vie.

Ils sont nombreux à être redevables à Max-Pol Fouchet de cette seconde naissance, la seule qui compte vraiment dans la mesure où l’essentiel se révèle quand tombent les masques et que s’écroulent les décors. Car cet aventurier de l’esprit, qui avait pour patrie la langue française, était un éveilleur hors pair. En conduisant les autres vers le secret des œuvres et la connaissance véritable, l’humaniste n’avait qu’un souci : relier les hommes en établissant un « pont d’œuvres et d’images » entre les siècles, les peuples et les cultures. Parce que chacun est nécessaire à l’autre, il importe que, partout où nous nous trouvions, nous participions à la transmission d’un héritage sans cesse enrichi.

Ce livre s’inscrit dans le droit fil de cette certitude à la fois simple et admirable. Il se veut avant tout passage de témoin à l’aube d’un nouveau siècle qui est aussi celle d’un nouveau millénaire. Plus humblement, une génération est invitée à se mettre à l’écoute d’une autre pour passer une bonne partie de ses songes à la suivante. Des clés sont offertes, des chemins proposés, qui ouvrent sur les chemins buissonniers de la vie et de la création. Les grands rêveurs y trouveront des fontaines à la mesure de leur soif.”

Guy Rouquet

 

Commander "Max-Pol Fouchet ou le passeur de rêves"
LE CASTOR ASTRAL
EN COLLABORATION AVEC L’ATELIER IMAGINAIRE
ET L’ASSOCIATION DES AMIS DE MAX-POL FOUCHET

 


L'Atelier Imaginaire recommande d'écouter :
Fontaine, une source de la résistance poétique (avec le poète Georges-Emmanuel Clancier)
En avril 1939, la revue Mithra devient Fontaine, placée, depuis Alger, sous la direction de Max-Pol Fouchet. « Sonne l’heure de la poésie, quand sonne l’heure du mensonge », se positionne, d’emblée, l’écrivain.
Un superbe documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisé par Séverine Cassar.
Émission de France Culture du 10 janvier 2012 (Poésie et Histoire).  
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-poesie-et-histoire-24-2012-01-10
   

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