Max-Pol Fouchet vu par... "AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA MER..." par Guy Rouquet



<p align="justify"><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer. Et son &eacute;toile polaire, qui est l&rsquo;homme. Que serait-elle sans lui, dont il proc&egrave;de et qu&rsquo;elle engloutit apr&egrave;s qu&rsquo;il l&rsquo;a comprise&nbsp;? La mer peupl&eacute;e de signes et de &laquo;&nbsp;noy&eacute;s pensifs&nbsp;&raquo;. De songes et d&rsquo;&eacute;vidences secr&egrave;tes. Mer des humbles, des travailleurs et des enfants de lumi&egrave;re. Mer <em>essentielle</em> de la po&eacute;sie.<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, avec ses eaux lustrales et ses fonts baptismaux. En 1913, au large de Saint-Vaast-la-Hougue, Max-Pol Fouchet fut baptis&eacute; par son p&egrave;re d&rsquo;une goutte de calvados sur les l&egrave;vres. Ce baiser de feu &eacute;chauffa son sang de viking. Sa faim se creusa, et la soif qui l&rsquo;accompagne. Toutes deux immenses ainsi qu&rsquo;il sied &agrave; tout bon Normand. Comme des flammes, les vins trembleurs n&rsquo;en finiront plus de refl&eacute;ter l&rsquo;or des nuits et la neige des vergers fleuris. Comme des lames, les vents, les grands vents, ne se lasseront jamais de tailler dans la chair vive du monde des espaces de gourmandise. Aux nourritures terrestres Max-Pol saura toujours faire f&ecirc;te. Le compagnon savait rompre le pain et trinquer &agrave; la sant&eacute; des &eacute;toiles. Latitudes et longitudes n&rsquo;auront de cesse d&rsquo;aiguiser son app&eacute;tit, le r&eacute;v&eacute;lant &agrave; lui-m&ecirc;me, et d&rsquo;abord &agrave; la conscience de son corps, que tr&egrave;s vite il sut mortel. Nos jours sont compt&eacute;s. Vivons. Croquons la vie &agrave; pleines dents. Vivons. Comme la mer qui fait l&rsquo;amour avec la mort. Il n&rsquo;y pas une minute &agrave; perdre, mais chaque seconde est unique, comme cette larme de braise qui vivifie l&rsquo;existence et vient grossir l&rsquo;oc&eacute;an.&nbsp; &laquo;&nbsp;La mort est le piment de la vie&nbsp;&raquo;.<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, et l&rsquo;amour d&rsquo;un p&egrave;re, qui croyait l&rsquo;homme perfectible et rassembla sa flottille de chalutiers &agrave; mi-chemin entre la France et l&rsquo;Angleterre, le pays de la D&eacute;claration des droits de l&rsquo;homme et&nbsp; celui de la Grande Charte, pour c&eacute;l&eacute;brer avec ses marins la naissance du fils. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; bord du <em>Libert&eacute;</em>, &agrave; quelques encablures d&rsquo;<em>Egalit&eacute;</em> et de <em>Fraternit&eacute;</em>. Tout ruisselants d&rsquo;embruns, d&rsquo;&eacute;cume et de poissons multicolores, les trois voiliers paternels, rois mages la&iuml;ques mais hautement symboliques,&nbsp; titubaient d&rsquo;all&eacute;gresse dans la clameur des cornes de brume que le <em>Jean Jaur&egrave;s</em> et le <em>Karl Marx</em> m&ecirc;l&egrave;rent alors aux hourras des &eacute;quipages. Ce cri du c&oelig;ur p&eacute;n&eacute;tra l&rsquo;&acirc;me de l&rsquo;enfant. Des valeurs de la R&eacute;publique il deviendra l&rsquo;h&eacute;ritier. Le rouge sera sa couleur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e. Celle du vin que boit l&rsquo;ouvrier &agrave; la pause, celle du temps des cerises et des coquelicots &eacute;toilant&nbsp; le front des barricades dress&eacute;es contre la tyrannie, celle du sang qui est le m&ecirc;me pour tous les hommes et qu&rsquo;il faut savoir verser &laquo;&nbsp;pour l&rsquo;honneur&nbsp;&raquo;, quand l&rsquo;Histoire brouille les cartes et r&eacute;veille les monstres tapis en nous.