Arts et lettres FRÉDÉRIC JACQUES TEMPLE : "OEIL DE FAUCON"



FRÉDÉRIC JACQUES TEMPLE : "OEIL DE FAUCON"

<p><font size="3" color="#993300" style="">&nbsp;</font></p><p><strong><font face="times new roman, times, serif" size="3" color="#993300">Texte de Fr&eacute;d&eacute;ric Jacques Temple, offert &agrave; l&rsquo;Atelier Imaginaire, &eacute;dit&eacute; en octobre 2013 dans <em>Mon royaume pour un livre</em>&nbsp;, collection Le Livre d'o&ugrave; je viens (Le Castor Astral).&nbsp;</font></strong><strong><br /></strong><br /></p><strong />

<p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;<br />&nbsp; &nbsp; &nbsp;Je ne viens pas d&rsquo;un livre, mais de plusieurs centaines qui ont, au fil du temps, chacun &agrave; sa mani&egrave;re, construit le kal&eacute;idoscope qui s&rsquo;agite dans mon cerveau. <em>Zig et Puce</em> y a sa place &agrave; c&ocirc;t&eacute; des <em>Bandits de l&rsquo;Arizona</em>; les <em>Contes </em>de Grimm voisinent avec <em>Les Aventures de Bicot</em>. S&rsquo;y bousculent <em>Gulliver, M&uuml;nchausen,</em> <em>La famille Rikiki</em><em>, Tom Playfair, Les Pieds Nickel&eacute;s, La Guerre du Feu </em>et beaucoup d&rsquo;autres. Je viens de tous ces livres qui ont nourri mon enfance.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Si j&rsquo;avais &eacute;t&eacute; naufrag&eacute; ou exil&eacute; sur une &icirc;le d&eacute;serte, je n&rsquo;aurais jamais pens&eacute; &agrave; emporter un livre, m&ecirc;me pas <em>Robinson Cruso&eacute;</em>. Une hache, un couteau ou des allumettes, oui, d&rsquo;abord. Je n&rsquo;ai pas fait naufrage et je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; forc&eacute; de faire le fameux choix qui m&rsquo;a toujours sembl&eacute; un peu na&iuml;f. Ma biblioth&egrave;que est l&agrave;, avec des livres qui dorment depuis des ann&eacute;es, d&rsquo;autres que je r&eacute;veille quelquefois, et plusieurs que je consulte souvent. Mais il en est un qui m&rsquo;a accompagn&eacute; dans mon enfance, dans mon adolescence, en &laquo;mon &acirc;ge viril&raquo; comme dirait Rabelais, dans mon &acirc;ge m&ucirc;r et maintenant plus que m&ucirc;r: <em>Le Dernier des Mohicans </em>de James Fenimore Cooper, l&rsquo;un des tomes qui forment <em>La Saga de Bas de Cuir</em>, dont le h&eacute;ros est Natty Bumppo nomm&eacute; aussi &OElig;il de Faucon, La Longue Carabine ou Le Tueur de Daim. Ce livre se trouvait dans une armoire de la salle d&rsquo;&eacute;tudes du coll&egrave;ge o&ugrave; j&rsquo;&eacute;tais pensionnaire. Elle s&rsquo;ouvrait les jeudis et samedis, comme une porte donnant sur le monde entier.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;&laquo;Nos solitudes d&rsquo;enfant nous ont donn&eacute; les immensit&eacute;s primitives&raquo;, a justement dit Bachelard. Je me suis donc plong&eacute; dans tous les livres de ceux qui m&rsquo;incitaient aux anabases, aux aventures, aux explorations, aux m&eacute;har&eacute;es: X&eacute;nophon, Mungo Park, Ren&eacute; Caill&eacute;, Edouard Fo&agrave;, Th&eacute;odore Monod, James Oliver Curwood, Jack London, Zane Grey, Jules Verne. Jusqu&rsquo;&agrave; vingt ans je fus un ogre, d&eacute;vorant comme une tarentule tout ce qui passait &agrave; ma port&eacute;e. Mais <em>Le Dernier des Mohicans</em> n&rsquo;a cess&eacute; de r&eacute;gner sur cet empire.