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Né en Avignon en 1934. Fils de transporteur routier ( détail qui a son importance : les livres d'Yves Berger sont pleins de l'amour du voyage). Etudes secondaires au lycée Frédéric Mistral d'Avignon; supérieures à Montpellier puis à Paris. Après avoir enseigné aux lycées Pasteur de Neuilly et Lakanal à Sceaux, entre, en 1960, aux Editions Bernard Grasset, dont il est aujourd'hui le directeur littéraire.
Depuis son enfance, Yves Berger est fasciné par les minorités nord-américaines. On lui doit la révélation, en France, de la Québécoise Marie-Claire Blais et de l'Acadienne Antonine Maillet, qu'il a préfacées. Comme il a préfacé Enterre mon cœur à Wounded Knee, de Dee Brown (le livre qui a éveillé les Français aux Indiens), Peau-Rouge, du Sioux Vine Deloria, le Voyage en terre indienne de T.C. McLuhan et, en 1993, La Maison de l'Aube de l'Indien Kiowa Scott Momaday. Rêve et travail se confondent dans une même quête passionnée de l'Indien, de l'indianité et des "Indes". Au fameux "Questionnaires de Marcel Proust" et à cette précise demande "Quels sont vos héros préférés?", il a répondu : Christophe Colomb, Sacajawea ("la femme-oiseau" des Soshones), Tecumseh (patriote Shawnee), Chief-Joseph (le stratège génial des Nez-Percés), Scarlett O'Hara, le général sudiste Lee et Gutenberg. Les Indiens, le Sud de tous les mythes et l'écriture en quelque sorte confondus.
Travaille à une célébration des Plaines (Dakota du Nord, Dakota du Sud, Nebraska, Kansas et Oklahoma : le pays du bison noir, hier), destinée à constituer une trilogie (avec La Pierre et le Saguaro et l'Attrapeur d'Ombres), à un essai sur la genèse du rêve américain et à son huitième roman, Santa-Fé.
Membre du jury international du prix de poésie Max-Pol Fouchet depuis sa création en 1982, membre du Conseil Supérieur de la Langue française depuis 1994, vient d'être nommé, sur recommandation du Ministre de la Culture au Premier Ministre, Président de l'Observatoire National de langue française.
Bibliographie
Né en Avignon en 1934. Fils de transporteur routier ( détail qui a son importance : les livres d'Yves Berger sont pleins de l'amour du voyage). Etudes secondaires au lycée Frédéric Mistral d'Avignon; supérieures à Montpellier puis à Paris. Après avoir enseigné aux lycées Pasteur de Neuilly et Lakanal à Sceaux, entre, en 1960, aux Editions Bernard Grasset, dont il est aujourd'hui le directeur littéraire.
Depuis son enfance, Yves Berger est fasciné par les minorités nord-américaines. On lui doit la révélation, en France, de la Québécoise Marie-Claire Blais et de l'Acadienne Antonine Maillet, qu'il a préfacées. Comme il a préfacé Enterre mon cœur à Wounded Knee, de Dee Brown (le livre qui a éveillé les Français aux Indiens), Peau-Rouge, du Sioux Vine Deloria, le Voyage en terre indienne de T.C. McLuhan et, en 1993, La Maison de l'Aube de l'Indien Kiowa Scott Momaday. Rêve et travail se confondent dans une même quête passionnée de l'Indien, de l'indianité et des "Indes". Au fameux "Questionnaires de Marcel Proust" et à cette précise demande "Quels sont vos héros préférés?", il a répondu : Christophe Colomb, Sacajawea ("la femme-oiseau" des Soshones), Tecumseh (patriote Shawnee), Chief-Joseph (le stratège génial des Nez-Percés), Scarlett O'Hara, le général sudiste Lee et Gutenberg. Les Indiens, le Sud de tous les mythes et l'écriture en quelque sorte confondus.
Travaille à une célébration des Plaines (Dakota du Nord, Dakota du Sud, Nebraska, Kansas et Oklahoma : le pays du bison noir, hier), destinée à constituer une trilogie (avec La Pierre et le Saguaro et l'Attrapeur d'Ombres), à un essai sur la genèse du rêve américain et à son huitième roman, Santa-Fé.
Membre du jury international du prix de poésie Max-Pol Fouchet depuis sa création en 1982, membre du Conseil Supérieur de la Langue française depuis 1994, vient d'être nommé, sur recommandation du Ministre de la Culture au Premier Ministre, Président de l'Observatoire National de langue française.
"Quel écrivain est Berger? Un inventeur de fables, un obsessionnel, un grammairien, un isolé. Isolé parce qu'il est à peu près seul de son espèce (seul Tournier pourrait être considéré comme un lointain cousin). La première fois qu'il est allé à New York, Berger a oublié de lever les yeux, de sorte qu'il n'a pas vu la Ville des Villes. Je crois que la réalité, souvent, le dérange, qui le distrait de ses rêves. Berger n'est pas le produit d'une forcerie intellectuelle (Normale, Ena), ni d'un laboratoire de terrorisme intellectuel, ni d'une officine idéologique - il est le fruit d'une longue autofabrication. Autodidacte? Non, car il a eu des maîtres et les vénère, mais il a mis seul au point la formule selon laquelle les influences, en lui, se sont combinées. Il avait inventé et s'était offert l'Amérique indienne avant que de s'y rendre. Il a, après coup, travaillé moins à faire coïncider l'Amérique vécue et l'Amérique rêvée qu'à compléter, à magnifier, à fertiliser l'invention à partir de données réelles. Il a de la même façon composé son style à sa seule convenance : la préoccupation langagière de Jean Paulhan, sa ponctuation vétilleuse, sa phrase parfois acrobatique ont été amalgamées au fond musical que fournissait à Berger son accent provençal. Lisez à haute voix cette prose singulière, lisez-la avec l'accent : vous en découvrirez aussitôt un des secrets - celui de son rythme - comme on en découvre un, sur l'art d'Albert Cohen, en lisant avec l'accent- belge les dialogues d'Adrien Dheume et de sa mère au début de Belle du Seigneur."
François Nourissier (Le Point)
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