&nbsp;&nbsp;<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, et la mort pr&eacute;matur&eacute;e du p&egrave;re, doublement victime de la guerre, lui, &laquo;&nbsp;le plus pacifique des hommes&nbsp;&raquo;&nbsp;: les poumons br&ucirc;l&eacute;s, les bateaux coul&eacute;s ou pourris. Mais la mort &agrave; Alger la blanche, sous le soleil, au terme d&rsquo;une longue agonie. Qu&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; loin le temps des fr&ecirc;les esquifs que son petit gar&ccedil;on faisait voguer dans les bassins de Bruxelles&nbsp;!&nbsp; <em>France</em> &eacute;tait l&rsquo;un d&rsquo;eux, tout d&rsquo;amour empli. Apr&egrave;s la Manche et la Mer du Nord, voici donc &laquo;&nbsp;la grande d&eacute;esse prol&eacute;taire et marine de la M&eacute;diterran&eacute;e&nbsp;&raquo; qui, vingt ans durant, contribuera &agrave; forger l&rsquo;&acirc;me de l&rsquo;homme, du citoyen et du po&egrave;te. Des hauteurs champ&ecirc;tres du petit village de la Bouzar&eacute;a o&ugrave; ils montaient souvent pour recevoir &laquo;&nbsp;le baiser de l&rsquo;air&nbsp;&raquo;, deux adolescents pauvres, conscients du malheur des autres, redescendaient vers le quartier de Bab-el-Oued par un chemin qui dessinait sur les collines des m&eacute;andres innombrables. Trois ans durant, Albert Camus, &laquo;&nbsp;le pied noir&nbsp;&raquo; disciple de Dyonisos, le fils de Belcourt tout p&eacute;tri de sel, de sable et d&rsquo;absinthe, et Max-Pol Fouchet, le &laquo;&nbsp;francaoui&nbsp;&raquo; romantique &eacute;pris des grands peupliers et des brumes ensorcel&eacute;es d&rsquo;Elseneur, furent les meilleurs amis du monde. &laquo;&nbsp;D&eacute;cid&eacute;s &agrave; manier le langage, &agrave; &eacute;crire des livres plus tard&nbsp;&raquo;, les jeunes gens &eacute;taient heureux parce que, en Alg&eacute;rie, &agrave; Alger, en ce temps-l&agrave;, &laquo;&nbsp;il y avait un bonheur alg&eacute;rien et alg&eacute;rois&nbsp;&raquo; et que la mer, toujours en point de mire, invitait aux &eacute;pousailles de l&rsquo;homme avec la nature. D&rsquo;azur &eacute;taient &laquo;&nbsp;les vitres du ciel&nbsp;&raquo;, bleues devinrent les veines de Max-Pol, bleues et sinueuses comme les entretiens d&rsquo;alors, comme les chemins de la Bouzar&eacute;a vers la mer. La mer, la mer toujours recommenc&eacute;e&hellip; Bleue comme &laquo;&nbsp;le bleu&nbsp;&raquo; de chauffe des ouvriers que, &laquo;&nbsp;tel le pr&ecirc;tre sa chasuble&nbsp;&raquo;, il apprend &agrave; rev&ecirc;tir pour &ecirc;tre en mesure de parler de ceux qui le portent en toute connaissance de cause, pour mieux &eacute;couter &laquo;&nbsp;le rythme fondamental&nbsp;&raquo; des grands fonds, tout semblable &agrave; celui du c&oelig;ur des marins en plein effort. En 1933, sur le Monique-Schiaffino, d&rsquo;Alger &agrave; Dunkerque, le jeune homme devint adulte. Jeanne Ghirardi, et sa robe blanche, sa robe d&rsquo;&eacute;cume, l&eacute;g&egrave;re comme l&rsquo;aile d&rsquo;une colombe, &eacute;clatante comme l&rsquo;aub&eacute;pine en fleur, l&rsquo;attendait.<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, baptismale et nuptiale, qui lui apprit, dans la douceur et la douleur, les trois couleurs du drapeau guidant le peuple que les aigles de la nuit mena&ccedil;aient d&eacute;j&agrave;. Tr&egrave;s vite la mer se m&eacute;tamorphosa en oc&eacute;an de t&eacute;n&egrave;bres, o&ugrave; la France sombra, d&eacute;sesp&eacute;rant les hommes assoiff&eacute;s de&nbsp; justice et de libert&eacute;, o&ugrave; Jeanne, qui &eacute;tait la beaut&eacute; et l&rsquo;enthousiasme m&ecirc;me, s&rsquo;ab&icirc;ma dans le naufrage du <em>Lamorici&egrave;re</em>, r&eacute;v&eacute;lant &agrave; son &eacute;poux rest&eacute; &agrave; terre le sens cach&eacute; des po&egrave;mes tragiques qu&rsquo;il &eacute;crivait, au c&oelig;ur m&ecirc;me du bonheur conjugal,&nbsp; &laquo;&nbsp;sous la dict&eacute;e d&rsquo;un langage inconnu&nbsp;&raquo;. <em>La mort ici erre</em>&hellip; Le baiser de mort venait de fleurir sur les l&egrave;vres de l&rsquo;amour, faisant &laquo;&nbsp;franchir les limites du connu&nbsp;&raquo;, disant sans le dire l&rsquo;indicible, d&eacute;chiffrant le destin, d&eacute;couvrant soudain &laquo;&nbsp;les signes d&rsquo;une totalit&eacute; cosmique, dont chaque homme est l&rsquo;inconscient miroir&nbsp;&raquo;. Et la mer devint int&eacute;rieure, devint po&eacute;sie de connaissance.<br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, qui est l&rsquo;autre nom du r&ecirc;ve et du verbe. Le r&ecirc;ve qui est le plus court chemin qui m&egrave;ne d&rsquo;un homme &agrave; un autre. Le verbe qui donne &laquo;&nbsp;&agrave; notre vie son sens, &agrave; notre mort&nbsp; sa raison&nbsp;&raquo;. Le verbe, p&egrave;re de tous les mots, que &laquo;&nbsp;l&rsquo;exercice po&eacute;tique&nbsp;&raquo; doit d&eacute;caper pour leur restituer &laquo;&nbsp;leur &eacute;nergie de d&eacute;finition, de postulation, de cr&eacute;ation&nbsp;&raquo;, car si &laquo;&nbsp;la vie ne se compose pas de mots, nombre de mots composent une vie. La r&eacute;volution peut n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un mot, mais d&rsquo;un mot peut na&icirc;tre la r&eacute;volution&nbsp;&raquo;. Et face &agrave; la mer des mots, des livres et des manuscrits, Max-Pol Fouchet fera face, chaque jour plus humble, chaque jour plus exigeant pour &laquo;&nbsp;honorer le g&eacute;nie de la langue&nbsp;&raquo; et gr&acirc;ce au chemin illumin&eacute; &laquo;&nbsp;par l&rsquo;&eacute;piphanie qui conduit &agrave; notre v&eacute;rit&eacute; dans le monde&nbsp;&raquo;, descendre toujours plus profond en lui-m&ecirc;me et dans l&rsquo;&acirc;me des peuples, &agrave; la recherche de la r&eacute;v&eacute;lation de l&rsquo;homme sous ses visages les plus diff&eacute;rents, passionn&eacute; par sa &laquo;&nbsp;prodigieuse construction de la divinit&eacute;&nbsp;&raquo;, boulevers&eacute; par son effort&nbsp; &laquo;&nbsp;pour cr&eacute;er une image de lui-m&ecirc;me, purifi&eacute;e, agrandie, et qu&rsquo;il appelle Dieu&nbsp;&raquo;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, &laquo;&nbsp;&eacute;tincelante, immobile, &agrave; peine froiss&eacute;e&nbsp;&raquo; qui, en juin 1940, &agrave; Sidi-Ferruch, &agrave; deux pas d&rsquo;Alger, enseigna au jeune homme &laquo;&nbsp;&eacute;c&oelig;ur&eacute; par l&rsquo;indiff&eacute;rence de la majorit&eacute; des Fran&ccedil;ais d&rsquo;Alg&eacute;rie&nbsp;&raquo; devant le drame qui se jouait en m&eacute;tropole, quand &laquo;&nbsp;la voix d&rsquo;un vieux soldat lugubre&nbsp;&raquo; faisait chevroter celle de la France, que &laquo;&nbsp;chaque vague &eacute;tait une lumi&egrave;re&nbsp;&raquo; et que la d&eacute;faite des &laquo;&nbsp;complices des crimes nocturnes&nbsp;&raquo; &eacute;tait in&eacute;luctable. &laquo;&nbsp;La mer submergeait l&rsquo;imposture&nbsp;&raquo;. A l&rsquo;insu du po&egrave;te, l&rsquo;&eacute;ditorial du num&eacute;ro 10 de la revue <em>Fontaine</em> s&rsquo;&eacute;crivait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas vaincus&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le d&eacute;faitisme int&eacute;ress&eacute; de Vichy &eacute;tait d&eacute;nonc&eacute;&nbsp;&raquo;. Comme sortis de l&rsquo;eau, r&eacute;pondant &agrave; l&rsquo;appel de la petite revue, des po&egrave;tes, des &eacute;crivains, des philosophes, vinrent donner corps et &acirc;me &agrave; la r&eacute;sistance des intellectuels.