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Au coll&egrave;ge, nous &eacute;tions trois camarades, &agrave; peu pr&egrave;s du m&ecirc;me &acirc;ge. L&rsquo;un se nommait Chingachgook ou Le Grand Serpent, belle figure du noble sauvage, l&rsquo;autre Uncas ou Le Cerf Agile. Il ne me restait qu&rsquo;&agrave; assumer le r&ocirc;le du troisi&egrave;me h&eacute;ros, Natty Bumppo. Mes amis pr&eacute;f&eacute;r&egrave;rent me baptiser du surnom de ce personnage toujours en marche vers l&rsquo;Ouest encore d&eacute;sert, &OElig;il de Faucon, car je pouvais reconna&icirc;tre un oiseau de tr&egrave;s loin. Nous imaginions, presque en secret, des aventures dans les torrents, les lacs, les for&ecirc;ts du Nouveau-Monde, et pendant les vacances, ce n&rsquo;&eacute;tait que traques, chasses, embuscades &agrave; travers les ravins et les fourr&eacute;s de la garrigue d&rsquo;o&ugrave; nous ressortions ext&eacute;nu&eacute;s mais vainqueurs.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Cooper avait douze ans lorsqu&rsquo;<em>Atala</em> fut publi&eacute; et Chateaubriand en avait cinquante-huit lorsque parut <em>Le Dernier des</em> <em>Mohicans. </em>Se sont-ils lus? Je ne me posais pas, alors, cette question, car je me plaisais &agrave; confondre les deux r&eacute;cits, imaginant qu&rsquo;Uncas aurait pu &eacute;pouser Atala, et Chactas, Cora, la fille du g&eacute;n&eacute;ral Munro. Moi-m&ecirc;me, transfigur&eacute; par la magie du style, je me voyais bien en Bumppo, le batteur d&rsquo;estrade, homme double, mi-Delaware, mi-Blanc, pourvu des plus hautes qualit&eacute;s de ses amis Indiens.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Longtemps j&rsquo;ai r&ecirc;v&eacute; de bivouacs, de cano&euml;s, de trappes, de pemmicans. J&rsquo;ai travers&eacute; de nombreux lacs, descendu des rapides, de portage en portage, &eacute;cout&eacute; dans la nuit la longue plainte des loups. Voyageant en moi-m&ecirc;me, j&rsquo;ai suivi la piste des Mohicans, dans la for&ecirc;t au terme de laquelle allait, enfin, appara&icirc;tre le lac Horican et les remparts du Fort William-Henry o&ugrave; Munro, assi&eacute;g&eacute; par Montcalm, d&eacute;sesp&eacute;rait de voir arriver du secours. J&rsquo;&eacute;tais moi-m&ecirc;me La Longue Carabine, escortant avec les Mohicans la petite troupe qui, depuis le Fort Edward, sur les rives de l&rsquo;Hudson, acheminait, &agrave; travers fatigues et p&eacute;rils, les deux filles du vieux g&eacute;n&eacute;ral, le long des rives du Glenn, harcel&eacute;s par une bande de f&eacute;roces Mingos&hellip; </font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Beaucoup plus tard, je me suis reconnu dans ce qu&rsquo;a dit Joseph Conrad de l&rsquo;&oelig;uvre de Fenimore Cooper: &laquo;La nature n&rsquo;&eacute;tait pas la toile de fond, mais une part essentielle de l&rsquo;existence&raquo;. C&rsquo;est pourquoi, sans aucun doute, je suis parti un jour, sur les lieux m&ecirc;mes, en qu&ecirc;te des traces de toutes les p&eacute;rip&eacute;ties imaginaires de ma jeunesse et pour me retrouver moi-m&ecirc;me. </font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;J&rsquo;ai refait le voyage, retrouvant les vieilles pistes, les for&ecirc;ts et les chutes de la rivi&egrave;re Glenn, jusqu&rsquo;aux vestiges du fort William-Henry, sur les rives du lac Horican qui, nomm&eacute; lac du Saint-Sacrement par les Fran&ccedil;ais, &eacute;tait devenu, sous les Anglais, le lac George. Devant moi, le m&ecirc;me paysage qu&rsquo;avait d&eacute;crit dans son livre Fenimore Cooper: &laquo;La montagne sur laquelle ils