Arts et lettres FEDERICO GARCIA LORCA : DES LIVRES ! DES LIVRES !



FEDERICO GARCIA LORCA : DES LIVRES ! DES LIVRES !

 

DISCOURS DE FEDERICO GARCIA LORCA

à la population de son village natal Fuente Vaqueros pour l’inauguration de sa bibliothèque Province de Grenade - septembre 1931

 

Le texte intégral en espagnol peut être consulté à :

http://biblioteca.udea.edu.co:8080/leo/bitstream/123456789/30/1/GarciaFederico_2016_LeerReleer.pdf

 

 

 

Extrait en français suivi du passage original en espagnol

 

« (…) Quand quelqu'un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu'elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s'en désole: "Comme cela plairait à ma sœur, à mon père !" pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu'avec une légère mélancolie. C'est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu'est la beauté, la beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.


C'est pour cela que je n'ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un, que je l'offre. J'en ai donné une multitude. Et c'est la raison pour laquelle je suis honoré d'être là, et heureux d'inaugurer cette bibliothèque du peuple, la première sûrement de toute la province de Grenade.


L'homme ne vit pas que de pain. Moi si j'avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi pain et un livre. Et depuis ce lieu où nous sommes, j'attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.


J'ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim. Parce qu'un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits. Mais un homme qui a soif d'apprendre et n'en a pas les moyens souffre d'une terrible agonie parce que c'est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin, et où sont ces livres? (...)

 

Pour lire la suite et le texte intégral en espagnol:
http://www.atelier-imaginaire.com/doc/doc_172.pdf

 

 


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