&nbsp; &laquo;&nbsp;La grande mar&eacute;e de l&rsquo;honneur et de l&rsquo;esp&eacute;rance&nbsp;&raquo; se soulevait, faisant resplendir &laquo;&nbsp;la po&eacute;sie &agrave; hauteur de conscience&nbsp;&raquo;.<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au commencement &eacute;tait la mer, qui est l&rsquo;autre visage du ciel. Le ciel qui est l&rsquo;autre&nbsp; visage de la terre, &eacute;levant les yeux et les c&oelig;urs, fertilisant les fleuves de <em>merveilleux nuages</em>, fixant des vertiges au bout des pinceaux tournoyants du peintre, habillant de frissons enchant&eacute;s les l&egrave;vres d&rsquo;Orph&eacute;e&hellip; La mer, le ciel, la terre o&ugrave;, inlassablement, parce qu&rsquo;ils ne font qu&rsquo;Un pour les &laquo;&nbsp;voleurs de feu&nbsp;&raquo;, l&rsquo;esprit souffle sur ces braises sans lesquelles nous ne saurions discerner, l&agrave; o&ugrave; demeurent tous les secrets, le fabuleux voyage de nos continents int&eacute;rieurs, &agrave; la lisi&egrave;re de la parole, vers l&rsquo;unique myst&egrave;re, l&rsquo;homme, centre et mesure de toutes choses.<br /><br /></font></font></font></strong><strong><font size="3"><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Long sera le chemin qui m&egrave;ne jusqu&rsquo;&agrave; <em>H&eacute;rakl&egrave;s</em>, son &oelig;uvre la plus &eacute;pur&eacute;e, et jusqu&rsquo;&agrave; la tombe de V&eacute;zelay, o&ugrave;, parce que depuis son adolescence Max-Pol Fouchet avait appris &agrave; vivre <em>en bonne intelligence</em> avec la mort, &laquo; le silence et la solitude &raquo; l&rsquo;entretiennent de l&rsquo;&eacute;ternelle &laquo; jeunesse de la neige &raquo;. Les yeux pleins de r&ecirc;ves et le c&oelig;ur d&eacute;bordant de&nbsp; l&rsquo;amour des autres,&nbsp; le po&egrave;te demeure &laquo;&nbsp;comme un gabier, dans sa hune&nbsp;&raquo; face aux &laquo;&nbsp;grandes vagues fig&eacute;es&nbsp;&raquo; d&rsquo;un superbe paysage. Quiconque se recueille sur sa tombe sait qu&rsquo;il se tient &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, serrant enfin dans ses bras celle qu&rsquo;il avait &laquo;&nbsp;trop d&eacute;sir&eacute;e pour savoir&nbsp;&raquo; la &laquo;&nbsp;nommer&nbsp;&raquo;, souriant comme l&rsquo;Ange de Reims, &agrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;immense cirque de collines, de for&ecirc;ts et de rivi&egrave;res&nbsp;&raquo; qui, depuis le cimeti&egrave;re, &agrave;&nbsp;l&rsquo;ombre de la basilique d&rsquo;o&ugrave; s&rsquo;&eacute;lan&ccedil;a la deuxi&egrave;me croisade,&nbsp; convie &agrave; l&rsquo;exigence et&nbsp; &laquo;&nbsp;oblige &agrave; aller &agrave; l&rsquo;essentiel&nbsp;&raquo;.&nbsp;</font></font></font></strong></p><p><font face="times new roman,times,serif" color="#0000ff" size="2"><strong><br />(1) Sur Paul-Hubert Fouchet, voir la note 3 de la page 175 de <em>Max-Pol Fouchet ou le Passeur de r&ecirc;ves</em>, Le Castor Astral, 2000. <br /></strong></font><font face="times new roman,times,serif" color="#0000ff" size="2"><strong>2) Max-Pol Fouchet a confi&eacute; &agrave; Ladislas Kijno qu&rsquo;en arrivant pour la premi&egrave;re fois par bateau &agrave; Alger, en 1923, le paysage c&ocirc;tier, qui se d&eacute;couvrait &agrave; l&rsquo;enfant qu&rsquo;il &eacute;tait alors, le fit songer aux falaises d&rsquo; Etretat.<br /></strong></font><strong><font face="times new roman,times,serif"><font color="#0000ff" size="2">(3) Ladislas Kijno.</font></font></strong></p>

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