se trouvaient &eacute;tait un c&ocirc;ne de huit cents pieds, en avant de la cha&icirc;ne qui s&rsquo;&eacute;tend le long de la rive occidentale du lac Horican. En bas, la rive m&eacute;ridionale devenait un large demi-cercle au nord s&rsquo;allongeait le c&eacute;l&egrave;bre lac, dentel&eacute; de haies, embelli de caps pittoresques, et parsem&eacute; d&rsquo;innombrables &icirc;les. &Agrave; la distance de quelques lieues, le lit des eaux envelopp&eacute; de masses de vapeurs qui roulaient lentement devant la brise du matin, disparaissait entre les collines mais l&rsquo;on distinguait l&rsquo;&eacute;troit canal par lequel il allait se r&eacute;unir au lac Champlain&hellip;Sur les bords du lac, du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;ouest, &eacute;taient les vastes remparts de terre et les b&acirc;timents du fort William-Henry&raquo;. J&rsquo;&eacute;tais donc l&agrave; o&ugrave; m&rsquo;avait conduit le livre. Tout cela existait et j&rsquo;existais moi-m&ecirc;me. Alors, j&rsquo;ai invoqu&eacute; &OElig;il de Faucon, trappeur et coureur des bois, qui m&rsquo;a peut-&ecirc;tre gliss&eacute; &agrave; l&rsquo;oreille qu&rsquo;il fallait d&rsquo;abord vivre:&laquo;Prenez-vous ma bonne carabine pour une plume d&rsquo;oie, ma poudri&egrave;re de corne pour une bouteille d&rsquo;encre, et ma carnassi&egrave;re de cuir pour un panier d&rsquo;&eacute;colier? Il s&rsquo;agit bien de livres! &raquo;.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Je relis quelquefois <em>Le Dernier des Mohicans</em>. Je ne suis pas dupe. Le style est souvent d&rsquo;un lyrisme th&eacute;&acirc;tral. Est-ce d&ucirc; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque? On peut en convenir en relisant aussi <em>Atala</em>: &laquo;Indiens infortun&eacute;s que j&rsquo;ai vu errer dans les d&eacute;serts du Nouveau-Monde, avec les cendres de vos a&iuml;eux! Vous qui m&rsquo;aviez donn&eacute; l&rsquo;hospitalit&eacute; malgr&eacute; votre mis&egrave;re! Je ne pourrais vous la rendre aujourd&rsquo;hui, car j&rsquo;erre, ainsi que vous, &agrave; la merci des hommes, et moins heureux dans mon exil, je n&rsquo;ai point emport&eacute; les os de mes p&egrave;res&raquo;. Mais je reste sensible &agrave; la cadence de la phrase que je retrouve chaque fois non sans &eacute;motion dans les derni&egrave;res lignes du livre de Cooper, quand le tr&egrave;s vieux Sagamore Tamenund d&eacute;clare, apr&egrave;s les fun&eacute;railles d&rsquo;Uncas, Le Cerf Agile:&laquo; Les visages p&acirc;les sont ma&icirc;tres du monde et le temps des peaux rouges n&rsquo;est pas encore revenu. Ma journ&eacute;e a &eacute;t&eacute; trop longue. Pourquoi Tamenund resterait-il encore sur la terre? Le matin, j&rsquo;ai vu les fils d&rsquo;Unamis heureux et forts et cependant avant que la nuit soit arriv&eacute;e, j&rsquo;ai v&eacute;cu assez pour voir le dernier des guerriers de la race des Mohicans&raquo;.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Dans <em>La Prairie perdue</em>, Jacques Cabau n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; dire que l&rsquo;&oelig;uvre de Fenimore Cooper durera &laquo;aussi longtemps que l&rsquo;imagination humaine sera tent&eacute;e de constituer en mythes ses aspirations. L&rsquo;Am&eacute;rique, terre de l&rsquo;utopie, ne pouvait exprimer sa r&eacute;alit&eacute; qu&rsquo;&agrave; travers l&rsquo;&oelig;uvre romanesque de James Fenimore Cooper&raquo;. Nous sommes quelques-uns &agrave; conserver au plus profond de nous un &laquo;r&ecirc;ve am&eacute;ricain&raquo; qui n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas enti&egrave;rement d&ucirc; &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique, mais &agrave; la vision que nous en avons gard&eacute;e &agrave; travers nos lectures.</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp;</font></p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">&nbsp; &nbsp; &nbsp;Nombreux furent, je l&rsquo;ai dit, les livres que j&rsquo;ai lus dans ma jeunesse. M&rsquo;ont-ils fait prendre le chemin de l&rsquo;&eacute;criture? Ils ont surtout nourri mon d&eacute;sir d&rsquo;aventures. Si je suis rest&eacute; fid&egrave;le au <em>Dernier des Mohicans, </em>c&rsquo;est qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; le compagnon le plus proche. &Agrave; la source de mon imaginaire? Sans doute, mais pas plus que mon go&ucirc;t pour l&rsquo;histoire naturelle, les voyages, la chasse ou la p&ecirc;che. Je pense toujours que l&rsquo;&eacute;crire n&rsquo;est qu&rsquo;une des nombreuses formes du vivre.<br /><br /><br /></font></p>

<p align="center"><strong><font face="times new roman, times, serif" size="4">La biblioth&egrave;que id&eacute;ale de Fr&eacute;d&eacute;ric Jacques Temple</font></strong></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>L&rsquo;Odyss&eacute;e</em>/ Hom&egrave;re - La M&eacute;diterran&eacute;e est toujours vou&eacute;e aux vents contraires de la lutte que se livrent les dieux.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Les</em> <em>Po&eacute;sies compl&egrave;tes / Fran&ccedil;ois </em>Villon - Comment expliquer que de si simples mots poss&egrave;dent un tel pouvoir po&eacute;tique?</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Les</em> <em>Cinq Livres</em> / Fran&ccedil;ois Rabelais - Chaque ann&eacute;e, je les lis comme la premi&egrave;re fois, &eacute;berlu&eacute; par tant de science, d&rsquo;audace, de sapience, de ripailles, d&rsquo;impertinence, et je r&ecirc;ve qu&rsquo;un jour je le rencontrerai dans l&rsquo;une des rues dema ville, tant y est puissante sa pr&eacute;sence. </font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Don Quichotte/ </em>Miguel de<em> </em>Cervantes - Je le vois aujourd&rsquo;hui s&rsquo;avancer, gigantesque, illumin&eacute;, tintinnabulant, pour affronter les blanches &eacute;oliennes qui brassent l&rsquo;air pour le d&eacute;fier.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Les Fables </em>/ Jean de La Fontaine - Elles sont souvent l&rsquo;expression virtuose du courage qu&rsquo;il fallait pour sermonner le Roi Lion et saluer la libert&eacute;. Et quelle langue!</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Les M&eacute;moires d&rsquo;Outre-Tombe</em> / Fran&ccedil;ois-Ren&eacute; de<em> </em>Chateaubriand - Monument fun&eacute;raire annon&ccedil;ant la simple dalle de granit, orgueilleuse sur son promontoire du Grand-B&eacute;.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Les Feuilles d&rsquo;Herbe </em>/ Walt Whitman - Un seul livre en expansion, chant du grand barde d&rsquo;Am&eacute;rique, Mississippi de la po&eacute;sie.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Moby Dick</em> / Herman Melville - Psaume de l&rsquo;homme acharn&eacute; &agrave; lutter contre son destin, &agrave; d&eacute;fier sans espoir un Dieu invisible et mena&ccedil;ant.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="times new roman, times, serif" size="3"><em>Vingt mille lieues sous les mers </em>/ Jules Verne - P&eacute;riples d&rsquo;un homme r&eacute;volt&eacute; et sans attache, errant dans son empire sous-marin, sans autre but que se venger du monde.<br /></font></p>

<div><br /></div><p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style=""><em>Du Monde entier / </em>Blaise Cendrars - Trois grands po&egrave;mes d&eacute;j&agrave; centenaires d&rsquo;une modernit&eacute; permanente.</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font size="3" face="times new roman, times, serif" style="">Pardon &agrave; ceux que je n&rsquo;ai pas cit&eacute;s sans pour autant les avoir oubli&eacute;s. </font></p> <p>&nbsp;</p>

<div><font size="3" face="times new roman, times, serif" color="#0000ff"><strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;BIOBIBLIOGRAPHIE SUCCINCTE</strong></font></div>

<p><font size="3" face="times new roman, times, serif"><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric Jacques Temple</strong>, n&eacute; &agrave; Montpellier, vit toujours en Languedoc. Il a pass&eacute; son enfance entre les Grands Causses et les lagunes littorales. Ses &oelig;uvres en prose autant que ses po&egrave;mes doivent l&rsquo;essentiel &agrave; ses racines m&eacute;diterran&eacute;ennes, ses voyages, sa passion pour l&rsquo;histoire naturelle et la conscience aigu&euml; d&rsquo;une enfance perdue et d&rsquo;un Sud d&eacute;figur&eacute;. Ses po&egrave;mes publi&eacute;s entre 1945 et 1985 ont &eacute;t&eacute; r&eacute;unis dans une <em>Anthologie personnelle</em> (Actes Sud 1989) qui a obtenu le prix Valery Larbaud. Ses recueils les plus r&eacute;cents: <em>Profonds Pays, </em>chez Obsidiane, en 2011 et <em>Phares, balises &amp; feux brefs, </em>suivi de<em> P&eacute;riples </em>chez Bruno Doucey en 2012. Il a &eacute;galement publi&eacute; cinq r&eacute;cits chez Actes Sud: <em>Les Eaux Mortes, Un Cimeti&egrave;re Indien, L&rsquo;Enclos, La Route de San Romano, Le Chant des Limules.</em> On lui doit aussi des traductions, des biographies et un &quot;faux journal&quot; <em>Beaucoup de jours</em> (Actes Sud 2009). &quot;Fr&egrave;re Jacques&quot; qui rassemble les lettres que Henry Miller lui a adress&eacute;es est paru en 2012 chez Finitude.</font></p> <p><font face="times new roman, times, serif"><font size="3">Pour compl&eacute;ter et actualiser: </font><a href="Frédéric Jacques Temple, né à Montpellier, vit toujours en Languedoc. Il a passé son enfance entre les Grands Causses et les lagunes littorales. Ses œuvres en prose autant que ses poèmes doivent l’essentiel à ses racines méditerranéennes, ses voyages, sa passion pour l’histoire naturelle et la conscience aiguë d’une enfance perdue et d’un Sud défiguré. Ses poèmes publiés entre 1945 et 1985 ont été réunis dans une Anthologie personnelle (Actes Sud 1989) qui a obtenu le prix Valery Larbaud. Ses recueils les plus récents : Profonds Pays, chez Obsidiane, en 2011 et Phares, balises & feux brefs, suivi de Périples chez Bruno Doucey en 2012. Il a également publié cinq récits chez Actes Sud : Les Eaux Mortes, Un Cimetière Indien, L’Enclos, La Route de San Romano, Le Chant des Limules. On lui doit aussi des traductions, des biographies et un " target="_self"><strong><font size="2">http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Jacques_Temple</font></strong></a></font></p>

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